Willliam Fradette a confirmé lundi sa candidature à l’investiture du Parti québécois dans Lac-Saint-Jean.

William Fradette se lance en politique

À 22 ans, William Fradette tentera de succéder à Alexandre Cloutier. Le fils du criminaliste Jean-Marc Fradette affrontera le syndicaliste Marc Maltais et possiblement Cynthia Tardif à l’imminente investiture du Parti québécois.

Le diplômé en droit a confirmé ses intentions lundi, en conférence de presse. Après avoir terminé ses études à Montréal, William Fradette revient s’établir dans son patelin d’origine pour « donner un souffle nouveau » au milieu qui l’a vu grandir. 

« J’ai toujours été bouillant de convictions. Et je ne fuis jamais un débat. J’aborde la politique avec respect et ouverture, deux valeurs qui lui sont trop peu souvent accolées aujourd’hui », s’est décrit le jeune homme.

Ce dernier compte faire de sa jeunesse un atout. D’ailleurs, le Lac-Saint-Jean est reconnu pour avoir fait élire de jeunes représentants à l’Assemblée nationale et la Chambre des communes avec Alexandre Cloutier et Stéphane Tremblay. Ce dernier avait d’ailleurs 22 ans lors qu’il a été élu député fédéral. 

« Je suis un candidat jeune, certes, mais je suis surtout un candidat sérieux », a lancé William Fradette, en s’adressant aux membres du parti. 

Les mauvais sondages ne semblent pas déranger le jeune candidat à l’investiture. Les élections provinciales se tiennent dans neuf mois, rappelle William Fradette.

« Je suis une personne qui crée les situations gagnantes, pas quelqu’un qui les attend. Donc les sondages ne veulent pas dire grand-chose pour moi. C’est une situation ponctuelle. Les gens vont voter le 1er octobre 2018, pas le 19 février », a-t-il pointé. 

Même s’il a travaillé avec l’équipe d’Alexandre Cloutier, William Fradette ne s’attend pas à recevoir l’appui officiel du député. Marc Maltais et Cynthia Tardif sont également des proches du député dans Lac-Saint-Jean. 

« Pour cette raison, Alexandre ne donnera pas d’appui à un candidat. Et je suis très à l’aise avec ça. Il va tous nous aider, mais sans prendre position. »

Le jeune homme se montre également solidaire envers le chef Jean-François Lisée, malgré sa participation dans la dernière campagne à la chefferie de son adversaire, Alexandre Cloutier. 

« La course à la chefferie a été faite. Jean-François Lisée a reçu 92 % d’appuis des membres du Parti québécois. Je suis foncièrement un démocrate et une chose est sûre, je me rallie au chef. C’est tout ce que j’ai à dire sur le sujet », a répondu Williame Fradette. 

Contrairement à d’autres élus ou candidats, ce diplômé en droit n’a pas peur de parler d’indépendance. Au contraire, il souhaite relancer le débat.

« Je crois foncièrement que la souveraineté du Québec est un projet de société qui correspond encore aux besoins des régions. J’ai la volonté de devenir un ambassadeur de ce projet-là auprès d’une nouvelle génération de Québécois qui n’a pas entendu parler ou qui en a à peine entendu parler. Je veux aussi qu’on en reparle de façon décomplexée et unifiante pour qu’on inclue tout le monde dans ce beau projet-là. »

La participation des jeunes, la pérennité démographique et l’éducation font sans surprise partie des priorités du candidat. « En tant que jeune politisé et scolarisé, j’ai la chance et surtout une responsabilité, soit celle de faire le pont entre ceux qui ont fait le Québec et ceux qui vont en hériter. »

Ce dernier prévoit aussi consulter les gens d’affaires et le monde agricole dans sa tournée préinvestiture.

« On doit miser sur nos entrepreneurs et nos agriculteurs. Je m’engage à voir ces personnes trop souvent oubliées ou prises pour acquis par les classes politiques. »

William Fradette doit entamer l’école du Barreau à l’automne 2018. Mais s’il est élu député, le jeune homme repoussera cette formation. 

La date de l’investiture du Parti québécois dans Lac-Saint-Jean n’a toujours pas été fixée. Mais tout porte à croire que cette élection se tiendra au printemps.