La Chevrolet Volt est toujours le modèle le plus populaire auprès des électromobilistes québécois, avec 9970 unités immatriculées. Mais le modèle a perdu de sa superbe, car il représente maintenant 28,4 % du parc des VE du Québec, alors que c’était 38,9 % l’an dernier.

Déjà plus de 35 000 véhicules électriques au Québec

CHRONIQUE / Au rythme auquel le nombre de véhicules électriques au Québec augmente, il est fort probable que le fameux objectif de 100 000 unités en 2020 soit atteint.

Selon les données compilées par l’Association des véhicules électriques du Québec (AVEQ), il y avait 35 170 véhicules électriques (VE) immatriculés auprès de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), en date du 30 septembre dernier.

«La progression se fait à un rythme d’environ 50 % par année», confie Simon-Pierre Rioux, président de l’AVEQ, rencontré vendredi au Salon du véhicule électrique de Saint-Hyacinthe. Selon un graphique publié dans le site de l’AVEQ, la courbe des véhicules vendus suit celle de la prévision exponentielle pour atteindre l’objectif de 2020.

M. Rioux prédit que le chiffre magique de 100 000 sera atteint précisément le 23 décembre 2020, alors la date ultime est le 31 décembre.

Rabais à l’achat

Le Québec profite également de l’annulation des rabais gouvernementaux en Ontario par le premier ministre Doug Ford, élu cette année.

«Les constructeurs automobiles envoient ici les véhicules électriques destinés au départ pour la vente en Ontario. Lesquels véhicules sont facilement vendus ensuite en raison des rabais toujours en vigueur au Québec», affirme Martin Archambault, porte-parole de l’AVEQ. «C’est un peu triste à dire, mais on se sent comme le corbeau qui picore sur la bête écrasée sur le bord de la route...» image-t-il.

Travail «coûteux»

Même si ce sont des données «publiques», l’interrogation de la base de données de la SAAQ est coûteuse à l’AVEQ. «On doit payer à la SAAQ 100 $ l’heure pour l’utilisation de l’ordinateur et deux ou trois cents par véhicule dans le résultat transmis dans un fichier Excel», explique M. Rioux. «C’est sûr que lorsque nous serons rendus à 100 000 véhicules et plus, on fait faillite!» blague-t-il, en ajoutant que l’AVEQ publie ces statistiques quatre fois par année.

Ces données, qui comprennent les marques, les modèles, les années et les codes postaux, sont ensuite épluchées par des statisticiens et des analystes qui les nettoient. «On exclut les motos et les véhicules à basse vitesse, entre autres.»

Les tendances

La Chevrolet Volt est toujours le modèle le plus populaire auprès des électromobilistes québécois, avec 9970 unités immatriculées. Mais le modèle a perdu de sa superbe, car il représente maintenant 28,4 % du parc des VE du Québec, alors que c’était 38,9 % l’an dernier.

La Nissan Leaf suit derrière avec 5595 immatriculations, pour 15,9 % du parc. La Toyota Prius Prime se faufile en troisième place (2197 unités, 6,2 %), tout juste devant la Chevrolet Bolt (2158 unités, 6,1 %).

Enfin, la région du Québec qui se démarque en termes de pourcentage de son parc automobile est Lanaudière. Le nombre de véhicules électrique représente 0,87 % (3819 unités) de son parc. Suivent la Montérégie avec 0,73 % (9039 unités, le quart du parc québécois de VE) et l’Estrie avec 0,70 % (1959 unités). Laval, la Capitale-Nationale et Montréal suivent.

Tous les résultats de l’étude sont disponibles à www.aveq.ca.