Directeur général de la SADC, André Boily a dressé le bilan des 30 dernières années de son organisation. Il était accompagné de Gilles Grenon de Rio Tinto et Germain Grenon de la SADC.

16 millions $ et 1940 emplois plus tard

À l’heure où les banques sont de plus en plus frileuses à financer les petites entreprises, la présence de la Société d'aide au développement de la collectivité (SADC) du Haut-Saguenay est devenue essentielle à la création d’une nouvelle génération d’entrepreneurs. L’organisation, qui fête ses 30 ans cette année, a aidé plus de 500 organisations et investi plus de 16 millions $ depuis ses débuts. La distillerie du Fjord, qui a lancé le populaire gin boréal KM 12, fait d’ailleurs partie de ces petites entreprises qui a ont été soutenues par la SADC pour son démarrage.

« Près 83 % des projets qu’on accompagne ne se seraient pas réalisés sans l’appui des SADC. C’est énorme. Et les entreprises qui ont fait appel à nos services sont plus susceptibles de durer dans le temps et d’accroître leur nombre d’employés », pointe André Boily, directeur général de la SADC du Haut-Saguenay.

« C’est vrai que les banques mettent davantage l’emphase sur les garanties et les mises de fonds et elles préfèrent financer des actifs immobiliers. Ce qui est plus difficile pour les jeunes ou petites entreprises. Chez nous aussi on a des exigences pour s’assurer de se faire rembourser nos prêts. Mais ce qu’on fait de plus, c’est offrir de l’accompagnement aux entreprises qui ont par exemple des problèmes de gestion ou peu d’historiques. On intervient sur les conditions favorables au financement et offre du support technique », ajoute le directeur de l’organisation qui touche les municipalités et territoires limitrophes de Saguenay, de Saint-David-de-Falardeau à Saint-Charles-de-Bourget en passant par Larouche et Lac-Kénogami

Bourse du carbone

Le rôle de la SADC du Haut-Saguenay a bien évolué au cours des trois décennies. L’organisation a ajouté le créneau développement durable dans son porte-feuille de service. En plus d’accompagner les entreprises à prendre le virage durable, la SADC travaille pour que les petites organisations puissent retirer des revenues de la bourse carbone. Un projet pilote a été mené en ce sens et les résultats financiers seront connus dans les prochaines semaines.

« Pour une petite entreprise, c’est plus difficile de vendre leur crédit carbone à cette bourse. Par exemple, ça peut coûter 75 000 $ à une entreprise pour mettre en place la démarche, alors que ça rapporte 10 000 $ ou 15 000 $. Ce qu’on a fait, c’est regrouper 8 PME de la région qui ont compilé 500 000 tonnes de GES. D’ici quelques semaines, nous devrions annoncer une première transaction financière permettant aux PME un retour sur investissement », décrit M. Boily.

Pour souligner les 30 ans de l’organisation, un concours sera lancé sur les ondes d’Énergie 94.5 en 2018 afin de récompenser une entreprise du territoire de la SADC, en démarrage ou en affaire depuis moins d’un an. L’entreprise gagnante recevra un grand prix d’une valeur d’environ 10 000 $. Ce prix comprend tout ce dont une nouvelle entreprise à besoin afin de bien démarrer leur projet, dont les services d’avocat, notaire, comptable, ainsi que de la visibilité dans les médias régionaux.