Le WonderJam de l'Université du Québec à Chicoutimi s'est terminé dimanche à 16 h, après 48 heures de travail en continu pour la soixantaine de participants.

WonderJam: un jeu complet et intrigant

Après un 48 heures très intense, c'est l'équipe xXDr4gonCod3rsXx qui a remporté cette édition du WonderJam de l'Université du Québec à Chicoutimi. Leur jeu 1D8  a séduit les juges des compagnies Ubisoft et Bkom, parce qu'il était complet, intrigant et bien poli. Il s'agit de la même équipe qui a gagné à la dernière édition du WonderJam.
Les participants avaient jusqu'à 16 h, dimanche, pour créer le meilleur jeu vidéo possible sur le thème « Orwell avait raison ». Lors du passage du Quotidien, quelques minutes après la fin de la compétition, tous semblaient satisfaits de leur produit. Les équipes se mélangeaient les unes aux autres pour essayer les différents jeux, ou attendaient avec hâte les résultats du jury, qui ont été annoncés en soirée.
« On est très satisfait ! On n'a pas vraiment dormi pendant la fin de semaine ! On dormait 45 minutes chacun en alternance. Mais on est très confiant. Ce n'était pas notre premier "Game Jam" alors on savait un peu à quoi s'attendre », mentionne l'un des participants, Éric Boucher.
Par ailleurs, tous ont adoré l'expérience, qui les a poussés à se dépasser. « En plus, participer à un "game jam", c'est vraiment utile lorsqu'on va travailler plus tard dans l'industrie », ajoute l'un des compétiteurs, Raphaël Côté.
Le président du comité organisateur, Simon Côté-Duchesne, estime que l'édition hiver 2017 du WonderJam s'est très bien déroulée, malgré un bogue de quelques minutes dans l'un des programmes utilisés par toutes les équipes. « Le logiciel a été hors ligne pendant deux minutes environ, mais c'est un logiciel vraiment nécessaire, alors ç'a créé une panique. Heureusement tout s'est réglé rapidement », explique-t-il.
Dès la fin de la compétition, les membres du jury se promenaient parmi les différentes équipes, et essayaient les jeux une ou plusieurs fois, selon leur préférence. « Le jury fait le tour de chaque table, va essayer les jeux et va donner une note selon le respect du thème et des styles imposés, du style visuel et de la finitude », explique le participant Jeffrey Patrat.
« C'est une expérience vraiment plaisante pour l'atmosphère également. On est avec beaucoup de personnes, contrairement à d'habitude, où on travaille surtout dans notre coin. En plus, on pouvait tous s'entraider et répondre aux questions des autres », ajoute son coéquipier François Cantin.
En plus des étudiants en conception de jeux vidéo qui participaient au concours, une équipe de professionnel a choisi de participer au WonderJam pour le plaisir. Les membres du studio Totema se sont lancé le défi pour la motivation, mais également pour toute l'expérience que l'évènement apporte. « Il y a un aspect de formation, mentionne Gabriel Le Breton. C'est le moment pour expérimenter et pour essayer plein de nouvelles choses. Par exemple, c'était la première fois qu'on travaillait vraiment avec le 3D. »
Il mentionne que les membres de Totema se sont également promenés parmi les équipes pendant la fin de semaine, et ont pu donner des conseils aux étudiants. « 48 heures, c'est vrai que c'est assez rapide. Mais on a le moyen de faire de très belles choses si on choisit bien ses défis ! », conclut-il.