La présidente du Syndicat des professionnelles en soins de la région, Julie Bouchard

Vote favorable à 97% pour le Syndicat des professionnelles en soins de la région

Les 3200 membres du Syndicat des professionnelles en soins de la région se sont prononcées à 97 % en faveur de l’entente de principe locale conclue le 11 juin dernier avec la direction du Centre intégré universitaire de santé et services sociaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean (CIUSSS). Le scrutin s’est tenu dans un climat difficile, qui perdure, particulièrement à l’hôpital de Chicoutimi.

« Nous avons réussi à obtenir les points que nous demandaient les membres. C’est une entente qui respecte nos réalités régionales, nos couleurs, a commenté la présidente du syndicat, Julie Bouchard, se disant très heureuse des résultats et du taux de participation de ses membres. 39 % de nos membres ont voté. Nous avons un très bon taux de participation. »

Dix-huit tournées info-négo ont eu lieu dans les divers établissements au préalable, pour que les membres du syndicat soient au parfum des grands principes qui ont été acceptés de part et d’autre de la table de négociation. « La réception a été bonne de la part de nos membres, et je suis confiante par rapport à la suite des événements », a confié Julie Bouchard.

Diverses actions collectives ont été déployées au cours des derniers mois afin de faire connaître la détresse et la colère des infirmières. Les appels à l’aide ainsi que les dénonciations continuent de se multiplier, surtout à l’hôpital de Chicoutimi, où la situation est préoccupante, selon les employées.

« On dénonce le temps supplémentaire obligatoire, occasionné entre autres par le fléau des congés maladie. Cette situation crée des trous importants dans les ressources des unités de soins, entraînant évidemment une surcharge de travail importante chez nos membres » a dénoncé Julie Bouchard.

Les priorités de la négociation touchaient les postes à temps complet, la restructuration de la liste de rappel, ainsi qu’une latitude plus grande au niveau de la mobilité du personnel.

Le syndicat croit que l’entente de juin dernier répond aux grandes demandes des professionnelles.