Lors d'un atelier, un travailleur de Produits forestiers Résolu, Pascal Gravel, expliquait à des jeunes attentifs tous les différents types de produits qui peuvent être extraits d'un arbre.

340 jeunes initiés à l'industrie forestière

Trois cent quarante élèves du niveau secondaire de différentes écoles de la région ont participé jeudi à la 11e édition de l'événement « Viens vivre la forêt ».
Le fait qu'il pourrait travailler dehors et dans sa région pourrait attirer Michel Bertrand, un étudiant en secondaire III à Camille-Lavoie, vers les métiers de la forêt.
Murielle Thibeault, étudiante en secondaire V à Camille-Lavoie, était contente de voir qu'il y a de la place pour les femmes dans l'industrie forestière.
Les jeunes étaient transportés à la Forêt d'enseignement et de recherche Simoncouche de l'Université du Québec à Chicoutimi au kilomètre 217 sur la 175 dans la Réserve faunique des Laurentides. Sur place, une panoplie de travailleurs de la forêt les attendaient, au travers de six ateliers, pour les intéresser à leurs métiers.
La journée est organisée par l'Association forestière du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Dans un communiqué, l'organisme soutient que l'activité « se tient dans un contexte où la main-d'oeuvre forestière est vieillissante et où les métiers forêts-bois sont méconnus, ce qui se traduit par un manque de relève qualifiée ».
Selon la responsable des communications, Stéphanie Pelchat, ça semble se replacer tranquillement dans les programmes d'études de la forêt. « C'est de mieux en mieux pour les inscriptions. Ça ne monte pas beaucoup, mais ça monte », a-t-elle assuré.
Lors d'un atelier, un travailleur de Produits forestiers Résolu, Pascal Gravel, expliquait à des jeunes attentifs tous les différents types de produits qui peuvent être extraits d'un arbre, allant des traditionnels 2X4 jusqu'aux granules et copeaux. « Chez Résolu, on ne jette rien. La fibre est trop importante », leur a-t-il lancé, en vantant également des compagnies innovantes comme Chantiers Chibougamau. Ces derniers, a-t-il montré aux jeunes, créent de grandes choses avec leurs poutres en lamellé-collé fabriquées avec des arbres trop petits pour être utilisés pour en tirer des planches de bonne taille.
De la place pour les femmes
Murielle Thibault, étudiante en secondaire V, faisait partie d'une délégation de l'école Camille-Lavoie d'Alma. Elle a bien apprécié son expérience, elle qui devra bientôt choisir son champ d'études au cégep. Elle a aimé être informée sur un domaine qui offre des emplois bien rémunérés dans sa région. « Il y avait même une madame qui donnait un atelier. Je trouve ça inspirant. Il y en a qui ont des préjugés que les filles ne peuvent pas travailler dans le bois », a-t-elle noté.
Michel Bertrand, de la même école, était un « placement » à plus long terme, alors qu'il se trouve en secondaire III. Il est aussi bien placé pour savoir que les filles ont une place dans la forêt, alors que sa demi-soeur a étudié en Techniques du milieu naturel - Aménagement de la ressource forestière au Cégep de Saint-Félicien et travaille maintenant dans son domaine. « J'aimerais ça travailler dehors et ce serait le ''fun'' de pouvoir travailler dans ma région », a-t-il indiqué sur ce qui l'intéresserait comme boulot.
La rationalisation est passée
David Boivin était un des animateurs enjoués de cette journée. Il est surintendant en santé-sécurité et intervention à la Coopérative forestière Petit-Paris à Saint-Ludger-de-Milot. Bien au fait de la situation, il assurait aux jeunes qu'il y a de la place pour eux, malgré les mauvaises nouvelles qui touchent encore l'industrie. « Il y a eu une rationalisation qui s'est faite. Le régime minceur est fait et aujourd'hui les personnes plus vieilles prennent leur retraite », a-t-il mentionné. Selon lui, les entreprises ont autant besoin de travailleurs manuels que d'ingénieurs forestiers.