Twist donne une deuxième vie aux matériaux

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Twist donne une deuxième vie aux matériaux

Marie-Hélène Haché a ouvert la boutique Twist à Arvida il y a plus de dix ans. Son désir d’avoir accès à un atelier à l’extérieur de sa maison pour créer et vendre ses bijoux a été sa motivation première. Cependant, selon la propriétaire, l’écologie et la réutilisation de matériaux lui ont rapidement donné envie de travailler avec d’autres artisans, qui visaient les mêmes valeurs environnementales.

L’équipe de Twist se considère à proximité de ses artisans. Mme Haché a expliqué que son empreinte écologique diffère de celle des entreprises qui n’ont pas le souci de vendre des produits locaux. « Qu’ils proviennent du Saguenay–Lac-Saint-Jean, du Québec ou du Canada, les produits que nous vendons ont un impact sur notre empreinte écologique, car encourager local évite un certain transport. »

De nouveaux défis à relever pour les étudiants

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De nouveaux défis à relever pour les étudiants

Émilie Morin
Émilie Morin
Le Quotidien
S’il y a bien une organisation qui se doit d’être à la hauteur sur le plan environnement, c’est le Mouvement des associations générales étudiantes de l’Université du Québec à Chicoutimi (MAGE-UQAC), qui a affaire à une clientèle informée et au courant des dernières innovations environnementales : les étudiants.

Avec son volet SAGE, qui regroupe les services étudiants, comportant l’Escale, la Reprographie, la Cafétéria, le Baruqac et le Traiteur, le MAGE-UQAC touche à plusieurs aspects de la vie étudiante. Le président de l’organisation, Fabien Poirier, explique que la clef du succès des initiatives réside dans le fait d’être à l’écoute de la clientèle. Il met de l’avant le travail collaboratif entre le MAGE-UQAC et, par exemple, les étudiants en éco-conseil.

Le Café Summum fait sa part en restauration

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Le Café Summum fait sa part en restauration

Bénédict Morin et Maxence Raymond ont ouvert le Café Summum de La Baie il y a 10 ans. La situation environnementale a beaucoup changé depuis et les deux propriétaires sont conscients des impacts que peut avoir la restauration sur l’environnement. Les employés doivent aujourd’hui suivre la volonté de leurs patrons à faire leur part pour la planète.

Claudia Côté, gérante du restaurant de La Baie, n’est en poste que depuis quatre mois. Dès son embauche, la question de l’environnement a été abordée.

Attraper la Codériole

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Attraper la Codériole

Guillaume Roy
Guillaume Roy
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Dans l’usine du Groupe Coderr de la rue du Pont, à Alma, Paul Imbeault trie des livres usagés pour leur donner une seconde vie, le sourire aux lèvres. « J’ai la primeur sur les meilleurs livres », se réjouit-il.

Pourtant, l’homme était très loin du marché du travail il y a quelques années. Diagnostiqué avec le syndrome d’Asperger, il s’est isolé socialement et a sombré dans la dépression. Puis, une opportunité d’emploi au sein du Groupe Coderr s’est ouverte en travaillant avec le Centre local d’emploi.

Des retombées majeures pour la chasse et la pêche

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Des retombées majeures pour la chasse et la pêche

Roger Blackburn
Roger Blackburn
Le Quotidien
CHRONIQUE / L’industrie de la chasse et de la pêche occupe une place importante dans l’économie du Saguenay-Lac-Saint-Jean. C’est un des secteurs d’activité qui risque de démarrer le plus rapidement après la pandémie de coronavirus qui paralyse le monde. La saison de pêche dans la région débutera le vendredi 24 avril dans la zone 28 qui regroupe l’ensemble des territoires de pêche de la région.

Selon les plus récentes études, la région compte près de 30 000 chasseurs et près de 70 000 pêcheurs. On ignore combien de chasseurs pratiquent plusieurs types de chasse, mais le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) évalue que la région compte environ 20 000 chasseurs de petits gibiers, près de 26 000 chasseurs d’orignaux, près de 2000 chasseurs d’ours et environ 3000 chasseurs d’oiseaux migrateurs.

Agriculture durable et souveraineté alimentaire

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Agriculture durable et souveraineté alimentaire

Guillaume Roy
Guillaume Roy
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Depuis une dizaine d’années, la ferme Tournevent a entrepris le virage biologique. Au lieu de vendre ses produits seulement à des grossistes, l’entreprise familiale d’Hébertville a décidé de développer sa propre gamme de produits pour favoriser les circuits courts et l’approvisionnement local.

