PHOTO ROBERT SKINNER LA PRESSE--08/MARS/2020---ACTUALITES-Le ministre Jean Boulet fera une annonce concernant un soutien pour favoriser l'inclusion des femmes dans les milieux manufacturiers. A la Polytechnique de Montreal. Aussi prÈsent la ministre Isabelle Charest, Veronique Proulx et Audrey Murray. P-ACT-2020-03-08-14958 --30--
PHOTO ROBERT SKINNER LA PRESSE--08/MARS/2020---ACTUALITES-Le ministre Jean Boulet fera une annonce concernant un soutien pour favoriser l'inclusion des femmes dans les milieux manufacturiers. A la Polytechnique de Montreal. Aussi prÈsent la ministre Isabelle Charest, Veronique Proulx et Audrey Murray. P-ACT-2020-03-08-14958 --30--

Boulet salue le transfert de la PCU à l’assurance-emploi

Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien
Le ministre québécois du Travail, Jean Boulet, salue le transfert imminent de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) vers l’élargissement des conditions de l’assurance emploi par Ottawa. Les gens qui ont réellement besoin d’aide continueront d’en recevoir, mais ceux en mesure de réintégrer le marché du travail devront fournir plus de preuves pour recevoir des prestations.

« Avec le régime d’assurance emploi, tu dois démontrer que tu es disponible pour réintégrer le travail. Avec la PCU, ça n’avait pas cette clarté-là. Tout au long de l’été, on a rencontré des entreprises dont les employés ne rentraient pas travailler, pour seul motif la PCU. Là, les gens devront travailler un minimum de 14 semaines et pourront bénéficier de 26 semaines de prestations. Mais les gens doivent prouver qu’ils font des démarches pour réintégrer le marché du travail. Et si la personne refuse une offre d’emploi, elle pourrait devenir inéligible à l’assurance emploi », pointe le ministre Boulet, en rappelant les règles plus strictes de l’assurance emploi. Le problème de pénurie de main-d’oeuvre, toutefois, est loin d’être réglé. La pandémie a ralenti certains secteurs, mais bon nombre d’employeurs peinent à recruter au Québec. Jean Boulet en est conscient et assure que son gouvernement en fait une priorité.

« On avait déjà amorcé avant la pandémie notre plan pour la main-d’oeuvre. On est vraiment en action pour répondre aux besoins des entreprises. La reprise économique, c’est les entreprises, les travailleurs. Et on a un plan pour aider chaque secteur. Par exemple, en agriculture, on a donné des primes. On a eu moins de succès, notamment en raison de la PCU. On a quand même eu un succès relatif, car on a eu un plus grand nombre de travailleurs inscrits qu’on anticipait », indique M. Boulet.

Les entreprises et les travailleurs peuvent également recevoir de l’aide financière pour de la formation qui touche des secteurs en pénurie, rappelle le ministre.

Ce dernier demeure toutefois un « fervent partisan » des travailleurs étrangers temporaires pour aider les différents secteurs économiques, même si d’autres bassins de travailleurs québécois pourraient contribuer davantage aux marchés du travail, notamment les jeunes de moins de 24 ans. À l’heure actuelle, précisons-le, 136 000 jeunes ne sont ni à l’emploi ni en formation.

« Il y a plusieurs bassins de main-d’oeuvre qui peuvent contribuer aux marchés, on pense notamment aux jeunes, aux personnes handicapées, aux Autochtones, aux personnes judiciarisées. Et aux travailleurs immigrants temporaires. Le programme, géré par Ottawa d’ailleurs, doit être assoupli, il est trop couteux et ça ne répond pas aux besoins des entreprises du Québec. Ça prend des procédures simplifiées et il faut aussi rendre le programme accessible à plus de secteurs (le programme fédéral de travailleurs étrangers temporaires n’est pas ouvert à tous les secteurs d’activités économiques). Ce sont des choses qu’on négocie constamment avec Ottawa », assure M. Boulet.