Adrien Guibert-Bartez
Adrien Guibert-Bartez

Appui à GNL: un sondage biaisé, selon Coalition Fjord

Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Le sondage payé par l’entreprise GNL/Gazoduq réalisé au début du mois de septembre est biaisé, selon la Coalition Fjord et son porte-parole, Adrien Guibert-Bartez.

Après avoir eu en main le sondage Segma Recherche, la Coalition Fjord affirme que trois éléments particuliers ressortent de son analyse.

Selon l’organisme, à la page 7 du sondage, le sondeur indique avoir présenté l’argumentation de l’entreprise juste avant de poser la question à savoir si les gens étaient « favorables », « potentiellement favorables sous conditions » ou « défavorables ».

La Coalition juge complètement inacceptable qu’un sondeur présente le projet selon les mots de l’entreprise à des gens qui ne connaissent pas ou peu le projet. Il est évident que dans une situation comme celle-là, l’opinion des gens est biaisée, affirme M. Guibert-Bartez par voie de communiqué.

« Alors qu’ils croient entendre des faits objectifs, c’est plutôt la propagande de l’entreprise qu’ils se font dire juste avant de donner leur opinion s’ils sont pour ou contre le projet. C’est complètement inacceptable », affirme le porte-parole.

Le second élément soulevé concerne le pourcentage de gens qui se disent peu ou pas informés, que la coalition estime à 70 %.

Il est douteux de considérer les personnes peu ou pas informées comme faisant partie des gens ayant une opinion sur le projet. La Coalition Fjord réitère que lorsque les gens sont au courant des enjeux reliés à GNL et à ses impacts sur l’environnement, dont plus spécifiquement les émissions de gaz à effet de serre (GES) et l’économie, ils ne peuvent qu’être opposés au projet.

Enfin, le fait qu’un tiers des répondants semblent favorables à certaines conditions, notamment au niveau environnemental, sème le doute. Or, un bon nombre (46 %) semble croire les prétentions du promoteur à l’effet que son projet aura des effets bénéfiques au niveau des GES ou des mammifères marins, ce qui est unanimement contesté par les scientifiques. Par ailleurs, une majorité des répondants « conditionnels » considèrent qu’ils pourraient avoir une opinion plus favorable si l’impact au niveau des GES était moindre. Ce qui indique l’importance que les répondants accordent à cet aspect du projet.