Des villégiateurs de Chambord ont présenté trois résolutions au conseil municipal de Desbiens, lundi, en séance spéciale.

Vive insistance auprès de Québec

Les villégiateurs de Chambord qui réclament l'annexion à Desbiens réitèrent au gouvernement leur volonté ferme de changer de municipalité. Selon eux, cette requête est légitime et justifiée. Ils étaient près de 70, lundi soir, à assister à une séance spéciale du conseil municipal de Desbiens.
<p>Nicolas Martel, maire de Desbiens, est convaincu que le mémoire qui sera expédié au MAMOT en août «est béton» et que la démocratie aura gain de cause.</p>
«Nous demandons au ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (MAMOT) de respecter notre demande qui est conforme au guide d'annexion et qui répond à tous les critères exigés dans le guide, ont mentionné Germain Mercier et Robert Houle, représentants des citoyens touchés. Nous voulons mettre le focus là-dessus. On a pris le guide d'annexion, on l'a suivi à la lettre, nous répondons aux critères et c'est nous qui le demandons», a insisté M. Houle.
Le projet, rappelons-le, vise à annexer le territoire riverain allant du Motel Lac-Saint-Jean jusqu'aux limites de Desbiens, touchant ainsi 80 résidences. Le tracé se poursuit dans les terres, avalant une quarantaine de propriétés chambordaise. Ce nouveau territoire visé inclut également le terrain de l'usine Agropur.
Résolutions
Les représentants du chemin de la Pointe-aux-Trembles et des domaines des Marais et du Norois ont déposé trois résolutions aux élus de Desbiens. Les citoyens du rang Desmeules se sont joints à la démarche.
Par cette démarche, les quelque 165 villégiateurs veulent manifester publiquement leur volonté d'obtenir des services d'eau et d'égout. Les exigences de leur municipalité au sujet des fosses septiques pourraient coûter jusqu'à 20 000$ par résidence.
Les trois résolutions seront jointes au mémoire que la municipalité de Desbiens expédiera au MAMOT à la mi-août. Le maire Nicolas Martel est convaincu que le dossier «est béton» et il s'attend à ce que la décision tourne en faveur de la démocratie.
Il interpelle le député de Roberval et premier ministre Philippe Couillard à prendre position dans ce dossier. «L'intervention de M. Couillard jouerait un rôle primordial. Vous répondez à 100% aux critères d'annexion du Ministère. Normalement, cette annexion-là devrait être accordée», a mentionné le maire Martel.
«La moindre des choses pour une municipalité, c'est d'offrir ces services de base minimum. Ces gens ont droit au respect. Au Québec, il faut avancer dans le développement. Et le développement, ça passe par les services de base. Le guide d'annexion est clair. Nous accueillons favorablement votre demande», a-t-il poursuivi.
Le projet a reçu l'appui de la MRC Lac-Saint-Jean Est. S'il se concrétise, la superficie de Desbiens passera de 10 à 35 km carrés. Chambord s'oppose à la démarche.
Critères
Lundi soir, les citoyens des domaines du Marais, du Norois et du chemin de la Pointe-aux-Trembles de Chambord ont insisté sur le fait que leur démarche répond aux critères du guide d'annexion du MAMROT.
«Nous, citoyens, voulons souligner publiquement notre volonté d'obtenir des services d'eau et d'égout et pour ce faire, nous demandons au ministère des Affaires municipales et de l'Organisation du territoire de respecter notre demande qui est conforme au guide d'annexion et qui répond à tous les critères exigés dans le guide:
• Il s'agit bien d'une demande des citoyens. En effet, plus de 90% d'entre eux ont signé un formulaire demandant l'annexion;
• Cette demande vise bien l'obtention de services de base, soit l'eau et l'égout;
• La municipalité de Chambord ne peut répondre à cette demande et n'a pas non plus manifesté de volonté de trouver une solution adéquate à la situation;
• La proximité de la municipalité de Desbiens et sa capacité de répondre à notre besoin en font une solution pertinente;
• En plus, nous soulignons l'objectif de protection de l'environnement que l'obtention des services d'égouts et d'eau de la part de Desbiens assurera à notre territoire.»