On comptera plus de 7200 vélos libre-service BIXI à Montréal en 2019.

BIXI ne s’inquiète pas de la concurence

Même si elle risque de voir arriver de nouveaux joueurs dans l’univers des véhicules libre-service à Montréal dans un avenir rapproché, la compagnie BIXI, dont les vélos sont fabriqués par Devinci, ne s’inquiète pas trop devant une possible compétition.

La Presse a annoncé mercredi que le ministère des Transports du Québec s’apprêtait à autoriser la circulation de trottinettes et vélos libre-service sans ancrage à Montréal. La Ville a réagi en adoptant un règlement pour encadrer ce type d’usage.

Les compagnies qui reluquent la métropole sont Lime, qui fournit des trottinettes et scooters électriques, et Jump, une filiale d’Uber qui produit des vélos électriques libre-service. Dans les deux cas, les unités de déplacement n’ont pas de stations d’ancrage, comparativement au BIXI.

Le directeur général de la compagnie montréalaise, Christian Vermette, a indiqué au bout du fil que de nouveaux joueurs étudiaient le marché depuis deux ans. C’est surtout l’encadrement qui est l’élément de nouveauté, car dans certaines villes en Chine et aux États-Unis, l’utilisation de véhicules libre-service sans encrage a provoqué un certain chaos sur les trottoirs. Les utilisateurs déposaient alors leur vélo, trottinette ou scooter à peu près n’importe où.

M. Vermette a fait savoir que la Ville de Montréal va délimiter des zones de stationnement pour les véhicules libre-service sans ancrage, en plus des permis dont vont devoir se doter les entreprises intéressées. La clientèle devra également être informée de la marche à suivre.

Qu’à cela ne tienne, Christian Vermette a les chiffres qui démontrent que la clientèle du BIXI est fidèle. Et l’entreprise fait tout pour qu’elle le demeure.

« On a la chance d’avoir le meilleur système au monde, qui fonctionne très bien, qui est robuste et qui a affiché un taux de satisfaction de 95 pour cent l’an dernier, a énuméré le directeur général de BIXI. Notre plan de match n’est pas de paniquer ; c’est de poursuivre notre expansion. La Ville de Montréal a d’ailleurs annoncé il y a quelques semaines que l’entente avec BIXI a été renouvelée pour 10 ans, jumelée à un plan d’expansion. On est présentement dans 11 arrondissements et d’ici quelques années, on va passer à 19. On a une stratégie à long terme. »

Pour la saison qui s’échelonnera du 15 avril au 15 novembre, on retrouvera 7250 vélos BIXI dans la grande région de Montréal et 14 500 stations d’ancrage. À la fin du plan stratégique, environ 12 000 BIXI feront partie du paysage montréalais.

« On a eu une croissance de 11,3 pour cent l’an dernier et on l’estime à 15 pour cent en 2019, a mentionné Christian Vermette. C’est dur d’évaluer si l’arrivée de nouveaux joueurs va nous nuire, mais la demande de la mobilité est en croissance phénoménale à travers la planète. On ne pense pas que ça va avoir un gros impact négatif. »