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Affaires

Un changement nécessaire et bénéfique pour la Couquerie

Au cours de la dernière année, la Couquerie restaurant de Chicoutimi est devenue la Couquerie Marché local. En raison d’une baisse du chiffre d’affaires? En raison de la fatigue des propriétaires? En raison de la fameuse pénurie de main-d’œuvre? Non, rien de tout ça. Simplement parce que la volonté de mettre de l’avant les produits locaux et les artisans a pris le dessus.

Il y a bientôt un an, les copropriétaires de la Couquerie, Nadine Fortin et Jean-Denis Boivin, qui forment également un couple, ont décidé d’effectuer un virage axé sur un service plus personnalisé. Fort d’une expérience d’une quinzaine d’années dans le monde de la restauration, Jean-Denis sentait qu’il était prêt pour ce nouveau départ.

Affaires

Riverbend: d’un pub à une usine

L’équipe de la Microbrasserie Riverbend a fait face à son premier défi bien avant de mettre en canette sa première bière en 2015. Aujourd’hui, avec le recul, ce premier changement de plan a permis d’éviter bien des casse-têtes.

« Dès le début, le premier projet, c’était d’avoir un Broue Pub. On s’était lancé dans le projet avec plein de gens très enthousiastes d’embarquer avec nous », témoigne l’un des fondateurs de la Microbrasserie Riverbend, Sébastien Morasse.

Affaires

Formothane: progresser pour prospérer

Pour faire face aux différents enjeux du secteur industriel, certaines entreprises décident de restructurer leurs activités en choisissant de rationaliser leurs effectifs. Mais pour Formothane, la stratégie a plutôt été de poursuivre la progression en démarrant une nouvelle usine à Saguenay, après celle de Sept-Îles. Un an plus tard, la décision porte ses fruits.

«C’était une très bonne idée», admet sans détour le président de Formothane, Richard Gervais. Lui et son associé Martin Vallée sont à la tête du groupe CIV-Barsatech, qui compte une douzaine d’entreprises industrielles et commerciales, situées dans différentes villes du Québec. L’histoire a pris son envol il y a 28 ans, à La Baie, et continue de s’écrire aujourd’hui.

Cahier Affaires

Mieux accompagner les entrepreneurs débutants

Encourager les entrepreneurs aux idées innovatrices, cela semble aller de soi. Mais comment les aider concrètement, si leurs projets sortent des cadres établis?

C’est la question que se pose le copropriétaire et président du pub ludique Le Versus, Jérôme Bergeron. L’occasion était belle de le questionner pour ce cahier, alors que son établissement de la rue Racine à Chicoutimi fête justement sa première année d’ouverture. Une année qui a été pleine de péripéties qui ont fait réfléchir l’entrepreneur sur son projet. Même s’il reçoit une foule de conseils de gens d’affaires, il plaide pour une démarche plus concertée entre les intervenants du milieu afin d’accompagner les débutants.

Cahier Affaires

Trois idées des députés

Les trois députés fédéraux ainsi que les cinq députés provinciaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean ont été invités par Le Progrès, à l’occasion de la publication du cahier Affaires, à partager leurs trois meilleures idées pour l’avenir économique de la région. Voici les réponses obtenues de quatre d’entre eux.

RICHARD HÉBERT

Député de Lac-Saint-Jean

Parti libéral du Canada

Accès à Internet

« Ma circonscription compte plusieurs portions de territoire qui ne disposent pas encore d’une connectivité Internet et cellulaire fiable et performante. L’accessibilité à Internet et à la téléphonie cellulaire constitue désormais un enjeu économique et social de premier plan. Le problème de pénurie de main-d’œuvre est majeur pour la croissance de plusieurs entreprises.

Marché du travail

Je préconise trois mesures bien précises : simplifier les processus administratifs pour faire venir de la main-d’œuvre étrangère, établir des incitatifs fiscaux pour les retraités qui veulent réintégrer le marché du travail et investir dans la formation et le développement des compétences des personnes sous-scolarisées afin qu’elles puissent occuper des emplois qui sont en forte demande sur le marché du travail.

