Infiniti QX50 2019

Essai-éclair: Infiniti QX50 2019

Avec le nouveau QX50, Infiniti a mis sur le marché un beau véhicule. Du côté du look et de son aménagement intérieur, c’est très bien réussi.

Plus gros que la version précédente, le multisegment QX50 loge tout de même bien cinq personnes (soit deux adultes, deux ados et une préado) avec leurs bagages et les cadeaux de Noël. Dans le version essayée (Autograph), les surpiqûres sur le cuir des sièges rehaussent le look. Quant au choix des matériaux sur le tableau de bord, ceux-ci démontrent un souci du détail de la marque qui fait compétition aux marques européennes bien établies.

La conduite se veut dynamique. Surtout en mode Sport, qui rend la sensation au volant plus ferme. En conduite normale, la direction est un peu moins précise.  Pour sa part, le moteur quatre-cylindres de 2,0 litres turbocompressé offre autant de puissance et de couple qu'un V6 de 3,5 litres atmosphérique.

On a fini par s’habituer à la transmission variable continue. Il suffisait de mieux doser les accélérations.

On a par contre été un peu déçu par rapport à la consommation. Dur de faire mieux que 10,0 l/100 km, même sur l’autoroute. Surtout quand les cotes du constructeur font état de 10,0 l/100 km en ville; de 7,8 l/100 km sur la route et de 9,0 l/100 km combinés. Le mieux qu’on a pu faire, c’est 13,6 l/100 km en ville; 10,7 l/100 km sur la route et 12,7 l/100 km combinés. Bien sûr, on est en hiver... Mais, il ne faut pas oublier que le QX50 ne roule qu’avec du carburant super.

Il est certain que la personne qui s’achète un Infiniti QX50 a en principe les moyens de le faire rouler et assume la facture de carburant qui vient avec. Mais on a un peu hâte de voir ce que le constructeur peut faire en matière d’électrification de ses véhicules. À ce chapitre, on en saura probablement un peu plus la semaine prochaine alors que le dévoilement du concept QX Inspiration est prévu au Salon de l’auto de Detroit.

Assistance au pilotage

Cet essai a aussi été la première occasion d’essayer plus en profondeur le système d’assistance ProPILOT, qui n’est pas de la conduite autonome, en passant. En fait, il s’agit de la seule façon d’utiliser le régulateur de vitesse. Le constructeur spécifie qu’il s’agit d’un système conçu pour la conduite sur les autoroutes ou les routes.

ProPILOT agit en quelque sorte comme un régulateur de vitesse adaptatif avancé. Il s’adapte au trafic environnant et il peut même diriger la voiture sur la chaussée, pourvu que les marques soient suffisamment visibles. On sent le volant faire des corrections de lui-même.

Cependant, il faut conserver ses mains sur le volant. Car si le conducteur lâche le volant, après 30 secondes environ, une alerte visuelle s’affiche dans le tableau de bord. Si les mains ne reviennent pas sur le volant, ProPILOT peut aller jusqu’à stopper le véhicule, en respectant un certain protocole. Le système fera retentir l’alarme tout en appliquant progressivement les freins jusqu’à l’arrêt complet. Entre-temps, les clignotants d’urgence seraient allumés automatiquement dès que le véhicule roulerait sous la barre de 40 km/h.

Attention au volume audio!

En cours d’essai, on a pu constater qu’il y a aussi la disposition du bouton de volume du système audio qui peut causer un petit problème...

En voulant augmenter ou baisser le volume de la radio, il est arrivé par trois fois d’accrocher le levier de vitesse et ainsi passer au neutre. Deux fois sur l’autoroute et une fois en ville. Disons que la manœuvre peut surprendre, surtout quand on appuie sur l’accélérateur et que rien ne se passe.

On ne peut que recommander fortement d’utiliser la commande au volant pour régler le volume audio.

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DONNÉES TECHNIQUES

Prix : de 44 490 $ à 57 990 $

Prix du modèle essayé : 57 990 $ (Autograph) 

Moteur : L4 2,0 litres turbocompressé à injection directe 

Puissance : 268 ch (200 kW) à 5600 tr/min

Couple : 280 lb-pi (380 N.m) entre 1600 et 4800 tr/min

Transmission : automatique CVT avec mode manuel

Consommation réalisée : 10,7 l/100 km (route); 13,6 l/100 km (ville)