Cahier Affaires

Stimuler l’innovation par le réseautage

Le Centre d’entrepreneuriat et d’essaimage de l’Université du Québec à Chicoutimi (CEE-UQAC) souhaite stimuler l’innovation des acteurs en favorisant le réseautage lors de la nouvelle mouture de son événement informatique, qui devient maintenant l’Expo Techno.

L’événement aura lieu le mercredi 27 mars au Montagnais et doit rassembler quelque 150 entrepreneurs, professeurs et étudiants de la région. L’Expo Techno est également ouverte au public cette année.

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« Sky is the limit » pour Robert Hakim

Selon le producteur bien connu d’événements comme le Festival international des Rythmes du monde (FIRM) ou le Festival des bières du monde, Robert Hakim, il n’y a pas d’artiste trop gros pour venir fouler les planches ici, à Saguenay.

Il ne manque pas grand-chose pour que la ville s’inscrive dans le circuit des grands concerts internationaux qui ont lieu au Québec. Sans entrer en compétition avec les grandes villes que sont Québec et Montréal, Saguenay pourrait devenir une destination supplémentaire pour les artistes qui se produisent devant des dizaines de milliers de spectateurs.

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Saguenay, un attrait pour les étudiants internationaux

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean reçoit depuis quelques années déjà un nombre toujours grandissant d’étudiants étrangers attirés autant par la qualité de nos établissements que par les beautés de nos paysages. Pour le directeur général du Cégep de Jonquière, Raynald Thibault, il est impératif de miser sur l’apport économique de ces citoyens temporaires qui se transforment parfois en Saguenéens ou Jeannois d’adoption pour de bon.

«On accueille de plus en plus d’étudiants d’autres pays, comme la France, le Mexique, l’île de la Réunion, pour ne nommer que ceux-là. Je ne peux pas croire que si des étudiants étrangers trouvent qu’on est intéressant comme région, est-ce qu’on peut nous aussi penser qu’on est intéressant?», se demande d’entrée de jeu celui qui dirige le Cégep de Jonquière depuis maintenant trois ans.

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Se sortir d’un modèle destructeur

Selon le biologiste et professeur titulaire de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) Claude Villeneuve, le Saguenay–Lac-Saint-Jean est plongé dans un modèle économique destructeur, et il est grand temps que la région reprenne les rênes de sa destinée. « L’avenir n’est pas une répétition du passé », scande-t-il.

À l’occasion d’une entrevue pour réfléchir à l’avenir économique et écologique de la région, le directeur de la Chaire de recherche et d’intervention en éco-conseil a tenu des propos tranchants, lançant en quelque sorte un signal d’alarme. Mais cet avertissement se veut aussi un appel à la mobilisation. « Notre modèle manque d’imagination. Quand tu tolères de te faire traiter de région ressource, un concept mortifiant, tu vis du sous-développement durable. Si la région voit son territoire comme un réservoir à vider, au service des autres, ça va aller mal, et rapidement. Il faut plutôt se développer comme on souhaite le faire, avec une vision commune et un respect de notre environnement », lance M. Villeneuve.

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Revoir l’image des villages pour attiser l’économie

Les villages du Saguenay–Lac-Saint-Jean ont beau faire face à leurs propres défis économiques, cela ne les empêche pas de chercher de nouvelles façons de revoir en profondeur la manière d’attirer chez eux la relève de demain. À Petit-Saguenay, par exemple, le maire Philôme La France compte miser sur le développement durable et une nouvelle image de marque pour convaincre les jeunes de choisir la qualité de vie au détriment de la vie en ville.

« Il y a beaucoup d’opportunités sur le territoire. Le Saguenay, autant que le Bas-Saguenay, c’est un territoire peu peuplé, avec beaucoup de ressources naturelles, des paysages extraordinaires et un secteur touristique en plein essor. Du potentiel, il y en a énormément », confie d’abord Philôme La France, tout en étant conscient que comme à plusieurs endroits dans la région, le domaine de la foresterie, traditionnellement garant d’emplois, est en déclin.

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S’inspirer des animaux et végétaux pour innover

Pourquoi ne pas s’inspirer des stratégies de survie d’espèces animales et végétales pour innover? C’est ce que propose le Hub du Saguenay-Lac-Saint-Jean afin de stimuler la créativité au sein des organisations et ainsi faire naître des idées innovatrices qui permettront de propulser l’économie régionale.

L’idée peut sembler. Mais pas pour les intervenants qui évoluent autour du Hub du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Pour arriver à innover, le processus de création doit lui-même faire preuve d’imagination, sont-ils convaincus.

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Devenir « la plus accueillante au Québec »

La région du Saguenay–Lac-Saint-Jean doit crier sur tous les toits qu’elle est « la plus accueillante au Québec » et « se doter d’un plan qui facilite la venue de la main-d’oeuvre extérieure, incluant les immigrants ».

Les copropriétaires de Gagnon Frères, Frédéric Gagnon et Virginie Théberge, n’ont pas pris à la légère l’invitation lancée dans le cadre de ce cahier spécial. Ils ont pris le temps de réfléchir sérieusement à l’avenir de la région et sont revenus avec un message concis et percutant, lequel s’adresse autant à la communauté d’affaires qu’aux élus de tous les paliers.

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L’économie du futur sera sociale

Le domaine agroalimentaire et l’économie sociale seront indissociables d’un avenir prometteur pour la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean selon le président d’ESSOR 02, Raymond Rouleau.

Connu notamment pour son expertise en développement régional, M. Rouleau est d’avis que l’abolition des structures de représentation régionale par le dernier gouvernement libéral a eu d’importantes répercussions sur les régions. Il s’agit, pour lui, littéralement d’une catastrophe. Il rappelle que la régionalisation du Québec faite dans les années 60-70 a permis de propulser la province. Contrairement à aujourd’hui, le pouvoir décisionnel était, à l’époque, régionalisé.

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Allez, voyons grand!

La région est-elle encore grande ? Que reste-t-il de l’esprit des grands fondateurs ? De ceux qui ont créé le Zoo sauvage de Saint-Félicien, l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), la coopérative Nutrinor, des entreprises telles Cegerco, Béton préfabriqué du Lac (BPDL), Devinci et aussi des religieux qui ont fondé les hôpitaux et les syndicats ?

ÉDITORIAL / Ceci n’est pas un exercice de nostalgie, mais un questionnement-réalité sur l’état des choses au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Comment ne pas regarder l’avenir économique – c’est bien de ça qu’il s’agit dans ce cahier – sans s’interroger sur nous-mêmes ?

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Le cercle vicieux de l’offre et de la demande

Il est difficile de sortir de la logique de l’offre et de la demande quand on pense aux nouvelles formes de consommation. Bien qu’il soit possible de consommer en marge de l’économie classique dans la région, il demeure complexe pour une entreprise de se démarquer et de faire des affaires dans l’économie alternative.

Si l’économie verte, locale, équitable, citoyenne ou encore collaborative existe bel et bien au Saguenay-Lac-Saint-Jean, il faudra l’appui d’un plus grand nombre de consommateurs pour que les entreprises qui en font partie prospèrent.