Guylaine Pelletier et Anne Gilbert-Thévard, membres fondatrices de la coopérative Bizz, espèrent que la campagne de sociofinancement permettra d’atteindre les 100 000 $ nécessaires au fonctionnement de la coopérative.

Bizz lance sa campagne de sociofinancement

Bizz Magasin d’alimentation saine a lancé lundi sa campagne de sociofinancement, basée sur un nouveau projet de coopérative où clients, travailleurs et producteurs travailleraient main dans la main pour faire rayonner le marché de l’alimentation locale et biologique dans la région.

100 000 $ sont nécessaires pour mettre sur pied la coopérative. Un comité provisoire a été mis sur pied pour gérer la campagne. D’ici à ce que l’argent soit amassé, le magasin Bizz du boulevard Talbot à Chicoutimi demeure fermé.

Officiellement constitué le 22 octobre dernier, le projet coopératif était dans l’air depuis le mois de juin. Guylaine Pelletier, membre fondatrice de la coopérative Bizz et cofondatrice de la coopérative de travail Café Cambio, explique que l’idée d’une coopérative était en continuité avec la mission de Bizz, qui souhaite d’abord et avant tout redonner à la population, non seulement en terme de santé individuelle, mais aussi collective.

« Nous sommes motivés à aller de l’avant. On l’a vu avec la publication Facebook (qui a atteint plus de 40 000 personnes), les gens ne veulent pas que ça ferme. »

Anne Gilbert-Thévard, également membre fondatrice de la coopérative, explique l’importance de Bizz pour le marché de l’agroalimentaire local. « On n’offre que des produits bio, insiste-t-elle. Cet été, 70 % de nos fruits et légumes provenaient du Québec. Là-dessus, 30 % provenaient de la région. Certains de nos produits sont cueillis la journée même, on ne voit pas ça avec des légumes qui viennent de Montréal. » Pour Guylaine Pelletier, la coopérative est une occasion unique pour les 113 producteurs régionaux qui fournissent le magasin Bizz. « On peut devenir un moteur régional, une vitrine pour les fournisseurs. »

Selon les deux fondatrices, ce serait la première fois qu’une coopérative d'alimentation inclurait les travailleurs et les producteurs.

« C’est un défi d’asseoir à la même table les producteurs, qui veulent vendre leurs produits, les travailleurs, qui gagnent un salaire et les clients, qui veulent des coûts raisonnables. Le premier but d’une coopérative, c’est de servir ses membres, pas de faire de l’argent. »

Le magasin d’alimentation saine Bizz demeure fermé jusqu’à nouvel ordre.

Guylaine Pelletier insiste. « Le projet de coop, c’est là ce que ça se passe. Si on veut prendre ce projet, c’est nécessaire d’avoir du financement. Il va y avoir des défis [à relever], peut-être une relocalisation. Évidemment, si la coopérative ne voit pas le jour, on va rembourser tout le monde. » Elle ajoute que le but n’est pas d’avancer le plus rapidement possible, mais de la façon la plus stable possible. « On veut exister encore 18 ans, il y va y avoir des projets par après, avec une vie associative pour impliquer les membres. » Mme Pelletier et Mme Gilbert-Thévard espèrent toutes les deux que le projet de coopérative de Bizz sera accueilli par la population comme une occasion d’accentuer la proximité entre consommateurs et alimentation, dans un monde alimentaire gouverné par les chaînes.

Il est possible de participer à la coopérative de solidarité de Bizz via la plateforme de sociofinancement Gofundme au https://www.gofundme.com/f/appuyons-bizz-coop. Bien que les frais d’adhésion sont de 50 $, tous les dons entre 5 et 5000 $ sont les bienvenus. Pour toute demande d’informations, contactez le bizzcoop@gmail.com.