À part les médecins, le CIUSSS a besoin de recruter un millier d’employés par année, que ce soit des préposés aux bénéficiaires, des infirmières praticiennes spécialisées, des psychologues et beaucoup d’autres professions encore.

CIUSSS: 1000 employés recherchés chaque année

En excluant les médecins, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean doit recruter un millier d’employés par année, ce qui le pousse à multiplier les activités pour attirer du personnel.

Chez les organisations publiques, le recrutement de la main-d’oeuvre est aussi un enjeu. La situation est toutefois moins dramatique pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean que pour les grands centres de Québec et de Montréal ou les régions encore plus éloignées comme la Côte-Nord, indique la chef de service du CIUSSS Sarah Pednault, responsable des activités de rétention, d’attraction et de dotation.

« Pour les trois prochaines années, on estime avoir besoin de près de 3000 personnes et il faut se préparer en conséquence », note-t-elle. Le CIUSSS prend en compte dans ses calculs les changements récents au régime de retraite, dans le contexte où 15 % de ses effectifs sont âgés de 55 ans et plus.

Parmi les professions particulièrement recherchées, où des postes sont souvent vacants, on compte les infirmières praticiennes spécialisées, les psychologues, les pharmaciens et les orthophonistes. Ce sont des métiers qui exigent des études avancées et où la pratique privée est assez intéressante, remarque Mme Pedneault.

Les nutritionnistes, les ergothérapeutes et les technologues en radiodiagnostic sont d’autres exemples où les besoins en remplacement sont importants, mais où il n’y a pas nécessairement de postes à temps plein à offrir.

Pour se démarquer, le CIUSSS a organisé il y a quelques mois une activité Place aux jeunes, avec une quinzaine de personnes de moins de 35 ans du milieu de la santé de l’extérieur de la région, pour leur faire découvrir le Saguenay-Lac-Saint-Jean. « Tout le monde en est parti enchanté. Pour nous, c’est un succès et on voudrait le refaire », assure Sarah Pednault.

Un certain travail de « marketing » est donc nécessaire dans le processus d’embauche. « On vante beaucoup la région », confirme la responsable du recrutement. Le coût de la vie moins élevé, la proximité de la nature et l’absence relative de trafic sont des points souvent invoqués.

Le CIUSSS mise aussi sur l’offre de stages, avec l’équivalent de 28 000 jours par année. « On collabore beaucoup avec les carrefours jeunesse-emploi, les tables de migration et différents organismes », précise Sarah Pedneault, qui ne compte plus le nombre de salons de l’emploi auxquels elle a participé à l’extérieur de la région, particulièrement dans les établissements d’enseignement.

Le fait qu’un programme d’études soit accessible dans la région ou non a grandement un impact. « Depuis qu’on a des finissants en physiothérapie à l’UQAC, ça va vraiment mieux. On a connu des années difficiles », ajoute Sarah Pedneault.