« Quand on a commencé le bio, on pensait que ça serait beaucoup plus simple, témoigne Guillaume Dallaire, le directeur des opérations de la ferme, en rappelant que c’est son père, Jacques Dallaire, qui a entrepris ce virage il y a plus de 10 ans, pour des raisons économiques. Il voulait obtenir de meilleures marges en exploitant une ferme sur une petite surface », ajoute-t-il.

Consommer différemment avec L’Attrape-Livres 

Cahier affaires

Consommer différemment avec L’Attrape-Livres 

Émilie Morin
Émilie Morin
Le Quotidien
Cartables qui correspondent au principe d’économie circulaire, étuis en tissus recyclés, crayons à planter et marqueurs rechargeables : les produits qui remplissent les étagères de L’Attrape-Livres et papeterie verte ont tous un même but, celui d’être le meilleur possible pour l’environnement.

C’est un voyage de trois mois en Asie qui a motivé la propriétaire de la boutique, Chloé Roy-Courteau, à changer de vie. « On a été beaucoup en contact avec la pollution. Ici, c’est bien géré, bien caché, ça ne veut pas dire qu’on en fait moins, mais là-bas, la récupération, les déchets et tout, ce n’est pas la même chose. Quand on parle des déchets dans l’océan, je veux dire, on en a vu , on était dedans. Quand je suis revenue, j’avais le goût de faire un projet. Ça faisait longtemps que j’avais le désir d’être entrepreneure, mais je n’avais jamais trouvé ce qui correspondait à mes intérêts. Je suis partie de l’idée de c’est quoi mes besoins à moi. À quoi, en environnement, on n’a pas encore répondu dans la région ? »

Génitique: voir de la valeur dans les déchets agricoles

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Génitique: voir de la valeur dans les déchets agricoles

Stéphane Bouchard
Stéphane Bouchard
Le Quotidien
Dès l’automne, des agriculteurs du Centre-du-Québec tireront un revenu régulier de leurs déchets en produisant du gaz naturel renouvelable. Ils pourront fertiliser leurs champs avec ces mêmes déchets, qui ne dégagent plus d’odeurs nauséabondes, et ils réduiront leur empreinte écologique.

Cette petite révolution dans le monde agricole, presque trop belle pour être vraie, démarre chez Génitique, une entreprise de Jonquière. La firme de génie, qui compte 75 employés, réfléchit à la biométhanisation des sous-produits agricoles depuis une dizaine d’années. Le projet de construire un complexe de biométhanisation ne prend réellement son envol qu’il y a deux ans. À ce moment, Richard Larouche et Steeve Godin, les deux ingénieurs qui possèdent Génitique, rencontrent les gens derrière la Coop carbone.

La Coop se cherche alors un partenaire pour démarrer un complexe de production de gaz naturel renouvelable à partir des déchets de l’industrie agroalimentaire. Après deux ans d’effort, les premières pelletées de terre du complexe, qui se trouvera à Warwick, ont été données au début du mois de mars.

L’idée est simple. « Ça consiste à tirer de l’énergie de ce qu’on considérait à l’époque, mais de moins en moins aujourd’hui, comme des déchets », résume Richard Larouche, président de Génitique.

Ces déchets sont variés. On parle du lisier de porc, du fumier de vache, du « petit lait » qui résulte de la production du fromage...

« Il y a une usine de chips Yum Yum près de Warwick. Les patates qui ne sont pas retenues, on va les recevoir », précise Steeve Godin, qui ajoute que des boues d’une usine de Cascades à Kingsey Falls seront aussi récupérées. Tous ces rebuts fermentent dans des conditions contrôlées. On récupère ensuite un biogaz qui contient du méthane. Le gaz est acheté par Énergir.

« La diversité des producteurs est importante pour l’approvisionnement. On a dessiné le complexe en conséquence pour pouvoir décharger des matières solides ou liquides. Les contrats de vente avec Énergir sont d’une durée de vingt ans. Il fallait avoir une certaine flexibilité pour pouvoir durer », indique Steeve Godin.

Par les producteurs

Une seconde coopérative a donc été formée pour s’assurer que le complexe de Warwick aurait suffisamment d’intrants pour fonctionner au maximum de sa capacité. On estime qu’elle peut produire environ 2,3 millions de mètres cubes de gaz naturel renouvelable annuellement.

