Québec devrait attribuer la responsabilité du créneau d’excellence ACCORD sur les drones au CED d’Alma dans quelques semaines.

Bientôt le créneau ACCORD sur les drones

Après la transformation de l’aluminium, l’agroalimentaire, le tourisme d’aventure et l’écotourisme, le Saguenay-Lac-Saint-Jean s’apprête à décrocher le créneau d’excellence ACCORD sur les drones.

Québec serait sur le point de concrétiser cette démarche, amorcée depuis plus d’un an par le Centre d’excellence sur les drones (CED) d’Alma. Un titre qui vient notamment avec une enveloppe budgétaire d’un million $ pour les cinq prochaines années. 

«  On a déposé un plan sur trois ans avec un budget à Québec. Ils ont renvoyé le dossier avec certaines questions. Nous devons ajuster quelques éléments mineurs. Mais si on adresse les points soulevés, on devrait être en mesure d’obtenir la confirmation sous peu. On a bon espoir d’une annonce avant la fin de l’année  », répond le directeur général du CED, Marc Moffatt.

Si les créneaux ACCORD ont été conçus pour donner une image de marque aux différentes régions du Québec, le CED compte lui donner une portée provinciale. 

En vue de l’obtention du créneau, l’organisation almatoise a signé une entente avec Aéro Montréal, la grappe aérospatiale. C’est cette organisation qui oriente les priorités dans cette industrie. L’entente prévoit que le dossier des drones reste la responsabilité du CED.

Le conseil d’administration de l’organisation almatoise voulait ainsi éviter la même dynamique qu’on retrouve dans l’industrie de l’aluminium entre la Société de la Vallée de l’aluminium qui a le créneau régional ACCORD et Alu Québec, la grappe qui assure la coordination de l’industrie québécoise de la transformation de l’aluminium. «  En signant avec Aéro Montréal, on devient la porte d’entrée pour tout ce qui touche les drones dans la grappe aérospatiale. Normalement, les créneaux sont de portées régionales. Mais dans ce cas-ci, on triche un peu  », laisse tomber M. Moffatt.

L’enveloppe budgétaire d’un million $ servira essentiellement à payer une ressource pour coordonner la stratégie de développement de l’industrie du drone. Le CED sera toutefois en meilleure posture pour demander des subventions pour améliorer ses installations, dont son site d’essai. Il n’existe que deux centres du genre au pays, celui d’Alma et un en Alberta.

Le CED attend d’ailleurs l’aide d’Ottawa pour commencer les travaux de 2,4 millions $ pour créer le site de préqualifications le plus sophistiqué au pays et même en Amérique du Nord. Alma et Québec ont déjà accordé une aide de 800 000 $ chacune, mais l’aide du fédéral est nécessaire pour amorcer les travaux.

« On a déjà un site, mais on veut le rendre plus complet. Les infrastructures au sol sont à améliorer. Si Amazone veut tester ses drones dans tous les types d’environnements possibles, et bien elle pourra le faire ici à Alma. Le site aura des airs de ville miniature », mentionne M. Moffatt.