Le propriétaire de La Chouape, Louis Hébert, mise sur l’utilisation de produits naturels dans la fabrication de sa bière pour se démarquer des autres producteurs. Il se targue également de n’utiliser aucun additif chimique.

300 000$ pour de nouvelles cuves

La microbrasserie La Chouape de Saint-Félicien investit 300 000 $ pour l’achat de deux nouvelles cuves et d’une machine à refroidissement. Elle espère ainsi accroître sa production de 50 % d’ici le mois de mars.

La direction de l’entreprise compte du même souffle engager trois personnes à temps plein, incluant une chargée de projet qui aura pour mission de bonifier l’image de marque de La Chouape. 

« Notre marché à Montréal et dans le sud du Québec se développe beaucoup et il y a du potentiel pour accroître nos ventes », indique le propriétaire de l’entreprise, Louis Hébert. 

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean et la région métropolitaine de Québec demeurent cependant les principaux endroits où la bière est vendue en plus grande quantité. 

« Fabriquer la bière, c’est tel que tel, mais la vente et l’accès aux marchés, c’est une autre étape, d’autant plus qu’il y a beaucoup plus de compétition qu’avant dans ce domaine », fait valoir Louis Hébert. C’est pourquoi l’entreprise s’est ralliée à un nouveau distributeur dans la région de Montréal.

Attente plus longue

La preuve que le nombre de microbrasseries augmente : Louis Hébert a acheté ses nouvelles cuves en décembre 2016, mais le fabricant avec lequel il fait affaire est tellement en demande qu’il impose des délais de livraison de 10 à 12 mois. 

« Quand on a commencé, il y a dix ans, les délais étaient plutôt de deux ou trois mois. C’est incroyable à quel point ça change », constate le jeune entrepreneur. 

Les nouveaux équipements ont finalement pu être installés à la fin du mois de décembre. La direction est actuellement en période de rodage. 

Malgré la compétition féroce, les affaires vont bien, d’après le propriétaire de La Chouape. Louis Hébert mise notamment sur l’utilisation de produits naturels dans la fabrication de sa bière pour se démarquer des autres producteurs. Il se targue également de n’utiliser aucun additif chimique. 

La Chouape engage 18 personnes à temps plein et à temps partiel à son usine et son bar. En été, ce nombre grimpe à 25. 

Trois bourses de 1000$ pour les jeunes entrepreneurs

Le propriétaire de la microbrasserie La Chouape, Louis Hébert, lance un appel aux jeunes entrepreneurs québécois qui souhaiteraient faire un stage en France. Depuis le printemps, les trois bourses de 1000 $ chacune qu’il souhaite offrir n’ont toujours pas trouvé preneurs. 

Les Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ), qui octroient de nombreuses bourses chaque année, s’occupent de recevoir les candidatures. 

À ce jour, une seule personne a postulé, mais elle ne répondait pas aux critères initiaux. Louis Hébert espérait trouver des personnes intéressées par les métiers manuels traditionnels. Les domaines de l’ébénisterie, de l’agroalimentaire et de la fabrication artisanale de chaussures sont des exemples de domaines acceptés.

« Les vieilles traditions ancestrales sont en train de se perdre ici, mais en Europe, il y en a encore, alors ça peut être très inspirant pour les jeunes », croit Louis Hébert.

Ce dernier avait pu se rendre à trois reprises en Europe pour s’inspirer de microbrasseries locales grâce à différentes bourses qu’il avait reçues. 

« Ça donne un gros coup de pouce, surtout qu’il n’y avait pas encore de microbrasserie au Québec quand j’y suis allé, ça m’a permis d’en apprendre beaucoup. En offrant à mon tour ces trois bourses, je souhaitais redonner au suivant », soutient Louis Hébert. 

Les intéressés peuvent toujours soumettre leur candidature à LOJIQ.