Aînés

Pour que les aînés puissent vieillir dans la dignité, il leur faut disposer de revenus décents et d’un cadre de vie qui favorise leur autonomie et assure leur sécurité. En conséquence, des mesures concrètes visant l’amélioration des conditions de vie des aînés (meilleurs revenus et des logements adaptés). »

Cahier Affaires

Allez, voyons grand!

La région est-elle encore grande ? Que reste-t-il de l’esprit des grands fondateurs ? De ceux qui ont créé le Zoo sauvage de Saint-Félicien, l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), la coopérative Nutrinor, des entreprises telles Cegerco, Béton préfabriqué du Lac (BPDL), Devinci et aussi des religieux qui ont fondé les hôpitaux et les syndicats ?

ÉDITORIAL / Ceci n’est pas un exercice de nostalgie, mais un questionnement-réalité sur l’état des choses au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Comment ne pas regarder l’avenir économique – c’est bien de ça qu’il s’agit dans ce cahier – sans s’interroger sur nous-mêmes ?

Cahier Affaires

Devenir « la plus accueillante au Québec »

La région du Saguenay–Lac-Saint-Jean doit crier sur tous les toits qu’elle est « la plus accueillante au Québec » et « se doter d’un plan qui facilite la venue de la main-d’oeuvre extérieure, incluant les immigrants ».

Les copropriétaires de Gagnon Frères, Frédéric Gagnon et Virginie Théberge, n’ont pas pris à la légère l’invitation lancée dans le cadre de ce cahier spécial. Ils ont pris le temps de réfléchir sérieusement à l’avenir de la région et sont revenus avec un message concis et percutant, lequel s’adresse autant à la communauté d’affaires qu’aux élus de tous les paliers.

Cahier Affaires

L’économie du futur sera sociale

Le domaine agroalimentaire et l’économie sociale seront indissociables d’un avenir prometteur pour la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean selon le président d’ESSOR 02, Raymond Rouleau.

Connu notamment pour son expertise en développement régional, M. Rouleau est d’avis que l’abolition des structures de représentation régionale par le dernier gouvernement libéral a eu d’importantes répercussions sur les régions. Il s’agit, pour lui, littéralement d’une catastrophe. Il rappelle que la régionalisation du Québec faite dans les années 60-70 a permis de propulser la province. Contrairement à aujourd’hui, le pouvoir décisionnel était, à l’époque, régionalisé.

Cahier Affaires

Se sortir d’un modèle destructeur

Selon le biologiste et professeur titulaire de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) Claude Villeneuve, le Saguenay–Lac-Saint-Jean est plongé dans un modèle économique destructeur, et il est grand temps que la région reprenne les rênes de sa destinée. « L’avenir n’est pas une répétition du passé », scande-t-il.

À l’occasion d’une entrevue pour réfléchir à l’avenir économique et écologique de la région, le directeur de la Chaire de recherche et d’intervention en éco-conseil a tenu des propos tranchants, lançant en quelque sorte un signal d’alarme. Mais cet avertissement se veut aussi un appel à la mobilisation. « Notre modèle manque d’imagination. Quand tu tolères de te faire traiter de région ressource, un concept mortifiant, tu vis du sous-développement durable. Si la région voit son territoire comme un réservoir à vider, au service des autres, ça va aller mal, et rapidement. Il faut plutôt se développer comme on souhaite le faire, avec une vision commune et un respect de notre environnement », lance M. Villeneuve.

Cahier Affaires

S’inspirer des animaux et végétaux pour innover

Pourquoi ne pas s’inspirer des stratégies de survie d’espèces animales et végétales pour innover? C’est ce que propose le Hub du Saguenay-Lac-Saint-Jean afin de stimuler la créativité au sein des organisations et ainsi faire naître des idées innovatrices qui permettront de propulser l’économie régionale.

L’idée peut sembler. Mais pas pour les intervenants qui évoluent autour du Hub du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Pour arriver à innover, le processus de création doit lui-même faire preuve d’imagination, sont-ils convaincus.

