Le président de l’arrondissement de Chicoutimi, Michel Tremblay, et le consultant de la firme Transfert Environnement et Société, Louis-Michel Tremblay, ont livré les conclusions de la consultation citoyenne sur le projet de la zone ferroviaire du centre-ville de Chicoutimi.

Zone ferroviaire du centre-ville de Chicoutimi: à l’arrondissement de choisir [VIDÉO]

La consultation citoyenne qui a permis à 3000 personnes de se prononcer sur l’avenir de la zone ferroviaire du centre-ville de Chicoutimi retient trois projets différents, soit un parc urbain, un concept de quartier d’habitations et le projet de centre multifonctionnel d’une coalition d’organismes parrainé par l’ex-conseillère municipale Joane Simard.

Le président de l’arrondissement de Chicoutimi, Michel Tremblay, a livré le résultat de cette consultation, mercredi, en compagnie de Louis-Michel Tremblay, consultant de la firme Transfert Environnement et Société. Michel Tremblay a salué le travail de tous les groupes qui ont participé à cette vaste consultation et est demeuré prudent quant à l’option qui sera retenue par le conseil d’arrondissement.

photo le quotidien, mariane l. St-gelais

Il a salué les mérites de chacun des trois projets retenus. Chacun a été analysé et commenté par le comité, et des ajouts ont été proposés, notamment à partir des propositions qui n’ont pas nécessairement été retenues dans la liste finale.

Selon Michel Tremblay, les échéanciers sont tout de même assez précis. Le conseil d’arrondissement va procéder à l’analyse des trois projets pendant l’été et devrait normalement présenter une recommandation pour un seul projet au début de l’automne.

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Le président de l’arrondissement s’est bien gardé de faire transparaître le projet qu’il entend appuyer et vendre à ses collègues. Il souhaite donner le temps à tout le monde de se prononcer.

De plus, Michel Tremblay a défendu l’indépendance du processus de consultation. Il a rappelé que le projet soumis par le groupe de Joan Simard reprend certains éléments de celui de la mairesse de Saguenay, Josée Néron, mais qu’il comprend des particularités, dont l’élément multiusage.

Josée Néron, mairesse de Saguenay, a souligné l’importance de la consultation publique et n’a pas voulu se positionner pour l’une ou l’autre des options retenues par le comité.

En tant que président du conseil d’arrondissement, Michel Tremblay a dit souhaiter que la solution retenue par le conseil municipal puisse « mettre de la vie » au centre-ville de Chicoutimi afin de soutenir ce secteur commercial.

Trois propositions

Le projet du groupe de Joan Simard comprend un amphithéâtre qui permettrait de tenir des spectacles, avec une salle de 5000 places, ainsi que d’autres activités, comme des foires ou des congrès. Il est accompagné d’un nouveau stationnement à étages pour remplacer celui de la rue du Havre, lequel devra être démoli à court terme en raison de sa désuétude.

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Le projet de quartier résidentiel a été présenté par l’architecte Luc Fortin. Le quartier du Havre serait conçu selon les nouvelles tendances en matière d’énergie et d’environnement. Il comprend des tours d’habitation plus hautes que l’édifice du Manoir Champlain. Il s’agit essentiellement d’un concept architectural qui n’est appuyé par aucun promoteur immobilier.

Le projet présenté par le Comité de la zone ferroviaire du district 8 consiste en un vaste parc au coût de 22 M $. Il comprend des volets éducatifs et historiques, en plus de prévoir un îlot de fraîcheur au centre-ville. Un volet de réfection du stationnement de la rue Hôtel-Dieu est aussi prévu.

De façon générale, Michel Tremblay est revenu sur les obligations à court terme pour l’administration municipale, comme le stationnement de la rue du Havre. Il n’a pas voulu s’étendre sur d’autres informations qui circulent quant à la vente de terrains et du centre Georges-Vézina à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Pendant le point de presse, le conseiller municipal est revenu sur la valeur du site du centre-ville. Malgré ce potentiel, aucun promoteur privé n’a déposé de projet pour un développement commercial ou résidentiel. Ce manque d’intérêt des promoteurs privés ne semble toutefois pas inquiéter Michel Tremblay.