Sylvain Gaudreault pourrait devenir vendredi le nouveau chef du Parti québécois.
Sylvain Gaudreault pourrait devenir vendredi le nouveau chef du Parti québécois.

Y aura-t-il un autre chef politique issu du Saguenay-Lac-Saint-Jean?

Katherine Boulianne
Katherine Boulianne
Le Quotidien
C’est ce vendredi soir que nous connaîtrons le nouveau chef du Parti québécois, à l’issue d’un vote qui a débuté lundi. Avec la candidature de Sylvain Gaudreault, un représentant du Saguenay-Lac-Saint-Jean pourrait briller une fois de plus dans un rôle de leader politique.

Tantôt chef de parti, tantôt premier ministre… La région peut se vanter d’avoir porté au pouvoir plusieurs politiciens qui auront laissé leur trace. Si Sylvain Gaudreault est élu, il deviendra le neuvième politicien issu du Saguenay-Lac-Saint-Jean à accéder au titre de chef de parti.

Le plus récent à avoir obtenu ce titre, et évidemment celui de premier ministre, est Philippe Couillard. Né à Montréal et ayant occupé la fonction de député pour les circonscriptions de Mont-Royal et de Jean-Talon, c’est toutefois pendant ses années à titre de député de Roberval qu’il exerça les fonctions de premier ministre et de chef du Parti libéral du Québec.

Nul ne peut oublier non plus Lucien Bouchard, qui en inspira plus d’un lors de son passage en politique. Deux fois plutôt qu’une, l’homme originaire de Saint-Cœur-de Marie aura dirigé un parti. D’abord le Bloc Québécois, de 1993 à 1996, pour ensuite faire le saut au provincial en devenant chef du Parti québécois et premier ministre, de 1996 à 2001.

Parmi les autres chefs indépendantistes qui proviennent également de la région, il faut aussi ajouter le nom de Stéphane Bédard, le député de Chicoutimi, qui assuma les fonctions de chef par intérim du Parti québécois après la démission de Pauline Marois en 2014.

Michel Gauthier, élu dans Roberval, occupa quant à lui le rôle de chef du Bloc québécois en 1996, mais pour à peine un an. Un peu plus loin dans le temps, Gilles Grégoire fut chef du parti du Ralliement national, parti qui fusionna avec le Mouvement souveraineté-association de René Lévesque, pour ensuite former le Parti québécois en 1968.

Les années soixante ont aussi offert un autre chef politique au Saguenay-Lac-Saint-Jean, soit celui qui légua son nom au boulevard Talbot. Antonio Talbot fut chef intérimaire de l’Union Nationale, de janvier à septembre 1961.

Finalement, un candidat de la région aura brillé même au sommet du Bloc Pot. Le chef Marc-Boris St-Maurice n’aura toutefois pas réussi à se faire élire dans Jonquière.