Cahier Affaires

Revoir l’image des villages pour attiser l’économie

Les villages du Saguenay–Lac-Saint-Jean ont beau faire face à leurs propres défis économiques, cela ne les empêche pas de chercher de nouvelles façons de revoir en profondeur la manière d’attirer chez eux la relève de demain. À Petit-Saguenay, par exemple, le maire Philôme La France compte miser sur le développement durable et une nouvelle image de marque pour convaincre les jeunes de choisir la qualité de vie au détriment de la vie en ville.

« Il y a beaucoup d’opportunités sur le territoire. Le Saguenay, autant que le Bas-Saguenay, c’est un territoire peu peuplé, avec beaucoup de ressources naturelles, des paysages extraordinaires et un secteur touristique en plein essor. Du potentiel, il y en a énormément », confie d’abord Philôme La France, tout en étant conscient que comme à plusieurs endroits dans la région, le domaine de la foresterie, traditionnellement garant d’emplois, est en déclin.

Cahier Affaires

Saguenay, un attrait pour les étudiants internationaux

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean reçoit depuis quelques années déjà un nombre toujours grandissant d’étudiants étrangers attirés autant par la qualité de nos établissements que par les beautés de nos paysages. Pour le directeur général du Cégep de Jonquière, Raynald Thibault, il est impératif de miser sur l’apport économique de ces citoyens temporaires qui se transforment parfois en Saguenéens ou Jeannois d’adoption pour de bon.

«On accueille de plus en plus d’étudiants d’autres pays, comme la France, le Mexique, l’île de la Réunion, pour ne nommer que ceux-là. Je ne peux pas croire que si des étudiants étrangers trouvent qu’on est intéressant comme région, est-ce qu’on peut nous aussi penser qu’on est intéressant?», se demande d’entrée de jeu celui qui dirige le Cégep de Jonquière depuis maintenant trois ans.

Cahier Affaires

Stimuler l’innovation par le réseautage

Le Centre d’entrepreneuriat et d’essaimage de l’Université du Québec à Chicoutimi (CEE-UQAC) souhaite stimuler l’innovation des acteurs en favorisant le réseautage lors de la nouvelle mouture de son événement informatique, qui devient maintenant l’Expo Techno.

L’événement aura lieu le mercredi 27 mars au Montagnais et doit rassembler quelque 150 entrepreneurs, professeurs et étudiants de la région. L’Expo Techno est également ouverte au public cette année.

Cahier Affaires

« Sky is the limit » pour Robert Hakim

Selon le producteur bien connu d’événements comme le Festival international des Rythmes du monde (FIRM) ou le Festival des bières du monde, Robert Hakim, il n’y a pas d’artiste trop gros pour venir fouler les planches ici, à Saguenay.

Il ne manque pas grand-chose pour que la ville s’inscrive dans le circuit des grands concerts internationaux qui ont lieu au Québec. Sans entrer en compétition avec les grandes villes que sont Québec et Montréal, Saguenay pourrait devenir une destination supplémentaire pour les artistes qui se produisent devant des dizaines de milliers de spectateurs.

Cahier Affaires

Prendre la place que la région mérite

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean a tous les atouts pour faire sa place parmi les grands acteurs économiques et pour Marie-Ève Larouche, le temps est venu de mettre son pied à terre.

Celle qui occupe le poste de responsable des communications et du développement des affaires pour la firme de génie-conseil Génitique, aussi impliquée dans les secteurs de l’énergie industrielle, est catégorique. Il est faux de croire que la région n’a d’autre choix que de se contenter de jouer les seconds violons.

Cahier Affaires

«Tout passe par la passion»

Directrice des ressources humaines chez Dynamic concept, Vanessa Poulin remarque que le partage de valeurs est le meilleur gage de succès pour une entreprise, devenant du même coup un élément clé dans l’attraction et la rétention du personnel.

