Étienne Girard, directeur ventes, marketing et communications pour Bilodeau Canada, et Julie Drolet, également aux ventes, marketing et communications, se trouvent à Las Vegas, où ils participent à la foire commerciale MAGIC

Bilodeau courtise les États-Unis

Bilodeau Canada souhaite percer le marché américain. L’entreprise de Normandin a même créé une nouvelle collection de produits en fourrure de vache et de castor rasé, expressément pour son opération séduction, cette semaine, à la foire commerciale MAGIC, à Las Vegas, l’événement du genre le plus important en Amérique du Nord dans l’industrie de la mode.

Bilodeau Canada fait partie des 80 entreprises québécoises qui seront présentes au MAGIC Show, dans le cadre d’une première mission économique d’Export Québec, en collaboration avec la Grappe métropolitaine de la mode (mmode), de lundi à mercredi aux Las Vegas et Mandalay Bay Convention Centers.

La Grappe mmode, fondée en 2015, rassemble plus de 200 joueurs de l’industrie de la mode québécoise. L’organisme à but non lucratif, à l’image des créneaux d’excellence, a pour but de rassembler les entreprises du secteur, et ainsi de favoriser la synergie et l’innovation.

L’entreprise de Normandin spécialisée dans la fabrication de produits de fourrure et dans la taxidermie est la seule représentante du Saguenay-Lac-Saint-Jean au sein de la délégation québécoise qui sera accompagnée, lundi et mardi, de la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade.

Fourrure de vache et decastor rasé

Bilodeau Canada se prépare depuis novembre en vue de son passage à Las Vegas. L’exportation de loup marin étant interdite aux États-Unis, l’entreprise a dû créer une nouvelle collection dédiée au marché américain.

« Ç’a été beaucoup de travail avec nos designers. Nous avons dû repenser à tout, adapter tous nos produits avec de la nouvelle fourrure. Nos produits sont en fourrure de vache et en castor rasé. Nous avons beaucoup joué sur les couleurs en les teignant », a expliqué Étienne Girard, directeur ventes, marketing et communications pour l’entreprise, lors d’un entretien téléphonique avec Le Quotidien, dimanche.

Lui et sa collègue Julie Drolet, également aux ventes, marketing et communications, se trouvaient sur place depuis samedi soir. Ils montaient le stand de l’entreprise, dimanche, qui se trouve dans l’espace où toutes les entreprises québécoises seront rassemblées. Sur les 80 entreprises présentes, 49 y tiennent un stand.

Manteaux, chapeaux, bottes, souliers, cols en fourrure, sacs à main et coussins sont quelques-uns des produits proposés dans cette nouvelle collection.

L’entreprise normandinoise espère attirer l’attention des acheteurs qui visiteront la foire commerciale. Le MAGIC Show rassemble plus de 4000 exposants ainsi que quelque 58 000 professionnels de l’industrie de la mode à travers le monde. 

Bilodeau Canada espère ensuite que la nouvelle collection pourra être lancée au Canada au printemps.

Bilodeau Canada souhaite percer le marché américain. De nouveaux produits en fourrure de vache et de castor rasé ont été conçus, puisque l’exportation de fourrure de loup marin est interdite aux États-Unis. Les nouveaux produits misent sur différentes teintures.

UNE INDUSTRIE À FAIRE CONNAÎTRE

Québec souhaite par cette première mission économique à la foire commerciale MAGIC de Las Vegas mettre de l’avant le savoir-faire des artisans de l’industrie québécoise de la mode, une industrie qui engrange des ventes annuelles de 7 G$ en biens manufacturés et en vêtements de grossistes-distributeurs.

Ce secteur industriel regroupe dans la province 48 % des emplois à l’échelle canadienne, a fait savoir la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade, lors d’un entretien téléphonique avec Le Quotidien.

Elle sera sur place, lundi et mardi, afin de rencontrer les entreprises qui prennent part à la mission économique, les dirigeants de l’événement et des investisseurs potentiels. « Le Québec sera un bel endroit [pour des investisseurs], car on a déjà une grappe qui est très forte, qui permet d’attirer d’autres joueurs », a-t-elle affirmé.

La ministre Anglade s’attend à ce que les retombées de cette première mission économique soient importantes pour les entreprises. Les entreprises pourront y « faire des liens avec de potentiels clients et faire des contacts pour voir comment elles peuvent augmenter leur carnet de commandes », a-t-elle souligné.

L’industrie de la mode fait partie de la Stratégie québécoise de l’exportation depuis 2015.