Le premier prototype du Tomahawk de Dubuc Motors avec le pdg, Mario Dubuc. Celui-ci précise que le modèle de production, qui devrait être présenté au début de 2020, aura une tout autre allure.

Dubuc Motors passe à un autre niveau

EXCLUSIF / Celui qui est en voie de devenir le premier constructeur d’automobiles québécois depuis quelques décennies vient de franchir une nouvelle étape dans son aventure de production de voitures sport 100 % électriques.

Dubuc Motors a signé tout récemment une entente à long terme avec la firme américaine d’investissement, de valeurs mobilières et de gestion de patrimoine Maxim Group LLC. Les détails de cette entente demeurent toutefois confidentiels, quant à sa durée et au montant en jeu.

«On est vraiment content d’avoir signé avec cette firme majeure qui compte plus de 350 courtiers. Maxim Group a aidé plus d’une centaine d’entreprises à faire leur entrée en Bourse, a déclaré Mario Dubuc, pdg de Dubuc Motors.

«C’est le fruit de plusieurs mois de négociations. Ça fait deux ans qu’on recherche une firme comme ça qui va nous prendre “from the ground up”», raconte celui qui se décrit comme un homme tenace et têtu avec une «tête dure d’Irlandais».

Durant l’été, Dubuc Motors avait annoncé un partenariat avec Xnergy Financial LLC pour une prévente de 3 millions d’actions à 2 $US chacune. Aussi, l’entreprise de Québec avait réussi à recueillir 7 millions $US auprès de plus de 750 investisseurs, par l’entremise de la plateforme de sociofinancement par actions StartEngine.

«L’entente avec Xnergy Financial, qui est une petite firme, et le passage avec StartEngine ont fait partie du chemin de croix obligé qui nous a menés vers Maxim Group, une firme de courtage qui gravite au sommet avec les Morgan Stanley et Goldman Sachs de ce monde», précise M. Dubuc.

Réservations possibles

M. Dubuc rappelle qu’il est toujours possible de réserver son Tomahawk, par l’entremise du site Web de Dubuc Motors (dubucmotors.com), moyennant un dépôt de 5000 $US (6500 $).

Le Tomahawk sera un coupé 2 + 2, totalement électrique, construit à Québec. Ce véhicule entrera dans la catégorie des véhicules de luxe destinés pour l’exportation. «On est plus connus à l’extérieur du Québec qu’ici», affirme M. Dubuc.

Il faut aussi comprendre que le Tomahawk se trouve dans un marché de niche. «C’est sûr, il y en a qui me disent que les constructeurs reconnus vont sortir des voitures sport électriques, comme Porsche, par exemple. Mais, nous, on vise également le marché des athlètes et des grands gaillards de six pieds cinq pouces et de 285 livres», explique le pdg. «Allez voir dans YouTube des vidéos de grands gars qui veulent entrer dans des voitures exotiques. Vous allez rire!»

Les données techniques publiées il y a quelques mois faisaient état d’un véhicule équipé de quatre moteurs électriques, qui développeraient une puissance estimée de 596 kilowatts — équivalent à 800 chevaux —, ainsi qu’un couple estimé de 1356 newtons mètres — équivalent à 1000 livres-pieds.

La batterie au lithium-ion de 100 kWh que Dubuc prévoit embarquer donnerait au Tomahawk une autonomie de 595 km (370 milles).

La version de production du Tomahawk devrait être dévoilée en 2020. «Notre cible, c’est le Consumer Electronic Show [CES] de 2020 à Las Vegas» ajoute M. Dubuc.

Le prix de vente proposé devrait partir à 125 000 $US (163 000 $), pour atteindre jusqu’à plus de 250 000 $, selon les options commandées.