Celle qui s’occupe également des communications et du marketing chez la compagnie, située dans le parc industriel de Jonquière, est entrée en poste en octobre dernier. Spécialisée dans la conception, la fabrication et l’installation d’équipements robotisés et automatisés dans les secteurs de premières et deuxièmes transformations de l’aluminium, Dynamic concept a embauché une douzaine de nouveaux employés au cours des six derniers mois. Pas si mal en pleine période de pénurie de main-d’œuvre.

Cahier Affaires

La convivialité plutôt que la croissance à tout prix

Le Festival REGARD a fait sa place dans le coeur des cinéphiles et des cinéastes en proposant une expérience unique. L’événement est devenu un rendez-vous incontournable qui mélange le cinéma de qualité, avec des rencontres professionnelles, dans une proximité qui a peu d’égal dans le monde des festivals. Sans oublier la fête qui anime le centre-ville de Chicoutimi, alors que le printemps tarde à arriver au Saguenay.

Quelques heures avant la fin de la 23e édition, questionnée sur les possibilités de faire grandir l’événement dans la région, la directrice générale de REGARD, Marie-Elaine Riou, dit privilégier une autre approche.

Cahier Affaires

Rêver au-delà des frontières

Dès le début de leur vingtaine, Simon-Philippe Turcot et sa conjointe, Mylène Richard, cherchaient à réaliser un projet ensemble. En 2006, après avoir décidé de quitter la grande ville, ils ont acheté la maison d’enfance de Mylène, à Saint-Henri-de-Taillon, pour réaliser un rêve : celui de décoller une maison d’édition en région appelée La Peuplade.

« Les premières années, on a appris le métier sur le tas et on a fait nos armes », a raconté M. Turcot, dans son entretien téléphonique avec Le Progrès. Petit à petit, La Peuplade prenait forme et depuis, son bureau officiel s’est installé sur la rue Racine, à Saguenay.

Cahier Affaires

Mieux accompagner les entrepreneurs débutants

Encourager les entrepreneurs aux idées innovatrices, cela semble aller de soi. Mais comment les aider concrètement, si leurs projets sortent des cadres établis?

C’est la question que se pose le copropriétaire et président du pub ludique Le Versus, Jérôme Bergeron. L’occasion était belle de le questionner pour ce cahier, alors que son établissement de la rue Racine à Chicoutimi fête justement sa première année d’ouverture. Une année qui a été pleine de péripéties qui ont fait réfléchir l’entrepreneur sur son projet. Même s’il reçoit une foule de conseils de gens d’affaires, il plaide pour une démarche plus concertée entre les intervenants du milieu afin d’accompagner les débutants.

«L’entrepreneuriat, c’est bon et c’est valorisé, note Jérôme Bergeron. Ç’a même un petit côté glamour de nos jours. Mais je ne pense pas que n’importe qui peut se lancer là-dedans n’importe comment. Il faut être prêt, avoir des ressources, se monter un plan d’affaires, aller chercher de l’aide. Et ça, même si je suis pas pire en recherche, je n’en ai pas vraiment trouvé, parce que mon établissement ne cadrait pas dans les bonnes catégories. Il y a tellement de choses à penser, ça devient confus.»

Un «deuxième salon»

Le Versus, c’est un restaurant et un bar, mais surtout un lieu où se rassembler entre amis devant un jeu de société ou un jeu vidéo. «Nos clients disent que nous sommes leur deuxième salon», résume le propriétaire.

Le concept est populaire dans plusieurs villes du monde et déjà bien connu à Québec ou à Montréal, par exemple. Mais à Saguenay, ça n’existait pas sous cette forme avant que Jérôme Bergeron décide de se lancer. Un peu comme le créneau des jeux d’évasion, avant la venue d’Escaparium Saguenay ou de Mission Évasion, établis presque en même temps au centre-ville de Chicoutimi.

«Je pense que le domaine des loisirs n’est pas encore arrivé à maturité. Les jeux de société, ça connaît un essor incroyable! Comme un pub ludique n’existait pas dans ma ville natale, j’ai vu le potentiel et ça m’a donné envie de revenir», raconte celui qui oeuvrait déjà auparavant comme travailleur autonome.

