Zone rouge: pas d’affolement au Cégep de Chicoutimi

Stéphane Bouchard
Stéphane Bouchard
Le Quotidien
Le Cégep de Chicoutimi ne panique pas à l’idée que le Saguenay-Lac-Saint-Jean vire au rouge. Selon le directeur des études de l’établissement, Christian Tremblay, les activités du collège ont été planifiées en pensant au niveau d’alerte maximale.

Il entrevoit les choses avec philosophie, au moment où les mesures sanitaires risquent de devenir encore un peu plus sévères dans la région.

«Entrer en zone rouge, ce n’est pas le confinement qu’on a connu au printemps. Les mesures de la Santé publique nous permettent de tenir encore des activités essentielles», explique Christian Tremblay.

La préparation est meilleure aussi cette fois-ci. La session d’automne a été conçue avec un basculement vers le pire en tête, ce qui permet de conserver une bonne dose d’optimisme aujourd’hui.

Des solutions ont été trouvées pour les techniques qui demandent des présences afin d’éviter la propagation du coronavirus.

Certains programmes, comme métallurgie, inhalothérapie ou physiothérapie, ont intensifié leurs activités de laboratoire et ont fait les travaux pratiques au début de la session, quand la région était une zone verte. Le Centre québécois de formation aéronautique (CQFA), de son côté, a mis en place des protocoles pour que ses plans de vol soient approuvés en zone rouge. Des étudiantes en soins infirmiers ont quant à elles obtenu une trousse au début de la session pour pouvoir pratiquer des actes à la maison.

Pour le reste, l’enseignement en bonne partie se fera en ligne. Christian Tremblay indique que le Cégep de Chicoutimi a distribué près de 500 ordinateurs en prévision d’un reconfinement.

«Ceux qui n’ont pas accès à une connexion Internet de qualité suffisante peuvent venir au cégep. Il y a des zones de débordement sécuritaires qui sont prévues pour que tous puissent suivre leurs cours», précise-t-il.

Enfin, bien que cette session soit la première à se dérouler entièrement pendant une pandémie, le directeur des études du cégep espère que le contexte n’aura pas une influence négative sur la réussite.

«On a une immense collaboration du personnel de soutien et des enseignants», résume M. Tremblay.