Le chef des opérations d’Arianne Phosphate, Jean-Sébastien David, estime que la signature de ce premier client – qui n’est pas identifié en vertu d’une entente de confidentialité – vient justifier la viabilité et la rentabilité du projet.

Arianne Phosphate signe un premier client

Arianne Phosphate fait un pas de plus vers la réalisation de son projet de mine de phosphate du Lac à Paul, au nord de Saguenay, en signant une première entente à long terme avec un client européen. Ce « joueur majeur » dans l’industrie du phosphate s’engage à acheter une quantité « significative » de concentré d’apatite dès que la production sera mise en branle.

La société basée à Saguenay en a fait l’annonce mardi matin. « J’espère que c’est le premier d’une longue série », indique le chef des opérations d’Arianne Phosphate, Jean-Sébastien David. Ce dernier estime que la signature de ce premier client – qui n’est pas identifié en vertu d’une entente de confidentialité – vient justifier la viabilité et la rentabilité du projet. L’acheteur s’est engagé à payer le juste prix pour le concentré de haute qualité qui sera éventuellement produit dans la région.

« Ça nous permet de rentrer officiellement sur le marché en plus d’avoir un prix soutenable pour réaliser le projet. On ne veut pas non plus donner notre produit. Pour nous, c’est un bon début, surtout que c’est un joueur important dans le marché qu’on vise, et ce, depuis plusieurs années », ajoute M. David.

D’AUTRES ENTENTES EN VUE

Une série de protocoles d’entente avec d’autres clients serait également en voie de se concrétiser, selon la direction d’Arianne Phosphate. 

« Avec cette entente, on est certain de faire des petits en Europe », croit le chef aux opérations, qui rappelle que le marché américain aussi est dans la mire de l’entreprise à moyen terme. 

Rappelons que le projet d’extraction au Lac à Paul dépend dans l’immédiat du feu vert qui sera accordé ou non à la construction d’un terminal maritime entre Saint-Fulgence et Sainte-Rose-du-Nord. 

Le bureau de la ministre fédérale de l’Environnement et du Changement climatique doit d’ailleurs donner son autorisation pour la construction du terminal au plus tard le 19 octobre prochain.