La période d’avis de modifications pour les baux en cours se terminait le 15 janvier dernier pour les propriétaires qui désiraient ajouter une clause concernant la consommation du cannabis.

Cannabis: 86% des propriétaires agiront

Avant même la légalisation du cannabis, 51 % des propriétaires québécois possédaient des baux interdisant aux locataires de fumer la cigarette. Ces propriétaires n’avaient donc pas à envoyer d’avis pour ajouter une clause spéciale pour le cannabis. De plus, 86 % des propriétaires sondés par la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) prévoyaient interdire à leurs locataires de consommer du cannabis chez eux.

La période d’avis de modifications pour les baux en cours se terminait le 15 janvier dernier pour les propriétaires qui désiraient ajouter une clause concernant la consommation du cannabis. La CORPIQ a toutefois tenu à rappeler que les propriétaires qui interdisaient déjà de fumer la cigarette n’avaient pas à envoyer d’avis.

« 52 % des propriétaires n’ont déjà plus aucun bail permettant de fumer. Ils n’avaient donc pas besoin d’envoyer d’avis et il est normal que les locataires n’aient rien reçu. Si ces locataires n’ont rien reçu, ça ne veut pas dire qu’ils ont droit de consommer du cannabis », a précisé Hans Brouillette, de la CORPIQ.

Dans un sondage réalisé auprès des membres l’été dernier, les propriétaires ayant des baux permettant de fumer la cigarette prévoyaient envoyer un avis interdisant toutefois la consommation de cannabis.