L’entrepreneuriat a toujours attiré Jérôme Bergeron, copropriétaire du Versus avec François Pilote-Dufour. La paire est épaulée par un nouveau responsable des opérations, Geoffrey Isaac, et des employés dévoués. 

«Je me suis longtemps senti en recherche de moi-même. J’avais l’impression de ne "fitter" nulle part. Comme entrepreneur, je peux exploiter toutes mes forces», décrit Jérôme Bergeron.

Une fois que l’idée du Versus était bien ancrée en lui, ce dernier a laissé tomber toute la vie qu’il s’était construite à Québec pour faire naître son pub ludique à Saguenay.

«Je suis parti de la région durant une dizaine d’années parce que je n’étais pas heureux. J’avais soif de plus grand, de technologie, d’innovation. Ça m’a permis de trouver des gens qui me ressemblent. Avec Le Versus, j’ai pu créer un lieu pour les gens avec les mêmes passions que moi», confie Jérôme Bergeron, notamment adepte de bandes dessinées.

Pas juste pour les geeks

Tous ceux ayant envie de passer un bon moment entre amis, collègues ou famille devraient trouver leur compte au Versus. Mais un public plus niché est aussi visé par la bande, comme les amateurs de Donjons et Dragons, des Loups-Garous de Thiercelieux, de superhéros américains, de mangas japonais ou encore de Pokémon Go. On peut parler de culture geek.

«Pour les divertissements qui sont plus "flyés", les entrepreneurs qui veulent se lancer ne penseront pas à aller en région en premier. C’est un peu normal, car le bassin de population n’est pas si élevé. Forcément, ça réduit la clientèle que tu peux aller chercher», analyse Jérôme Bergeron.

Mais cela ne veut pas dire absence d’intérêt! «C’est difficile de formuler ça sans avoir l’air de dénigrer la région, mais il y en a plusieurs qui vont à l’extérieur du Saguenay pour s’amuser la fin de semaine. Avec Le Versus, on apporte un peu de ce qui se fait ailleurs directement ici», commente Jérôme Bergeron.

Comme quoi importer des idées de l’extérieur, ça peut aussi aider à rendre la région plus attractive pour ses habitants.

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ENTRE FIERTÉ ET LUCIDITÉ

Gérer une entreprise en démarrage comporte son lot de rebondissements, avoue le copropriétaire du Versus Jérôme Bergeron.

«Je ne sais plus le nombre de fois où on est passé près de la faillite! Et ce n’est pas parce qu’on a mal fait notre plan d’affaires ou parce qu’on gère mal nos activités. Il y a eu beaucoup d’évènements hors de notre contrôle. Par exemple, quand des équipements de cuisine à plusieurs milliers de dollars brisent, il faut savoir trouver des ressources. On a dû s’endetter plus, mais on remonte déjà la pente. J’ai bien hâte d’avoir une année normale, si ça se peut!»

Même si Jérôme Bergeron est fier d’avoir passé le cap de la première année avec son entreprise, il reste lucide. «Est-ce qu’on sera encore là dans cinq ans? On ne peut pas le dire.»

Néanmoins, l’entrepreneur est toujours à la recherche de moyens pour améliorer les pratiques de gestion et d’opération du Versus. Surtout, les idées pour plaire à la clientèle débordent.

«Depuis le début, nos clients nous font plusieurs suggestions. Par exemple, est-ce possible de venir seul et de se joindre à un groupe pour jouer? On se le fait souvent demander. En ce moment, la réponse est non, mais on est en train de mettre en place un système pour qu’une table s’affiche ouverte aux nouveaux joueurs. Et ça permettra aussi de montrer aux employés que les clients ont des questions ou qu’ils veulent commander. S’améliorer constamment sur notre service, c’est primordial. Il faut aussi faire confiance à sa clientèle», souligne Jérôme Bergeron.

Le copropriétaire mentionne également l’offre de mixologie sans alcool, déjà très appréciée, et le lancement de soirées challenge, où des plats inspirés de la gastronomie internationale seront en vedette. «Le but, ce sera de proposer des choses qui ne se font pas déjà en ville», assure-t-il.