La Coop Agri-Énergie Warwick, fondée en 2019, est la première coopérative agricole au Québec qui se dévoue uniquement à la production d’énergie renouvelable. Elle est composée des différentes entreprises agroalimentaires de la région.

Pour les membres de la Coop Agri-Énergie, il n’y a pas de mauvais côté. Ils tireront un revenu régulier grâce à la production de gaz. Ce qui sort du procédé de biométhanisation pourra être réutilisé pour fertiliser les champs, la fermentation n’enlevant pas les qualités agronomiques au fumier. 

« Pour les agriculteurs qui vivent près de milieux urbains, une fois que la matière a passé par la biométhanisation, elle est pratiquement exempte d’odeur. Ce n’est pas négligeable dans la cohabitation entre l’agriculture et le monde urbain, parce que de plus en plus de gens s’installent à la campagne. Le temps de l’épandage perd un côté négatif », raconte Steeve Godin.

À la fin, après qu’on ait récupéré le biogaz, les déchets agricoles émettront moins de gaz à effets de serre que s’ils avaient été laissés à l’air libre. On enlèvera 6500 tonnes de C02 dans l’atmosphère chaque année.

« C’est un projet pour toute une communauté. On dit : “Vous avez de la matière organique, et bien, pourquoi vous n’en tireriez pas de l’énergie et un revenu ? ”. C’est la base de l’énergie circulaire », croit Richard Larouche, espérant que le projet fera des petits et s’exportera dans plusieurs régions du Québec, et même ailleurs.

Selon la Coop Carbone, il y aurait potentiellement 28 sites où une usine de biométhanisation des déchets agroalimentaires répondrait aux deux critères nécessaires pour être viables, soit être à proximité d’une ligne de gaz d’Énergir, et pouvoir s’approvisionner en continu en déchets biologiques.

« Coop Carbone continue de travailler très fort pour intéresser d’autres agricultures. Il y a des choses qui se brassent présentement », lance Richard Larouche.

Denis Bouchard
Le Quotidien
Denis Bouchard
Des initiatives concrètes et inspirantes

Cahier affaires

Des initiatives concrètes et inspirantes

MOT DU RÉDACTEUR EN CHEF / L’environnement par-ci, l’environnement par-là. Toujours l’environnement. Certains trouvent que ça ne va pas assez vite, mais le concept de développement durable a fait du chemin depuis le temps. Tant et si bien que la majorité des entreprises, petites et grandes, l’ont intégré dans leurs principes de gestion. D’autres en font leur pain et leur beurre. Le sujet est aussi une façon de rallier, rassembler et développer un sentiment d’appartenance. Il peut aussi contribuer à intégrer des laissés-pour-compte !

Zéro déchet, récupération, recyclage, deuxième vie des objets, carboneutre ; les idées ne manquent pas dans les entreprises du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Ce cahier veut rendre concrètes les initiatives et puissent-elles inspirer les autres.

Un changement nécessaire et bénéfique pour la Couquerie

Affaires

Un changement nécessaire et bénéfique pour la Couquerie

Jonathan Hudon
Jonathan Hudon
Le Quotidien
Au cours de la dernière année, la Couquerie restaurant de Chicoutimi est devenue la Couquerie Marché local. En raison d’une baisse du chiffre d’affaires? En raison de la fatigue des propriétaires? En raison de la fameuse pénurie de main-d’œuvre? Non, rien de tout ça. Simplement parce que la volonté de mettre de l’avant les produits locaux et les artisans a pris le dessus.

Il y a bientôt un an, les copropriétaires de la Couquerie, Nadine Fortin et Jean-Denis Boivin, qui forment également un couple, ont décidé d’effectuer un virage axé sur un service plus personnalisé. Fort d’une expérience d’une quinzaine d’années dans le monde de la restauration, Jean-Denis sentait qu’il était prêt pour ce nouveau départ.

Riverbend: d’un pub à une usine

Affaires

Riverbend: d’un pub à une usine

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
L’équipe de la Microbrasserie Riverbend a fait face à son premier défi bien avant de mettre en canette sa première bière en 2015. Aujourd’hui, avec le recul, ce premier changement de plan a permis d’éviter bien des casse-têtes.

« Dès le début, le premier projet, c’était d’avoir un Broue Pub. On s’était lancé dans le projet avec plein de gens très enthousiastes d’embarquer avec nous », témoigne l’un des fondateurs de la Microbrasserie Riverbend, Sébastien Morasse.

