Deux des cofondateurs de PhytoChemia, Hubert Marceau et Alexis St-Gelais, dans leurs nouveaux locaux du boulevard Saguenay Ouest.

PhytoChemia: une expertise recherchée aux quatre coins du globe

Plutôt que de s’installer dans un centre urbain pour se rapprocher de ses clients internationaux, la PME régionale PhytoChemia a choisi de profiter des moyens de communication modernes pour s’implanter ici, à Saguenay, tout en offrant ses services spécialisés dans la standardisation et le contrôle de la qualité chimique de produits à base de végétaux aux quatre coins du monde.

L’entreprise, qui emploie 12 personnes et qui a un chiffre d’affaires d’environ 1 M$ par année, est présentement en pleine expansion.

Auparavant situés à Jonquière, les laboratoires de PhytoChemia ont d’ailleurs été déménagés sur le boulevard Saguenay Ouest de Chicoutimi afin de faire de la place aux quatre employés supplémentaires engagés au début de l’année 2018.

En région pour y rester

Fondé en 2013 par Hubert Marceau, Alexis St-Gelais et Laurie Caron, PhytoChemia a présentement des clients dans une vingtaine de pays et ne voit aucun inconvénient à être situé dans une région périphérique comme le Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Deux des co-fondateurs de Phytochemia, Hubert Marceau et Alexis St-Gelais, dans leurs nouveaux locaux du boulevard Saguenay Ouest.

«On œuvre dans plusieurs pays et on se concentre à faire de la représentation pour développer notre marché. Tout ce qui est communication avec nos clients se fait par Internet et on reçoit tous les échantillons à analyser par la poste. On a une excellente réputation à l’étranger, et être en région, ça ne nous cause vraiment pas de problème pour communiquer avec nos clients», assure le directeur du développement de l’entreprise, Hubert Marceau.

Ce dernier ne cache pas que le support financier de plusieurs acteurs régionaux est un élément clé qui permet à la PME de demeurer à Saguenay.

«Nous, on veut continuer de croître dans la région. On a l’avantage d’avoir l’aide des instances régionales. On est issus de la région et c’est ce qui nous encourage», rappelle M. Marceau.

L'effet de la légalisation

PhytoChemia possédait depuis quelques années déjà un permis de Santé Canada qui lui permettait d’analyser la qualité et les composantes du cannabis médicinal, bien avant la légalisation entrée en vigueur le 17 octobre dernier.

Pour la petite entreprise régionale, ce changement à la législation canadienne pourrait signifier une belle occasion d’étendre son marché ici même, au Canada. «Maintenant, monsieur et madame Tout-le-monde peuvent nous envoyer du matériel à analyser. Même si la culture du cannabis à domicile n’est pas légale au Québec, ailleurs au Canada, ce l’est et ça nous ouvre un bon marché auprès des consommateurs. Pour tester une odeur, par exemple, on est les meilleurs, on est reconnus pour ça. On a des clients de l’Alberta et de la Colombie-Britannique qui viennent nous voir pour faire analyser leur cannabis même s’il y a des laboratoires là-bas», mentionne Hubert Marceau, qui se dit convaincu que la demande pour les services de son entreprise sont appelés à augmenter à court terme.