Cahier Affaires

Encourager les petites entreprises

Par qui ou par quoi passera l’avenir économique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, cette région reconnue pour ses nombreux acteurs de premier plan du développement économique ?

La réponse du fondateur de Béton préfabriqué du Lac (BPDL), André Bouchard, pourrait en surprendre plus d’un de par sa simplicité. Celui qui a consacré sa vie à ses divers projets entrepreneuriaux mise sur les petites entreprises pour alimenter l’économie régionale du futur. Il attend, ainsi, un appui de la société à ces projets et entreprises qui n’obtiennent pas toujours une considération équitable en comparaison avec de gros projets ou de grandes entreprises.

Cahier Affaires

Miser sur la coopération pour croître en région

Lorsqu’on regarde le parcours de Francis Pearson, il est facile de s’imaginer que tout a toujours été facile pour lui. À 24 ans, il a sa propre compagnie, appelée Chef à domicile–Traiteur haut de gamme. Depuis deux ans, il a également commencé la fabrication de chocolat qu’il vend dans différents commerces et en prime, il a récemment remporté le Défi des chefs de Leucan, en duo.

Pourtant, le chef avoue, dans une entrevue téléphonique avec Le Progrès, qu’il n’y avait rien de simple et qu’il a dû mettre les bouchées doubles pour en arriver où il en est à un si jeune âge. Le natif de Bégin a commencé avec un diplôme d’études professionnelles et est allé par la suite chercher une attestation fédérale professionnelle en cuisine. Pendant ce temps, il a appris à cuisiner en travaillant au restaurant gastronomique le Saint-Amour à Québec.

Cahier Affaires

S’adapter rapidement à la nouvelle génération

Le moment est venu de s’ajuster aux nouvelles réalités. Les nouvelles réalités de l’offre, de la demande, du marché du travail et, surtout, de la présente génération de travailleurs, prête à défoncer toutes les portes, mais peut-être pas à n’importe quel prix.

C’est le constat fait par France Lavoie, vice-présidente et directrice générale de Devicom, une entreprise spécialisée dans le domaine des technologies de l’information (TI). La femme d’affaires a la chance de voir la situation des deux côtés de la médaille, puisqu’elle fait affaire avec des clients qui doivent moderniser leurs stratégies web, comme c’est aussi le cas chez Devicom.

Cahier affaires

L’aluminium, le bois et l’aéronautique

Le développement de la région du Lac-Saint-Jean passe par plusieurs options, dont la consolidation des domaines existants et également par le développement de nouveaux. Alors que tout semble possible dans le domaine du numérique, l’aluminium et le bois resteront au coeur des piliers de développement régional.

La deuxième et troisième transformation du bois et de l’aluminium sont toujours d’actualité alors que de nouveaux créneaux tels que le domaine des drones s’ajoutent à l’expertise jeannoise.

Cahier affaires

Le cercle vicieux de l’offre et de la demande

Il est difficile de sortir de la logique de l’offre et de la demande quand on pense aux nouvelles formes de consommation. Bien qu’il soit possible de consommer en marge de l’économie classique dans la région, il demeure complexe pour une entreprise de se démarquer et de faire des affaires dans l’économie alternative.

Si l’économie verte, locale, équitable, citoyenne ou encore collaborative existe bel et bien au Saguenay-Lac-Saint-Jean, il faudra l’appui d’un plus grand nombre de consommateurs pour que les entreprises qui en font partie prospèrent.

Cahier affaires

Traitement choc pour les entreprises agricoles et forestières

Repenser les industries agricoles et forestières du Québec pour permettre aux petites et moyennes entreprises de s’adapter aux nouvelles réalités du marché, c’est en plein ce que l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC) tente de faire dans l’Est-du-Québec depuis quelques jours.

En mettant en branle un groupe tactique d’intervention baptisé AGROFOR en Gaspésie et dans le Bas-Saint-Laurent, les gens de l’IRÉC tentent de développer de nouvelles manières de soutenir le développement agricole et forestier dans des régions périphériques du Québec.

