Sylvain Maltais, président de la section locale des Métallos à l’Usine Alma de Rio Tinto, et Alexandre Fréchette, conseiller syndical Saguenay-Lac-Saint-Jean pour le Syndicat des Métallos.
Sylvain Maltais, président de la section locale des Métallos à l’Usine Alma de Rio Tinto, et Alexandre Fréchette, conseiller syndical Saguenay-Lac-Saint-Jean pour le Syndicat des Métallos.

Alumimium: le vrai test sera en septembre, selon les Métallos

Mariane Guay
Le Quotidien
Le Syndicat des Métallos désire que les fonds recueillis dans le cadre des contre-mesures associées aux nouveaux tarifs douaniers imposés par l’administration Trump sur l’aluminium canadien servent à moderniser des usines existantes, à augmenter la capacité de production et à accroître la transformation du métal d’ici.

« En investissant dans l’avenir, en créant des emplois ici et en assurant leur avenir on peut espérer sortir du positif de la crise actuelle. L’idée n’est pas de faire un chèque en blanc aux multinationales de l’aluminium, mais d’investir pour développer davantage l’aluminium ici et s’assurer qu’il y ait de vraies retombées pour nos régions. Le secteur de l’aluminium québécois est déjà performant, parmi les plus verts au monde. Mais pour que les emplois se maintiennent et se développent, il faut investir maintenant pour demeurer à la fine pointe », mentionne le représentant syndical du secteur des alumineries au Syndicat des Métallos, Alexandre Fréchette, par voie de communiqué.

Ottawa s’est donné jusqu’au 6 septembre pour consulter les parties impliquées au sujet des contre-mesures. Les Métallos mentionnent par communiqué « saluer » l’annonce gouvernementale de la ministre Mélanie Joly, qui était présente dans la région mercredi. Elle annonçait que près de 5 millions seront investis pour la traçabilité de l’aluminium. « Le vrai test sera en septembre. On pourra mesurer l’engagement du gouvernement à s’investir dans l’avenir du secteur de l’aluminium », ajoute M. Fréchette.


« Le secteur de l’aluminium québécois est déjà performant, parmi les plus verts au monde. Mais pour que les emplois se maintiennent et se développent, il faut investir maintenant pour demeurer à la fine pointe »
Alexandre Fréchette

Le président de la section locale des Métallos à l’usine d’Alma, Sylvain Maltais, explique qu’Ottawa doit prendre la balle au bond dans cette situation. « On constate ces dernières années que plusieurs projets d’investissements ont été mis sur la glace par les alumineries, notamment en raison de l’incertitude liée au litige commercial avec les États-Unis. Les gouvernements doivent aider à sécuriser et créer des emplois dans ce secteur. Ottawa doit saisir l’occasion pour donner une impulsion », indique M. Maltais, tout comme son homologue de la section locale de Bécancour, Éric Drolet.