Le porte-parole du projet de parc sur la zone ferroviaire, Rémy Dallaire, affirme que la proposition déposée dans le cadre de la consultation publique se veut un véritable virage vers l’aménagement d’une ville tournée vers l’avenir.

Zone ferroviaire: un parc et pas de nouvelle autogare

Le projet d’aménagement d’un parc sur la zone ferroviaire de Chicoutimi, tel que proposé par le comité de district numéro 8, est avant tout une vision pour inscrire le centre-ville de Chicoutimi dans la longue liste des villes qui entreprennent, à travers le monde, un virage pour affronter les nouveaux défis environnementaux comme les changements climatiques. C’est ce qu’a soutenu, au cours d’une entrevue accordée au Quotidien, le porte-parole du comité de participation citoyenne qui a monté le dossier, Rémy Dallaire.

M. Dallaire affirme que ce projet, déposé dans le cadre de la consultation menée par l’arrondissement Chicoutimi, représente des investissements de 22 M $. Il souligne que la municipalité sera en mesure d’obtenir des subventions pour le réaliser, si le parc s’avère le choix du conseil.

« Notre projet écarte définitivement la construction d’une autogare en remplacement de celle qui sera démolie. Nous voulons un projet complémentaire à la Zone portuaire, faisant place aux citoyens qui viendront au centre-ville pour la qualité de l’environnement. L’un des éléments majeurs est la réorganisation de la circulation avec trois carrefours giratoires aux intersections Saguenay/Salaberry, Saguenay/Sainte-Anne et Saguenay/Lafontaine », explique Rémy Dallaire.

Ces trois carrefours vont permettre de ralentir significativement la circulation des automobiles dans la zone ferroviaire. Trois traverses piétonnières seront aménagées sur des dos d’âne afin de sécuriser la transition entre ce secteur et le Vieux-Port.

« En ce moment, c’est un véritable danger de traverser le boulevard Saguenay », insiste Rémy Dallaire, qui participe également aux travaux du comité de circulation.

En plus des carrefours giratoires, les membres du comité proposent de diminuer de quatre à deux voies l’artère afin d’utiliser les deux autres pour aménager des cases de stationnement le long du boulevard.

Un autre bloc d’espaces de stationnement est également projeté sur la place ferroviaire, entre la vieille gare et l’actuelle autogare. L’autre bloc sera ajouté sur la zone du Vieux-Port, en remplacement des Halles, que la Ville a l’intention de démolir.

« En tout, nous comptons créer entre 750 et 800 espaces de stationnement sans construire d’autogare. C’est une économie majeure pour la ville. On parle de plus de 30 M $ seulement pour l’autogare. Nous avons prévu la construction de trois ascenseurs qui permettront aux automobilistes ou personnes qui circulent dans le parc de monter facilement au niveau de la rue Racine. Les gens vont marcher au maximum 100 mètres pour accéder aux ascenseurs. C’est un changement qui n’est pas majeur dans les habitudes », croit le porte-parole du comité.

Le parc comprend aussi un train thématique avec une voie ferrée installée en bordure de la rue du Havre, lequel pourra se déplacer sur la Zone portuaire, au besoin. « C’est un rappel historique pour le site. Les wagons pourront servir pour le marché public pendant l’été et le marché de Noël. Il est aussi possible de les utiliser pour des artistes au besoin, et surtout de les déplacer sur la Zone portuaire ».

Un bloc sanitaire serait érigé sur le site de l’atelier de réparation des locomotives, juste devant l’immeuble de Cegerco. Ce bâtiment comprendrait des espaces pour permettre aux gens de chausser les patins pendant l’hiver, puisqu’il y aurait un anneau de glace qui ferait le tour du site. Il serait aussi possible de rejoindre les pistes de ski de fond du centre-ville à partir du parc.

La démolition de l’autogare permettrait de récupérer une superficie intéressante de terrains qui donneraient directement sur le parc. Le comité y voit la possibilité d’ériger un édifice communautaire. Les propriétaires des immeubles donnant sur la rue Racine auraient de leur côté la possibilité d’améliorer l’arrière des bâtiments, qui donneraient désormais sur le parc, comme le font déjà certains restaurateurs.

Le projet du comité du district numéro 8 prévoit, entre autres, l’aménagement de trois carrefours giratoires, de trois traverses piétonnières, d’espaces de stationnement, d’un bloc sanitaire et d’un train thématique.

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LES AVANTAGES DU PROJET

Financiers

• Faible coût de réalisation

• Réalisable en gestion interne par l’administration municipale

• Aucun coût d’exploitation

• Pas de gestion de zone inondable ni de frais de décontamination élevés

Environnementaux

• Réduction du bruit ambiant et des îlots de chaleur

• Bilan carbone et GES positif

• Établissement d’un corridor de biodiversité urbaine

Touristiques

• Amélioration de l’image de Chicoutimi avec un parc prestigieux

• Interprétation de l’histoire ferroviaire du site et des habitats forestiers ancestraux

• Complément à la Place du citoyen

• Espace supplémentaire pour les grands événements

• Aménagements de sentiers de patinage et début du ski de fond urbain

• Première étape d’une ville verte et active

Selon les informations contenues dans la proposition de projet