Formothane: progresser pour prospérer

Affaires

Formothane: progresser pour prospérer

Jonathan Hudon
Jonathan Hudon
Le Quotidien
Pour faire face aux différents enjeux du secteur industriel, certaines entreprises décident de restructurer leurs activités en choisissant de rationaliser leurs effectifs. Mais pour Formothane, la stratégie a plutôt été de poursuivre la progression en démarrant une nouvelle usine à Saguenay, après celle de Sept-Îles. Un an plus tard, la décision porte ses fruits.

«C’était une très bonne idée», admet sans détour le président de Formothane, Richard Gervais. Lui et son associé Martin Vallée sont à la tête du groupe CIV-Barsatech, qui compte une douzaine d’entreprises industrielles et commerciales, situées dans différentes villes du Québec. L’histoire a pris son envol il y a 28 ans, à La Baie, et continue de s’écrire aujourd’hui.

Mieux accompagner les entrepreneurs débutants

Cahier Affaires

Mieux accompagner les entrepreneurs débutants

Dominique Gobeil
Dominique Gobeil
Le Quotidien
Encourager les entrepreneurs aux idées innovatrices, cela semble aller de soi. Mais comment les aider concrètement, si leurs projets sortent des cadres établis?

C’est la question que se pose le copropriétaire et président du pub ludique Le Versus, Jérôme Bergeron. L’occasion était belle de le questionner pour ce cahier, alors que son établissement de la rue Racine à Chicoutimi fête justement sa première année d’ouverture. Une année qui a été pleine de péripéties qui ont fait réfléchir l’entrepreneur sur son projet. Même s’il reçoit une foule de conseils de gens d’affaires, il plaide pour une démarche plus concertée entre les intervenants du milieu afin d’accompagner les débutants.

Trois idées des députés

Cahier Affaires

Trois idées des députés

Le Quotidien
Le Quotidien
Les trois députés fédéraux ainsi que les cinq députés provinciaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean ont été invités par Le Progrès, à l’occasion de la publication du cahier Affaires, à partager leurs trois meilleures idées pour l’avenir économique de la région. Voici les réponses obtenues de quatre d’entre eux.

RICHARD HÉBERT

Député de Lac-Saint-Jean

Parti libéral du Canada

Accès à Internet

« Ma circonscription compte plusieurs portions de territoire qui ne disposent pas encore d’une connectivité Internet et cellulaire fiable et performante. L’accessibilité à Internet et à la téléphonie cellulaire constitue désormais un enjeu économique et social de premier plan. Le problème de pénurie de main-d’œuvre est majeur pour la croissance de plusieurs entreprises.

Marché du travail

Je préconise trois mesures bien précises : simplifier les processus administratifs pour faire venir de la main-d’œuvre étrangère, établir des incitatifs fiscaux pour les retraités qui veulent réintégrer le marché du travail et investir dans la formation et le développement des compétences des personnes sous-scolarisées afin qu’elles puissent occuper des emplois qui sont en forte demande sur le marché du travail.

Aînés

Pour que les aînés puissent vieillir dans la dignité, il leur faut disposer de revenus décents et d’un cadre de vie qui favorise leur autonomie et assure leur sécurité. En conséquence, des mesures concrètes visant l’amélioration des conditions de vie des aînés (meilleurs revenus et des logements adaptés). »

Denis Bouchard
Le Quotidien
Denis Bouchard
Allez, voyons grand!

Cahier Affaires

Allez, voyons grand!

La région est-elle encore grande ? Que reste-t-il de l’esprit des grands fondateurs ? De ceux qui ont créé le Zoo sauvage de Saint-Félicien, l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), la coopérative Nutrinor, des entreprises telles Cegerco, Béton préfabriqué du Lac (BPDL), Devinci et aussi des religieux qui ont fondé les hôpitaux et les syndicats ?

ÉDITORIAL / Ceci n’est pas un exercice de nostalgie, mais un questionnement-réalité sur l’état des choses au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Comment ne pas regarder l’avenir économique – c’est bien de ça qu’il s’agit dans ce cahier – sans s’interroger sur nous-mêmes ?

Devenir « la plus accueillante au Québec »

Cahier Affaires

Devenir « la plus accueillante au Québec »

Julien Renaud
Julien Renaud
Le Quotidien
La région du Saguenay–Lac-Saint-Jean doit crier sur tous les toits qu’elle est « la plus accueillante au Québec » et « se doter d’un plan qui facilite la venue de la main-d’oeuvre extérieure, incluant les immigrants ».

