Dès 16 h vendredi, heure du lancement de la compétition, les participants du WonderJam de l'UQAC étaient en réflexion.

WonderJam: 48 heures pour créer un jeu vidéo

Des étudiants en conception de jeux vidéos de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) se lancent tout un défi en fin de semaine : créer un jeu vidéo de A à Z en seulement 48 heures.
Le président du comité organisateur du WonderJam, Simon Côté-Duchesne, est très satisfait du nombre de participants cette année.
Le WonderJam de l'UQAC est lancé depuis vendredi, 16 h. C'est à ce moment que les 14 équipes ont découvert le thème qui leur était imposé et les styles de jeu qu'elles devraient respecter. Dès les premières minutes de la compétition, les participants étaient regroupés dans le centre social de l'université et étaient en pleine tempête d'idées.
« Les gens sont libres de partir et de revenir, mais ils doivent travailler seulement dans l'université. Ils vont devoir élaborer un concept, faire la programmation et tout ce qui est visuel et artistique. C'est vraiment libre à eux », mentionne le président du comité organisateur, Simon Côté-Duchesne.
Le thème de l'édition 2017 est « Orwell avait raison ». « Une des particularités du WonderJam, c'est qu'on impose des styles de jeu. Ça peut être des jeux de course, RPG, exploration ou dialogue, par exemple. Chaque équipe doit combiner au moins deux styles », ajoute l'organisateur.
« Il s'agit de la plus grosse édition en terme d'équipes cette année, assure M. Côté-Duchesne. Il y a entre 60 et 70 personnes. Je suis très satisfait ! »
Le jury sera composé de professionnels de l'industrie qui jugeront les équipes sur le respect du thème, leur style, l'originalité, si le jeu est plaisant et beau et s'il y a des problèmes, entre autres. Des professeurs et chargés de cours de l'université seront également sur place pour répondre aux questions des étudiants et leur donner des conseils.
« Avec les styles imposés, qui sont spécifiques à chaque équipe, on a une marge de manoeuvre. Comme ça, on peut être original et se démarquer même si on a tous le même thème », assure l'un des participants, Nicolas Sadeghi.
« On participe parce que c'est "cool" ! C'est une expérience super sympa. L'ambiance est plaisante et on apprend à travailler sous pression », ajoute Thibaud Laurent.
Par ailleurs, tous les participants s'entendent pour dire que participer à une telle compétition est un avantage pour leur CV. Ils pourront également en profiter pour rencontrer des professionnels et créer des contacts.
Le prix du WonderJam qui ira à la meilleure équipe sera remis dimanche à 16 h. Les gagnants recevront des billets pour participer à un « game jam » encore plus important, qui se déroulera à Québec en avril.