Yves-François Blanchet a rencontré virtuellement une vingtaine d’élus du Lac-Saint-Jean, lundi, pour connaître leurs préoccupations. Sur la photo, il pose en compagnie des députés du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Alexis Brunelle Duceppe et Mario Simard.
Yves-François Blanchet a rencontré virtuellement une vingtaine d’élus du Lac-Saint-Jean, lundi, pour connaître leurs préoccupations. Sur la photo, il pose en compagnie des députés du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Alexis Brunelle Duceppe et Mario Simard.

Blanchet demande de l’aide supplémentaire pour les attraits touristiques

Le chef du Bloc québécois demande à Ottawa d’élargir son programme pour permettre aux entreprises d’assumer différents coûts fixes autres que le loyer. Un programme qui pourrait être bénéfique pour des attraits touristiques, dont le Zoo sauvage de Saint-Félicien et le Village historique de Val-Jalbert, constate Yves-François Blanchet qui a consulté, lundi, divers élus et acteurs économiques du Lac-Saint-Jean.

À l’heure actuelle, rappelons-le, le seul coût fixe défrayé par Québec et Ottawa est le prix du loyer à la hauteur de 50 % (25 % sont payés par le propriétaire de l’immeuble et 25 % par le locataire). Un programme de prêt de 40 000 $ est également en place, mais il demeure insuffisant et surtout oblige les entreprises à s’endetter pour le futur.

« Le Zoo de Saint-Félicien et Val-Jalbert, ils n’ont pas de loyer. Donc, ils ne répondent pas aux critères du programme. Mais ils ont d’importants coûts fixes, que ça soit l’alimentation des animaux par exemple. Dans une optique où les entreprises ne peuvent pas ouvrir ou qu’elles ont d’importantes baisses de revenus, elles doivent être capables d’absorber les coûts fixes pour demeurer dans le paysage et rouvrir. Ça touche les attraits touristiques, mais aussi d’autres types d’entreprises », pointe le chef du Bloc.

Ce dernier et son équipe vont d’ailleurs proposer des mesures pour soutenir l’industrie saisonnière qui demeure une des principales préoccupations des élus jeannois.

« Notamment, nous demanderons un incitatif à l’emploi avec la PCU pour le secteur saisonnier, que ça soit l’hébergement touristique, l’agriculture, les pêcheries. Avec le prêt de 40 000 $, 10 000 $ peuvent être conservés en subvention par l’entreprise si elle rembourse en un an. Nous voulons augmenter cette proportion pour ces secteurs également. Avec une plus grande couverture des frais fixes, on pense que plusieurs entreprises pourront s’en sortir », estime M. Blanchet.

Internet et cellulaire

Le branchement des régions et de la ruralité à Internet haute vitesse fait également partie plus que jamais des priorités des élus jeannois. Même si ce sujet fait les manchettes depuis une dizaine d’années, la pandémie rappelle une fois de plus l’urgence de la situation et le chef bloquiste promet de ne pas lâcher le morceau. Ce dernier a d’ailleurs déjà été à la présidence de TGV Net Mauricie, une corporation qui avait pour mission de rendre accessibles des services de télécommunications aux résidents et aux entreprises de cette région.

« L’accès Internet, c’est sûr que c’est un enjeu. Les gens ont besoin de ce service. Quelqu’un qui veut faire une demande de prestation d’aide canadienne ne peut pas le faire par Internet si elle ne l’a pas chez elle. Et elle ne peut pas aller en personne. Elle ne peut qu’appeler, et on le sait, c’est difficile en ce moment. Essentiel, c’est un slogan, c’est cute. mais ça prend un sens très réel. »

Avant de rencontrer virtuellement les élus, lundi, M. Blanchet était en discussion avec l’association canadienne des télécommunications sans fil.

« Je leur ai dit : “Si vous vous revendiquez essentiels, vous devez au moins prendre la responsabilité de déployer le service sur tout le territoire”. J’ai senti une ouverture de leur part. On leur a demandé de faire un plan pour un assurer à court terme un service partout et ensuite discuter d’une aide d’Ottawa. Mais on veut un plan pour ne pas que ça reste des promesses. Le gouvernement doit être là aussi, car ce n’est pas très payant pour les entreprises d’aller en ruralité et elles ne le feront pas. Elles préfèrent encore se concentrer sur les grands centres que d’aller desservir Internet à la ferme d’un agriculteur de Saint-Prime, par exemple. »

« Forcer les entreprises de télécommunications à donner le service partout, avec de l’aide financière, c’est possible, mais le gouvernement doit commencer par écouter les régions plutôt que les lobbies », laisse tomber M. Blanchet.

« Le lobby des télécommunications est extrêmement bien structuré. Plus que celui des maires du Lac-Saint-Jean. Même si les élus sont plus sympathiques, ils n’ont pas les mêmes budgets que ces regroupements », image le chef bloquiste, souhaitant qu’en dans un court délai, tous les Québécois puissent bénéficier d’un service Internet digne du 21e siècle.