Les copropriétaires de Gagnon Frères, Frédéric Gagnon et Virginie Théberge, n’ont pas pris à la légère l’invitation lancée dans le cadre de ce cahier spécial. Ils ont pris le temps de réfléchir sérieusement à l’avenir de la région et sont revenus avec un message concis et percutant, lequel s’adresse autant à la communauté d’affaires qu’aux élus de tous les paliers.

L’économie du futur sera sociale

Cahier Affaires

L’économie du futur sera sociale

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Le domaine agroalimentaire et l’économie sociale seront indissociables d’un avenir prometteur pour la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean selon le président d’ESSOR 02, Raymond Rouleau.

Connu notamment pour son expertise en développement régional, M. Rouleau est d’avis que l’abolition des structures de représentation régionale par le dernier gouvernement libéral a eu d’importantes répercussions sur les régions. Il s’agit, pour lui, littéralement d’une catastrophe. Il rappelle que la régionalisation du Québec faite dans les années 60-70 a permis de propulser la province. Contrairement à aujourd’hui, le pouvoir décisionnel était, à l’époque, régionalisé.

Se sortir d’un modèle destructeur

Cahier Affaires

Se sortir d’un modèle destructeur

Julien Renaud
Julien Renaud
Le Quotidien
Selon le biologiste et professeur titulaire de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) Claude Villeneuve, le Saguenay–Lac-Saint-Jean est plongé dans un modèle économique destructeur, et il est grand temps que la région reprenne les rênes de sa destinée. « L’avenir n’est pas une répétition du passé », scande-t-il.

À l’occasion d’une entrevue pour réfléchir à l’avenir économique et écologique de la région, le directeur de la Chaire de recherche et d’intervention en éco-conseil a tenu des propos tranchants, lançant en quelque sorte un signal d’alarme. Mais cet avertissement se veut aussi un appel à la mobilisation. « Notre modèle manque d’imagination. Quand tu tolères de te faire traiter de région ressource, un concept mortifiant, tu vis du sous-développement durable. Si la région voit son territoire comme un réservoir à vider, au service des autres, ça va aller mal, et rapidement. Il faut plutôt se développer comme on souhaite le faire, avec une vision commune et un respect de notre environnement », lance M. Villeneuve.

S’inspirer des animaux et végétaux pour innover

Cahier Affaires

S’inspirer des animaux et végétaux pour innover

Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Pourquoi ne pas s’inspirer des stratégies de survie d’espèces animales et végétales pour innover? C’est ce que propose le Hub du Saguenay-Lac-Saint-Jean afin de stimuler la créativité au sein des organisations et ainsi faire naître des idées innovatrices qui permettront de propulser l’économie régionale.

L’idée peut sembler. Mais pas pour les intervenants qui évoluent autour du Hub du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Pour arriver à innover, le processus de création doit lui-même faire preuve d’imagination, sont-ils convaincus.

Revoir l’image des villages pour attiser l’économie

Cahier Affaires

Revoir l’image des villages pour attiser l’économie

Pierre-Alexandre Maltais
Pierre-Alexandre Maltais
Le Quotidien
Les villages du Saguenay–Lac-Saint-Jean ont beau faire face à leurs propres défis économiques, cela ne les empêche pas de chercher de nouvelles façons de revoir en profondeur la manière d’attirer chez eux la relève de demain. À Petit-Saguenay, par exemple, le maire Philôme La France compte miser sur le développement durable et une nouvelle image de marque pour convaincre les jeunes de choisir la qualité de vie au détriment de la vie en ville.

« Il y a beaucoup d’opportunités sur le territoire. Le Saguenay, autant que le Bas-Saguenay, c’est un territoire peu peuplé, avec beaucoup de ressources naturelles, des paysages extraordinaires et un secteur touristique en plein essor. Du potentiel, il y en a énormément », confie d’abord Philôme La France, tout en étant conscient que comme à plusieurs endroits dans la région, le domaine de la foresterie, traditionnellement garant d’emplois, est en déclin.

Saguenay, un attrait pour les étudiants internationaux

Cahier Affaires

Saguenay, un attrait pour les étudiants internationaux

Pierre-Alexandre Maltais
Pierre-Alexandre Maltais
Le Quotidien
Le Saguenay–Lac-Saint-Jean reçoit depuis quelques années déjà un nombre toujours grandissant d’étudiants étrangers attirés autant par la qualité de nos établissements que par les beautés de nos paysages. Pour le directeur général du Cégep de Jonquière, Raynald Thibault, il est impératif de miser sur l’apport économique de ces citoyens temporaires qui se transforment parfois en Saguenéens ou Jeannois d’adoption pour de bon.

