Les partenaires Martin Vallée, François Bouchard et Richard Gervais posent en compagnie de Tommy Tremblay, affecté à la production chez Formothane Saguenay.

Formothane: progresser pour prospérer

Pour faire face aux différents enjeux du secteur industriel, certaines entreprises décident de restructurer leurs activités en choisissant de rationaliser leurs effectifs. Mais pour Formothane, la stratégie a plutôt été de poursuivre la progression en démarrant une nouvelle usine à Saguenay, après celle de Sept-Îles. Un an plus tard, la décision porte ses fruits.

«C’était une très bonne idée», admet sans détour le président de Formothane, Richard Gervais. Lui et son associé Martin Vallée sont à la tête du groupe CIV-Barsatech, qui compte une douzaine d’entreprises industrielles et commerciales, situées dans différentes villes du Québec. L’histoire a pris son envol il y a 28 ans, à La Baie, et continue de s’écrire aujourd’hui.

Formothane se spécialise dans la conception, la création, la transformation et le développement de produits de plastique de tout genre. Les possibilités sont grandes pour l’entreprise qui a récemment commercialisé un nouveau système de bandes de hockey amovibles, mis au point afin de séparer les patinoires en deux pour les jeunes de catégorie MAGH et novice.

Les associations de hockey mineur de Sept-Îles et de Saguenay ont fait l’acquisition des bandes amovibles. Des représentations ont été faites auprès de Hockey Québec afin de promouvoir cette idée.

«Le marché est très vaste et la gamme est grande», ajoute M. Gervais, citant en exemple différents composés de nylon, les revêtements destinés aux abris de jardin (gazebos), des boîtes ou des composantes industrielles, entre autres. L’entreprise fabrique également des pièces en uréthane et soude le polymère. Elle est notamment dotée d’une machine à découper au jet d’eau de 60 000 livres, en mesure de réaliser des projets de précision.

Même si la division de Formothane de Sept-Îles fonctionne bien, la décision de passer à l’ouest a été prise afin de prendre possession d’un marché dénué de concurrence.

«Il était impossible de couvrir tout le marché à partir de la Côte-Nord, explique d’abord Richard Gervais. On n’avait personne pour couvrir le vaste marché du Saguenay–Lac-Saint-Jean. On a appris à le connaître et c’était une belle opportunité. Normalement, ce n’est pas notre façon de faire. On a plutôt tendance à faire des acquisitions plutôt que de commencer à neuf à un nouvel endroit. C’était finalement une très bonne idée.»

Formathane dessert davantage le secteur industriel que commercial. Son expertise peut toutefois profiter à toute la clientèle en général, précise Richard Gervais. L’entreprise compte comme clients plusieurs usines et scieries, dont Rio Tinto, Produits forestiers Résolu, Niobec et ArcelorMittal.

Un an après l’ouverture de Formothane Saguenay, quatre employés, dont un représentant, assurent les opérations. Le défi de recruter une main-d’oeuvre qualifiée demeure bien présent, comme c’est le cas dans plusieurs champs d’activités. Les machinistes, les menuisiers et les mécaniciens industriels sont particulièrement une denrée rare.

«Toute entreprise régionale a des défis et ceux-ci sont nombreux, fait remarquer Richard Gervais. Malgré tout, on continue à progresser et les choses vont bien. On a aussi commencé à préparer notre relève et l’avenir est encourageant.»

UNE AIDE DE 77 000 $ L'AN DERNIER

Formothane Saguenay a bénéficié d’une aide financière de 77 000 $ en mai 2018, issue du Programme de développement économique du Québec. Le prêt remboursable du gouvernement fédéral permettait de faciliter le démarrage du projet de 355 000 $.

L’enveloppe budgétaire, annoncée l’an dernier par la ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier, touchait cinq projets au Saguenay–Lac-Saint-Jean. L’objectif était de permettre d’améliorer la croissance des entreprises concernées.

En plus de Formothane Saguenay, PCP Aluminium, La Voie Maltée (Microbrasserie du Saguenay), Dodec et Noriske s’étaient partagé un montant total de 2,6 millions $.