Le président de l’arrondissement Chicoutimi, Michel Tremblay, n’est pas fermée à l’idée d’un amalgame de propositions.

Zone ferroviaire: rencontre entre deux des trois groupes

Deux des trois groupes qui ont présenté un des projets retenus par l’arrondissement de Chicoutimi pour le développement de la zone ferroviaire travaillent activement à trouver un terrain d’entente pour militer en faveur d’un projet mixte. La solution proposée comprendrait des éléments tirés autant du parc vert, soumis par le Comité de travail du district 8, que du projet de centre multifonctionnel culturel et sportif régional chapeauté notamment par l’ex-conseillère Joan Simard.

Le Quotidien a appris qu’une rencontre réunissant des gens des deux groupes a eu lieu lundi soir. Outre Joan Simard, cette assemblée a notamment réuni dans la même pièce l’ex-grand patron de Rio Tinto et membre du conseil d’administration des Saguenéens de Chicoutimi, Étienne Jacques, des représentants du Comité de travail du district 8, le promoteur Robert Hakim, la directrice générale de Diffusion Saguenay, Isabelle Gagnon, ainsi que des représentants de l’Association de patinage de vitesse.

Le but de cette rencontre – qui se tient alors que le conseil d’arrondissement de Chicoutimi doit faire connaître son choix d’ici deux semaines – était vraisemblablement de mousser un projet hybride qui reposerait en partie sur la plateforme du projet de parc vert du comité du district 8 pour le côté de l’aménagement urbain du secteur, tout en laissant la place à la construction du centre multifonctionnel réclamé et soutenu par l’ensemble des autres intervenants autour de la table.

Les tractations entre les deux groupes ont donné lieu à de bonnes discussions, mais aucune entente concrète ne serait survenue au terme de la rencontre de lundi. Questionnée mardi à ce sujet, Joan Simard a confirmé que la rencontre avait bel et bien eu lieu, mais elle a préféré s’abstenir de se prononcer sur les informations qui ont filtré lors de cette soirée.

Une chose qui semble certaine toutefois, c’est que la mise en commun des deux projets aurait l’avantage non négligeable de diminuer les coûts du projet choisi par Saguenay, en plus de créer un plus grand consensus quant au développement du secteur.

Selon les mémoires déposés en juillet, le projet de parc vert coûterait 22 M$, tandis que celui du centre multifonctionnel, incluant la conversion du centre Georges-Vézina, coûterait, une fois les subventions des deux paliers de gouvernements accordées, environ 35,8 M$.

La zone ferroviaire de Chicoutimi subira bientôt une véritable transformation.

Au conseil de décider

Le choix du projet ainsi que sa nature finale revient toutefois entre les mains des conseillers de Chicoutimi, qui devront vendre le projet à leurs collègues des deux autres arrondissements, la semaine prochaine, dans le but d’annoncer le projet choisi d’ici 15 jours, révélait Le Quotidien mardi.

Les tractations entre les deux groupes ne semblent toutefois pas influencer le président de l’arrondissement de Chicoutimi, Michel Tremblay.

« Ils nous ont envoyé des messages, mais c’est aux six élus [de Chicoutimi] à décider. Les projets sont déposés et la consultation publique est faite. Il faut maintenant convaincre notre monde de La Baie et de Jonquière », a indiqué M. Tremblay, en marge de la séance du conseil d’arrondissement qui se tenait mardi après-midi à l’hôtel de ville.

Ce dernier a quand même ouvert la porte à un projet final qui inclurait des éléments glanés dans l’un ou l’autre des trois différents scénarios à l’étude.

Le projet de centre multifonctionnel, tel que présenté en juillet, prévoit de conserver le centre Georges-Vézina afin de desservir les activités de patinage de vitesse. Les activités de hockey, elles, seraient évidemment déplacées vers le nouveau centre.

Outre l’aménagement durable de la zone, le Comité du district 8 proposait surtout d’amalgamer une zone verte au développement d’un système de déplacements plus efficace entre les pôles du haut et du bas du centre-ville, en plus de mettre en valeur la rue du Havre.

Le troisième projet en lice est celui du quartier du Havre lancé par l’architecte Luc Fortin, projet qui comprend essentiellement des immeubles résidentiels.