L'ambassade du Canada à Washington

ALÉNA: Freeland et Lighthizer poursuivront leurs négociations à Washington

WASHINGTON - Les négociateurs canadiens à Washington évaluent les progrès accomplis après une longue nuit de discussions avec leurs homologues américains dans l’espoir de parvenir à une entente sur le renouvellement de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

L’équipe canadienne était réunie jeudi à l’ambassade du Canada pour discuter des résultats de ces longues conversations, ont indiqué des personnes proches des discussions, qui ont réclamé l’anonymat en raison de la sensibilité des négociations.

Leur évaluation mettra la table en vue du retour de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, jeudi après-midi, aux bureaux du représentant américain au Commerce Robert Lighthizer.

Les deux principaux responsables des négociations de l’ALÉNA ont tenu de longues réunions à Washington mercredi - des discussions que Mme Freeland a qualifiées de productives et constructives.

Des sources ont indiqué que les deux parties voulaient un accord, mais ces sources ont mis en garde contre le fait qu’il subsistait des désaccords sur des questions clés, notamment les produits laitiers, l’exception culturelle et le mécanisme de règlement des différends du chapitre 19.

Mme Freeland a déclaré aux journalistes mercredi, à la fin de sa réunion avec M. Lighthizer, qu’elle ne pouvait pas prédire à quel moment les deux parties s’entendraient sur un accord, en ajoutant que rien n’était réglé jusqu’à ce que tout soit réglé.

La Maison-Blanche doit présenter le texte d’une entente au Congrès avant le 1er octobre pour que le Canada puisse se joindre à l’accord que l’administration Trump a signé avec le Mexique.

Les négociations de l’ALÉNA, qui ont lieu depuis 13 mois, sont déterminantes dans les relations économiques et commerciales entre les trois pays d’Amérique du Nord, puisque l’avenir de nombreux travailleurs et industries sont en jeu.

Le président Donald Trump a menacé de signer un accord qui exclurait le Canada, mais il aimerait également obtenir une victoire sur le front du commerce avant les élections de mi-mandat des États-Unis en novembre, qui mettront à l’épreuve la capacité des républicains à garder leur majorité au Congrès.

M. Trump et le premier ministre Justin Trudeau se sont décoché des flèches mercredi, chacun disant être prêt à quitter l’ALÉNA s’il n’obtenait pas ce qu’il veut.

L’objectif général des négociations est d’officialiser l’accord d’ici le 1er décembre afin qu’il entre en vigueur avant l’arrivée en fonction du nouveau président du Mexique.