Les Camerises du lac, le plus gros producteur de camerises au Québec, fusionnent avec Camerise Mistouk.
Les Camerises du lac, le plus gros producteur de camerises au Québec, fusionnent avec Camerise Mistouk.

Camerises Mistouk et Les Camerises du lac fusionnent

Les Camerises du lac, le plus gros producteur de camerises au Québec, fusionnent avec Camerises Mistouk, un des plus gros transformateurs de camerises, pour créer davantage de valeur avec le petit fruit émergent. Le nom et l’image de marque de la nouvelle entreprise seront dévoilés à l’automne.

Depuis 2013, Les Camerises du lac ont mis en terre 76 000 plants de camerises, devenant le plus gros producteur de camerises au Québec. À l’époque, le prix de la camerise s’élevait à près de 5 dollars la livre. Avec la croissance des volumes, les prix ont chuté dramatiquement pour atteindre 0,90$ la livre l’an dernier. « Et on n’a pas encore reçu le deuxième versement de 0,50$ pour la récolte de l’an dernier », souligne Myriam Savard, copropriétaire de l’entreprise, exaspérée.

«On ne se le cachera pas, le marché de la camerise n’est pas celui qu’on nous avait promis, dit-elle. Par exemple, on nous avait dit que les marchés d’exportation étaient déjà ouverts, mais ce n’est pas vrai.»

En ce moment, l’entreprise n’est pas rentable et les deux propriétaires doivent occuper des emplois à plein temps pour rembourser les investissements initiaux de plus de 750 000 dollars.

Myriam Savard sera la directrice générale de la nouvelle entreprise, tandis que Luc Lamontagne sera le directeur de production et des ventes.
Avant la fusion, Dominique Tremblay, propriétaire de Camerises Mistouk, avait des problèmes d’approvisionnement en camerises.

Dominique Tremblay, propriétaire de Camerises Mistouk, a pour sa part réussi à créer une entreprise de transformation de la camerise, offrant plus de 40 produits, dont des confitures, des confits, des sirops, des vinaigrettes, des sauces piquantes et autre, qui sont distribués dans plus de 250 points de vente au Québec. Avec seulement 300 plants de camerises, l’entrepreneur devait toutefois acheter la vaste majorité des fruits qu’il transforme.

En unissant leur force, les deux entreprises souhaitent donc faire une intégration verticale, en créant de la valeur en transformant leurs propres camerises. «On a une belle occasion pour développer de nouveaux produits pour attaquer le marché québécois», remarque Myriam Simard.

«On veut passer de la transformation artisanale, vers une transformation plus industrielle, pour produire de plus gros volumes tout en offrant de meilleurs prix, pour distribuer nos produits dans les réseaux des grandes surfaces», ajoute pour sa part Dominique Tremblay, qui souhaite que la camerise devienne un produit de tous les jours.

C’est à l’automne que les deux entreprises dévoileront le nom de la nouvelle entité, ainsi que le plan d’investissement au cours des prochaines années. Myriam Savard sera la directrice générale de l’entreprise, Luc Lamontagne sera directeur de production et des ventes et Dominique Tremblay deviendra le directeur du développement des affaires et de l’innovation.

Dans un premier temps, la nouvelle entreprise souhaite se concentrer sur le marché québécois, avant de s’attaquer à l’Ontario. « On a encore beaucoup de travail pour faire découvrir la camerise », remarque Myriam Simard.

Dominique Tremblay teste aussi le vin de camerise, et éventuellement, il rêve aussi à l’idée de le commercialiser, lorsqu’il sera assez bon, dit-il.