Le centre CGI de Saguenay compte près de 650 employés.

CGI: des besoins comblés à l’étranger

Fournisseur de services en technologies de l’information, CGI recrute chaque année jusqu’à une vingtaine d’employés à l’étranger pour son bureau de Saguenay. Ils sont attirés par la qualité de vie en région, mais aussi par la perspective d’une carrière stimulante.

« C’est certain que notre priorité, c’est de recruter de la main-d’oeuvre dans la région. Nous sommes ouverts à aller à l’international quand on recherche des experts pour des domaines techniques précis », explique la vice-présidente Guylaine Tremblay, responsable des opérations à Saguenay. Près de 650 personnes travaillent pour la section régionale de la multinationale, qui dessert des clients dans l’Ouest canadien, en Ontario, en Europe et aux États-Unis.

Pour chaque poste, l’affichage se fait de façon régulière, indique la responsable des ressources humaines et du recrutement Karine Villeneuve. Quand des candidats à l’étranger se montrent intéressés, ils doivent réussir un test de langues et un test technique, en plus de se faire valoir en entrevue par Skype, par exemple.

S’ils sont embauchés, une équipe spécialisée de CGI à Montréal travaille pour faciliter le processus d’immigration.

Chez CGI, le recrutement se fait d’abord sur le plan local, mais pour des besoins plus spécifiques, des candidats sont recrutés à l’étranger.

« Pendant les entrevues, on explique aux candidats à quoi ils doivent s’attendre dans la région, par exemple qu’ils ont besoin d’une voiture. Souvent, ils ont fait leurs devoirs et ils ont une idée du Saguenay. Ce sont des gens qui aiment la nature et qui recherchent de la sécurité. Ils veulent une qualité de vie, mais ils sont aussi intéressés de travailler avec de grands clients. CGI est capable d’offrir une carrière intéressante, qui peut les faire grandir. Et c’est plus facile acheter une maison à Chicoutimi qu’à Toronto ou New York ! », soutiennent Guylaine Tremblay et Karine Villeneuve.

Parmi les employés, on compte des origines de 26 pays différents. France, Brésil, Panama, Maroc, Roumanie, Ukraine et Moldavie en sont des exemples.

Guylaine Tremblay est vice-présidente chez CGI et responsables des opérations à Saguenay.

« Peu importe son nom ou sa nationalité, si la personne a les compétences, ce n’est pas une barrière. Ce qu’on veut, c’est bien mener nos projets », affirme Mme Tremblay.

CGI s’efforce de bien intégrer les nouveaux arrivants. Des activités de réseautage ont lieu chaque trimestre et ils ont leur propre groupe Facebook pour échanger et s’entraider. L’organisation est fière de son taux de succès pour garder ses recrues au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« La région a beaucoup à vendre », croit Guylaine Tremblay.

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LA MAIN D'OEUVRE: UN DÉFI DE TAILLE

Même si CGI réussit à compléter son recrutement à l’étranger, la recherche de main-d’oeuvre reste un défi.

«Toutes les entreprises doivent investir en technologies de l’information pour rester compétitives. Notre domaine est en croissance. Nous avons des besoins grandissants. Même si on réussit à les combler, c’est toujours un défi. Mais on n’a jamais dit non à un contrat!», assure la vice-présidente Guylaine Tremblay.

Le processus de recrutement à l’international, compte tenu des permis de travail à obtenir, peut prendre environ de six à huit mois. CGI a dû apprendre à gérer les embauches davantage à long terme.

L’organisation, qui a développé une certaine approche pour l’intégration des nouveaux employés, parle de son expérience à la Ville de Saguenay, qui veut améliorer ses services d’accueil. «Plusieurs viennent avec leur famille. C’est un apport économique aussi pour la région», souligne Mme Tremblay.

L’entreprise accompagne les employés pour l’apprentissage du français ou son perfectionnement, même si la plupart connaissent déjà la langue. Elle les aide quand ils sont encore dans leur pays, par exemple pour trouver un appartement, et bien sûr à leur arrivée.

Le centre CGI de Saguenay a été créé en 1984.