Vitesse et crissement de pneus: plus de policiers réclamés à La Baie

Patricia Rainville
Patricia Rainville
Le Quotidien
Des conseillers municipaux de Saguenay affirment que la vitesse sur le territoire est un fléau cet été. Si certains réclament une plus grande présence policière dans leur quartier, d’autres croient que l’aménagement de dos d’âne est la solution. «En tout cas, la pandémie, ça excite les neurones de beaucoup de monde», a résumé le conseiller Michel Potvin.

C’est le conseiller de La Baie, Raynald Simard, qui a abordé la question, mercredi, en séance extraordinaire du conseil municipal. «Il n’y a pas assez de couverture policière à La Baie. Dans le secteur Port-Alfred, les résidants m’en parlent beaucoup. Les automobilistes vont vite et ils font du bruit. Les résidants ne se sentent pas en sécurité dans leur milieu», a fait savoir le conseiller.

Des collègues des deux autres arrondissements ont pris la parole, notant qu’ils vivaient le même genre de situation dans leur quartier.

«La vitesse, le crissement des pneus, c’est devenu un fléau cet été. Pratiquement 99% des interventions que je dois faire concernent ce problème. On dirait que les gens veulent sauver 15 secondes pour arriver à la maison plus vite», a expliqué le conseil d’Arvida, Jean-Marc Crevier, ajoutant que la situation était particulièrement problématique dans le rang Saint-Damien.

«On reçoit des plaintes de ce genre un peu partout, c’est le temps que la pandémie finisse. Mais augmenter une présence policière augmente les frais aussi», a ajouté Michel Potvin.

Pour le conseiller de Chicoutimi-Nord, Marc Pettersen, la solution réside dans l’aménagement de dos d’âne. J’en ai 32 dans mon quartier. Je viens d’ailleurs d’en faire installer deux nouveaux. Ça règle une grosse partie du problème et ça ne coûte pas très cher. Mais il y a une certaine résistance de nos services parce que les employés municipaux disent que ça brise la machinerie et toute sorte de niaiseries de même. Pourtant, ça réduit la vitesse énormément dans les quartiers résidentiels», a affirmé M. Pettersen.