«On accueille de plus en plus d’étudiants d’autres pays, comme la France, le Mexique, l’île de la Réunion, pour ne nommer que ceux-là. Je ne peux pas croire que si des étudiants étrangers trouvent qu’on est intéressant comme région, est-ce qu’on peut nous aussi penser qu’on est intéressant?», se demande d’entrée de jeu celui qui dirige le Cégep de Jonquière depuis maintenant trois ans.

Stimuler l’innovation par le réseautage

Cahier Affaires

Stimuler l’innovation par le réseautage

Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Le Centre d’entrepreneuriat et d’essaimage de l’Université du Québec à Chicoutimi (CEE-UQAC) souhaite stimuler l’innovation des acteurs en favorisant le réseautage lors de la nouvelle mouture de son événement informatique, qui devient maintenant l’Expo Techno.

L’événement aura lieu le mercredi 27 mars au Montagnais et doit rassembler quelque 150 entrepreneurs, professeurs et étudiants de la région. L’Expo Techno est également ouverte au public cette année.

« Sky is the limit » pour Robert Hakim

Cahier Affaires

« Sky is the limit » pour Robert Hakim

Stéphane Bouchard
Stéphane Bouchard
Le Quotidien
Selon le producteur bien connu d’événements comme le Festival international des Rythmes du monde (FIRM) ou le Festival des bières du monde, Robert Hakim, il n’y a pas d’artiste trop gros pour venir fouler les planches ici, à Saguenay.

Il ne manque pas grand-chose pour que la ville s’inscrive dans le circuit des grands concerts internationaux qui ont lieu au Québec. Sans entrer en compétition avec les grandes villes que sont Québec et Montréal, Saguenay pourrait devenir une destination supplémentaire pour les artistes qui se produisent devant des dizaines de milliers de spectateurs.

Prendre la place que la région mérite

Cahier Affaires

Prendre la place que la région mérite

Jonathan Hudon
Jonathan Hudon
Le Quotidien
Le Saguenay–Lac-Saint-Jean a tous les atouts pour faire sa place parmi les grands acteurs économiques et pour Marie-Ève Larouche, le temps est venu de mettre son pied à terre.

Celle qui occupe le poste de responsable des communications et du développement des affaires pour la firme de génie-conseil Génitique, aussi impliquée dans les secteurs de l’énergie industrielle, est catégorique. Il est faux de croire que la région n’a d’autre choix que de se contenter de jouer les seconds violons.

«Tout passe par la passion»

Cahier Affaires

«Tout passe par la passion»

Jonathan Hudon
Jonathan Hudon
Le Quotidien
Directrice des ressources humaines chez Dynamic concept, Vanessa Poulin remarque que le partage de valeurs est le meilleur gage de succès pour une entreprise, devenant du même coup un élément clé dans l’attraction et la rétention du personnel.

Celle qui s’occupe également des communications et du marketing chez la compagnie, située dans le parc industriel de Jonquière, est entrée en poste en octobre dernier. Spécialisée dans la conception, la fabrication et l’installation d’équipements robotisés et automatisés dans les secteurs de premières et deuxièmes transformations de l’aluminium, Dynamic concept a embauché une douzaine de nouveaux employés au cours des six derniers mois. Pas si mal en pleine période de pénurie de main-d’œuvre.

La convivialité plutôt que la croissance à tout prix

Cahier Affaires

La convivialité plutôt que la croissance à tout prix

Stéphane Bouchard
Stéphane Bouchard
Le Quotidien
Le Festival REGARD a fait sa place dans le coeur des cinéphiles et des cinéastes en proposant une expérience unique. L’événement est devenu un rendez-vous incontournable qui mélange le cinéma de qualité, avec des rencontres professionnelles, dans une proximité qui a peu d’égal dans le monde des festivals. Sans oublier la fête qui anime le centre-ville de Chicoutimi, alors que le printemps tarde à arriver au Saguenay.

Quelques heures avant la fin de la 23e édition, questionnée sur les possibilités de faire grandir l’événement dans la région, la directrice générale de REGARD, Marie-Elaine Riou, dit privilégier une autre approche.

