Yeux brillants et becs sucrés

Quoi de plus réjouissant pour des enfants, la veille de Pâques, que de participer à une chasse aux oeufs ou visiter une chocolaterie pour s'y sucrer le bec?
Entre 500 et 700 personnes ont pris part à la traditionnelle cueillette de cocos de la Pulperie de Chicoutimi, samedi. L'activité annuelle est toujours aussi populaire. Munis d'un panier, les bambins devaient récolter des oeufs de plastique de diverses couleurs dissimulés dans les salles d'exposition du musée régional.
En bout de parcours, ils pouvaient troquer leur récolte contre une poule en chocolat et un bon verre de lait bien froid. La célèbre chasse s'est faite en deux temps: une le matin et l'autre l'après-midi. Lors du passage du Progrès-Dimanche en matinée, une belle ribambelle de fillettes attendait patiemment que soit donné le coup d'envoi de l'expédition. Rose, Éléonore, Marie-Laure, Julia-Rose, Héloïse et Adèle affichaient des sourires à croquer.
Chocolateries
Tôt en matinée, la clientèle prenait déjà d'assaut les pharmacies et les chocolateries de la région dans le but de mettre la main sur une figurine destinée à un être cher pour Pâques. Chez Chocolats Lulu, la propriétaire, Dyane Gagnon, a fait remarquer que la tempête de neige de vendredi a ralenti les ardeurs des clients. Le magasinage a été remis au lendemain. Dans la salle de montre de Lulu, il y avait beaucoup de monde. Jasmine Bolduc, 4 ans, a demandé «une grosse poule» à sa grand-mère, un souhait que Marcelle Bolduc s'est empressée d'exaucer. Chloé Audet, 20 mois, scrutait les cocos des yeux en jasant avec une mascotte à carotte, tandis que Zoé Tremblay, coiffée d'une paire d'oreilles de lapin, reluquait de très grosses boîtes en compagnie de sa cousine, Marianne Émond.
Chez Bons délices, sur la rue Lafontaine, la proprio, Nathalie Brisson, était fin prête à accueillir les gens avec des centaines d'emballages, certains très originaux. C'était notamment le cas d'un bonhomme de neige fait de chocolat blanc, concocté la veille pour souligner la tempête pascale. Mme Bisson s'est dite à peu près sûre de trouver preneur en cette période de l'année pour ce personnage saugrenu offert au prix de 125$.
«Les gens viennent ici parce qu'ils sont à la recherche de choses particulières et parce qu'ils veulent acheter régional», a mis en relief Nathalie Bisson.