Jasmin Gilbert pose fièrement avec son premier véhicule Prévost, en 1978, devant le terminus de Jonquière. L’homme aujourd’hui âgé de 73 ans est toujours actif au sein de l’entreprise.

60 ans d’histoire pour Intercar

Au volant d’un autobus, c’est en 1959 que Georges Gilbert conduisait ses premiers clients, de Laterrière à Chicoutimi. Quelques années plus tard, le fils de Georges, Jasmin, se joignait à l’entreprise familiale, avec sa soeur Jocelyne. Aujourd’hui, le petit-fils du fondateur, Hugo Gilbert, est aux commandes d’Intercar, qui fête cette année son 60e anniversaire. Un anniversaire qui ne pourrait être célébré sans la présence et le dévouement des employés, souligne le président et fier représentant de la troisième génération.

Les activités d’Intercar ont débuté quelque part en 1959. « Les débuts restent un peu nébuleux ! Mon grand-père Georges avait des camions de transport de marchandises et, un jour, il a décidé de transporter les gens de Laterrière à Chicoutimi avec des autobus. On n’en sait pas beaucoup plus sur la fondation de l’entreprise, mais c’est de cette façon que tout a commencé. Dix ans plus tard, mon père Jasmin est arrivé au sein de l’entreprise avec ma tante Jocelyne », raconte Hugo Gilbert.

Le petit Hugo, lui, a toujours eu le désir de prendre les rênes de la compagnie, une fois qu’il aurait son diplôme en poche. « Nous habitions la maison juste à côté du terminus (de Jonquière) et les chauffeurs venaient souvent voir mon père. J’avais hâte de gérer tout ça ! », se remémore Hugo Gilbert, qui est parti étudier à Québec dans un collègue anglophone. Il a ensuite terminé son baccalauréat aux HEC de Montréal, en relève entrepreneuriale. Pendant l’été, Hugo rentrait au bercail et travaillait comme chauffeur d’autobus. « Petit, je lavais les autobus. Disons que j’ai eu un cheminement classique de la relève entrepreneuriale familiale », explique le président d’Intercar.

Hugo Gilbert a travaillé quelques années à Québec, où Intercar a une division. Il est revenu dans la région en 2005.

Hugo Gilbert est fier de ce que l’entreprise est devenue au fil des ans. Il en profite pour remercier tous ses fidèles employés.

Le président se dit très fier du chemin parcouru par l’entreprise, qui a pris beaucoup d’ampleur au cours des années. Aujourd’hui, Intercar assure les liaisons entre Québec, le Saguenay, le Lac-Saint-Jean et la Côte-Nord, en plus de transporter 18 000 élèves chaque matin, des milliers de touristes chaque année à bord des autobus nolisés, sans compter tous les petits hockeyeurs qui prennent la route pour leurs différents tournois.

« Évidemment, toute cette réussite n’aurait pas été possible sans nos employés. C’est grâce à eux si l’entreprise est devenue un fleuron régional. On ne les remerciera jamais assez et c’est à eux qu’on doit ce soixantième anniversaire », a souligné Hugo Gilbert.

Jeudi soir, la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord honorait 15 entreprises régionales qui ont contribué au développement du Saguenay. Intercar en faisait partie.

« Nous profitons de cet honneur pour lancer nos festivités du 60e. Nous avons un logo spécial et il y aura un autobus aux couleurs du 60e. Plusieurs activités auront lieu jusqu’à Noël », a expliqué Hugo Gilbert.

Hugo Gilbert est fier de ce que l’entreprise est devenue au fil des ans. Il en profite pour remercier tous ses fidèles employés.

Évidemment, celui-ci aimerait voir ses garçons prendre la relève de l’entreprise. Mais il ne compte pas mettre trop de pression. « Je vais leur donner le choix de la relève, comme mon père a fait. Mais c’est certain que j’aimerais bien ça les voir suivre mes traces ! », a affirmé le papa de deux garçons de 10 et 12 ans.

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S'ADAPTER AUX NOUVELLES RÉALITÉS

Il y a une dizaine d’années, Intercar a dû commencer à revoir son plan d’affaires, en raison d’un chamboulement dans l’industrie du transport. La popularité des modes de transport en covoiturage, notamment offerts via le Web, a fait mal à la compagnie.

« Nous avons perdu 50 % de notre clientèle en 10 ans. Ç’a été difficile, mais depuis quelques années, nous avons réussi à reconquérir cette clientèle, grâce à des offres agressives. Nous avons aussi beaucoup misé sur la technologie », explique le président d’Intercar, Hugo Gilbert.

Des techniciens informatiques ont été engagés, un site Web digne de ce nom a été lancé et l’entreprise s’est faite de plus en plus présente sur les médias sociaux.

« Nous n’étions pas trop technos à ce moment-là, il fallait s’adapter et nous avons mis les ressources nécessaires. Nous avons revu notre plan d’affaires et notre marketing. Les efforts ont porté fruit et nous avons réussi à remonter. Aujourd’hui, ça va vraiment bien et l’avenir est reluisant ! », a affirmé Hugo Gilbert.