Rêver au-delà des frontières

Cahier Affaires

Rêver au-delà des frontières

Myriam Arsenault
Myriam Arsenault
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Dès le début de leur vingtaine, Simon-Philippe Turcot et sa conjointe, Mylène Richard, cherchaient à réaliser un projet ensemble. En 2006, après avoir décidé de quitter la grande ville, ils ont acheté la maison d’enfance de Mylène, à Saint-Henri-de-Taillon, pour réaliser un rêve : celui de décoller une maison d’édition en région appelée La Peuplade.

« Les premières années, on a appris le métier sur le tas et on a fait nos armes », a raconté M. Turcot, dans son entretien téléphonique avec Le Progrès. Petit à petit, La Peuplade prenait forme et depuis, son bureau officiel s’est installé sur la rue Racine, à Saguenay.

Mieux accompagner les entrepreneurs débutants

Cahier Affaires

Mieux accompagner les entrepreneurs débutants

Dominique Gobeil
Dominique Gobeil
Le Quotidien
Encourager les entrepreneurs aux idées innovatrices, cela semble aller de soi. Mais comment les aider concrètement, si leurs projets sortent des cadres établis?

C’est la question que se pose le copropriétaire et président du pub ludique Le Versus, Jérôme Bergeron. L’occasion était belle de le questionner pour ce cahier, alors que son établissement de la rue Racine à Chicoutimi fête justement sa première année d’ouverture. Une année qui a été pleine de péripéties qui ont fait réfléchir l’entrepreneur sur son projet. Même s’il reçoit une foule de conseils de gens d’affaires, il plaide pour une démarche plus concertée entre les intervenants du milieu afin d’accompagner les débutants.

«L’entrepreneuriat, c’est bon et c’est valorisé, note Jérôme Bergeron. Ç’a même un petit côté glamour de nos jours. Mais je ne pense pas que n’importe qui peut se lancer là-dedans n’importe comment. Il faut être prêt, avoir des ressources, se monter un plan d’affaires, aller chercher de l’aide. Et ça, même si je suis pas pire en recherche, je n’en ai pas vraiment trouvé, parce que mon établissement ne cadrait pas dans les bonnes catégories. Il y a tellement de choses à penser, ça devient confus.»

Un «deuxième salon»

Le Versus, c’est un restaurant et un bar, mais surtout un lieu où se rassembler entre amis devant un jeu de société ou un jeu vidéo. «Nos clients disent que nous sommes leur deuxième salon», résume le propriétaire.

Le concept est populaire dans plusieurs villes du monde et déjà bien connu à Québec ou à Montréal, par exemple. Mais à Saguenay, ça n’existait pas sous cette forme avant que Jérôme Bergeron décide de se lancer. Un peu comme le créneau des jeux d’évasion, avant la venue d’Escaparium Saguenay ou de Mission Évasion, établis presque en même temps au centre-ville de Chicoutimi.

«Je pense que le domaine des loisirs n’est pas encore arrivé à maturité. Les jeux de société, ça connaît un essor incroyable! Comme un pub ludique n’existait pas dans ma ville natale, j’ai vu le potentiel et ça m’a donné envie de revenir», raconte celui qui oeuvrait déjà auparavant comme travailleur autonome.

L’entrepreneuriat a toujours attiré Jérôme Bergeron, copropriétaire du Versus avec François Pilote-Dufour. La paire est épaulée par un nouveau responsable des opérations, Geoffrey Isaac, et des employés dévoués. 

«Je me suis longtemps senti en recherche de moi-même. J’avais l’impression de ne "fitter" nulle part. Comme entrepreneur, je peux exploiter toutes mes forces», décrit Jérôme Bergeron.

Une fois que l’idée du Versus était bien ancrée en lui, ce dernier a laissé tomber toute la vie qu’il s’était construite à Québec pour faire naître son pub ludique à Saguenay.

«Je suis parti de la région durant une dizaine d’années parce que je n’étais pas heureux. J’avais soif de plus grand, de technologie, d’innovation. Ça m’a permis de trouver des gens qui me ressemblent. Avec Le Versus, j’ai pu créer un lieu pour les gens avec les mêmes passions que moi», confie Jérôme Bergeron, notamment adepte de bandes dessinées.

Pas juste pour les geeks

Tous ceux ayant envie de passer un bon moment entre amis, collègues ou famille devraient trouver leur compte au Versus. Mais un public plus niché est aussi visé par la bande, comme les amateurs de Donjons et Dragons, des Loups-Garous de Thiercelieux, de superhéros américains, de mangas japonais ou encore de Pokémon Go. On peut parler de culture geek.

