Les besoins de main-d’oeuvre sont grands dans le milieu touristique à l’approche de la saison estivale.

626 postes en tourisme au Saguenay–Lac-Saint-Jean

626 postes vacants sont à pourvoir en tourisme au Saguenay-Lac-Saint-Jean en vue de la période estivale. La région est l’une des plus touchées par la pénurie de main-d’œuvre. Au Québec, environ 20 000 postes sont vacants à quelques semaines de l’arrivée de l’été.

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean compte plus de 11 626 emplois en tourisme, dont 930 en période estivale. C’est donc dire que bon nombre de ceux-ci n’ont toujours pas trouvé preneurs alors que le beau temps se pointe le bout du nez. 

« C’est un casse-tête de plus en plus compliqué pour les gestionnaires », confirme Julie Dubord, directrice générale de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui confirme que le manque de main-d’œuvre risque d’avoir des conséquences sur les différentes entreprises touristiques de la région. 

« À l’heure actuelle, on préfère parler de toutes ces opportunités qui sont disponibles pour ceux qui voudraient travailler. Dans l’éventualité où on ne parviendrait pas à combler tous ces postes, souvent, les gestionnaires vont être obligés de diminuer leurs heures d’ouverture ou de cesser d’offrir l’expérience bonifiée qui les distingue. Parfois, les gestionnaires se retrouvent au comptoir d’accueil ou nettoient les chambres. On veut que tout le monde mette l’épaule à la roue, mais souvent, le gestionnaire pousse la roue seul. C’est certain que ça met les entreprises en péril. »

Dans le secteur de la restauration et de l’hébergement, les besoins les plus criants dans la région se font sentir chez les aides-cuisiniers, les cuisiniers et les préposés à l’entretien ménager. Dans le secteur des loisirs et divertissements, ce sont les préposés à l’entretien de sites, de sentiers et des bâtiments, les préposés à l’accueil, à la billetterie et au service à la clientèle, ainsi que les sauveteurs, moniteurs et animateurs qui sont les plus recherchés.

Les entreprises tentent donc de séduire les étudiants et les retraités qui seraient prêts à travailler dans la région. 

« Les étudiants ont des attentes beaucoup plus précises de ce qu’ils recherchent comme conditions. Ils quittent aussi assez tôt pour le retour en classe. L’automne est la période où on reçoit le plus de visiteurs de l’international. On a besoin de plus de monde. Quand les employés quittent, c’est difficile de fonctionner sans ceux qui ont acquis de l’expérience », souligne Julie Dubord. 

Le milieu touristique fait aussi appel aux immigrants, ainsi qu’aux personnes qui vivent avec un handicap physique ou intellectuel. « On a des exemples où leur présence ajoute une belle couleur et les clients reçoivent ça extrêmement positivement. »