Cahier affaires

Miser sur l’industrie du savoir

Une société innovante passe par le savoir. Et le Saguenay-Lac-Saint-Jean est bien positionné pour se réinventer avec les multiples institutions d’enseignement supérieur qui aident les entrepreneurs à développer une nouvelle économie.

Qui aurait cru, au tournant des années 2000, qu’Alma allait devenir un important centre de tests sur les drones ? C’est pourtant ce qui est arrivé lorsque les administrateurs de l’Aéroport d’Alma ont ciblé les drones comme étant un créneau d’avenir, rappelle Marc Moffat, directeur général du Centre d’excellence sur les drones (CED). En s’associant à plusieurs partenaires, notamment le Centre de géomatique du Québec, l’Université du Québec à Chicoutimi et le Collège d’Alma, le CED a pu s’entendre avec la 3e Escadre de Bagotville pour gérer l’espace aérien et ainsi faire des tests qui sont quasiment impossibles à faire ailleurs au pays. Cette unicité a d’ailleurs mené à la création d’un créneau d’excellence sur les drones en février dernier. À peine dix ans après avoir lancé l’idée, le CED reçoit désormais des entreprises et des visiteurs de partout sur la planète pour faire des tests, ce qui stimule l’essor des entreprises locales.

Cahier affaires

Numérique: un retard urgent à rattraper

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean doit mettre les bouchées doubles afin de développer son industrie numérique, qui accuse au moins cinq ans de retard par rapport au reste de la province, selon Jean Duplain, consultant en stratégie numérique.

« Si on veut y arriver, il va falloir accélérer, soutient-il. Ça va prendre des investissements. Ça va prendre surtout des gens, des décideurs, qui veulent s’investir là-dedans et qui veulent en parler. »

Cahier affaires

Contrer le déclin démographique en misant sur les étudiants internationaux

Pour garder les jeunes en région, il faut créer les conditions favorables à leur établissement lors de leur passage, au cégep et à l’université, en favorisant les liens avec les employeurs et en stimulant l’implication sociale. C’est du moins le pari que font les différents intervenants dans le nord du Lac-Saint-Jean en développant une stratégie d’établissement des étudiants du Cégep de Saint-Félicien.

Le nombre de jeunes est en chute libre dans la région. Alors que le Cégep de Saint-Félicien accueillait 1246 étudiants à l’automne de 1994, les prévisions estimaient que le taux de fréquentation baisserait à 677 à l’automne 2021, remarque Gilles Lapointe, le directeur général de l’établissement. « C’est 50 % en moins », a-t-il lancé lors du dévoilement de la Stratégie d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre Ose le Pays-des-Bleuet, au début octobre.

Cahier affaires

Jeune entrepreneure: la proximité des gens fait oublier le reste

La région a des grandes qualités reconnues ici et en dehors des limites du Saguenay-Lac-Saint-Jean. La qualité de vie est souvent soulignée par ses habitants et ses nouveaux arrivants. Qu’en est-il du monde des affaires? Force est d’admettre que rien n’est parfait au royaume du bleuet.

Rencontrée dans son commerce de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, l’entrepreneure et chocolatière Élisabeth Duchesne confie que la distance entre la région et les grands centres peut se faire sentir davantage, par moment. Les heures de route nous séparant de Montréal et de Québec ne sont pas toujours évidentes à conjuguer pour un entrepreneur.

Cahier affaires

PhytoChemia: une expertise recherchée aux quatre coins du globe

Plutôt que de s’installer dans un centre urbain pour se rapprocher de ses clients internationaux, la PME régionale PhytoChemia a choisi de profiter des moyens de communication modernes pour s’implanter ici, à Saguenay, tout en offrant ses services spécialisés dans la standardisation et le contrôle de la qualité chimique de produits à base de végétaux aux quatre coins du monde.

L’entreprise, qui emploie 12 personnes et qui a un chiffre d’affaires d’environ 1 M$ par année, est présentement en pleine expansion.