«Pour les divertissements qui sont plus "flyés", les entrepreneurs qui veulent se lancer ne penseront pas à aller en région en premier. C’est un peu normal, car le bassin de population n’est pas si élevé. Forcément, ça réduit la clientèle que tu peux aller chercher», analyse Jérôme Bergeron.

Mais cela ne veut pas dire absence d’intérêt! «C’est difficile de formuler ça sans avoir l’air de dénigrer la région, mais il y en a plusieurs qui vont à l’extérieur du Saguenay pour s’amuser la fin de semaine. Avec Le Versus, on apporte un peu de ce qui se fait ailleurs directement ici», commente Jérôme Bergeron.

Comme quoi importer des idées de l’extérieur, ça peut aussi aider à rendre la région plus attractive pour ses habitants.

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ENTRE FIERTÉ ET LUCIDITÉ

Gérer une entreprise en démarrage comporte son lot de rebondissements, avoue le copropriétaire du Versus Jérôme Bergeron.

«Je ne sais plus le nombre de fois où on est passé près de la faillite! Et ce n’est pas parce qu’on a mal fait notre plan d’affaires ou parce qu’on gère mal nos activités. Il y a eu beaucoup d’évènements hors de notre contrôle. Par exemple, quand des équipements de cuisine à plusieurs milliers de dollars brisent, il faut savoir trouver des ressources. On a dû s’endetter plus, mais on remonte déjà la pente. J’ai bien hâte d’avoir une année normale, si ça se peut!»

Même si Jérôme Bergeron est fier d’avoir passé le cap de la première année avec son entreprise, il reste lucide. «Est-ce qu’on sera encore là dans cinq ans? On ne peut pas le dire.»

Néanmoins, l’entrepreneur est toujours à la recherche de moyens pour améliorer les pratiques de gestion et d’opération du Versus. Surtout, les idées pour plaire à la clientèle débordent.

«Depuis le début, nos clients nous font plusieurs suggestions. Par exemple, est-ce possible de venir seul et de se joindre à un groupe pour jouer? On se le fait souvent demander. En ce moment, la réponse est non, mais on est en train de mettre en place un système pour qu’une table s’affiche ouverte aux nouveaux joueurs. Et ça permettra aussi de montrer aux employés que les clients ont des questions ou qu’ils veulent commander. S’améliorer constamment sur notre service, c’est primordial. Il faut aussi faire confiance à sa clientèle», souligne Jérôme Bergeron.

Le copropriétaire mentionne également l’offre de mixologie sans alcool, déjà très appréciée, et le lancement de soirées challenge, où des plats inspirés de la gastronomie internationale seront en vedette. «Le but, ce sera de proposer des choses qui ne se font pas déjà en ville», assure-t-il.

Encourager les petites entreprises

Cahier Affaires

Encourager les petites entreprises

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Par qui ou par quoi passera l’avenir économique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, cette région reconnue pour ses nombreux acteurs de premier plan du développement économique ?

La réponse du fondateur de Béton préfabriqué du Lac (BPDL), André Bouchard, pourrait en surprendre plus d’un de par sa simplicité. Celui qui a consacré sa vie à ses divers projets entrepreneuriaux mise sur les petites entreprises pour alimenter l’économie régionale du futur. Il attend, ainsi, un appui de la société à ces projets et entreprises qui n’obtiennent pas toujours une considération équitable en comparaison avec de gros projets ou de grandes entreprises.

Miser sur la coopération pour croître en région

Cahier Affaires

Miser sur la coopération pour croître en région

Myriam Arsenault
Myriam Arsenault
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Lorsqu’on regarde le parcours de Francis Pearson, il est facile de s’imaginer que tout a toujours été facile pour lui. À 24 ans, il a sa propre compagnie, appelée Chef à domicile–Traiteur haut de gamme. Depuis deux ans, il a également commencé la fabrication de chocolat qu’il vend dans différents commerces et en prime, il a récemment remporté le Défi des chefs de Leucan, en duo.

Pourtant, le chef avoue, dans une entrevue téléphonique avec Le Progrès, qu’il n’y avait rien de simple et qu’il a dû mettre les bouchées doubles pour en arriver où il en est à un si jeune âge. Le natif de Bégin a commencé avec un diplôme d’études professionnelles et est allé par la suite chercher une attestation fédérale professionnelle en cuisine. Pendant ce temps, il a appris à cuisiner en travaillant au restaurant gastronomique le Saint-Amour à Québec.