Violence conjugale et COVID-19: un accès plus rapide aux tests

Les maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence du Saguenay-Lac-Saint-Jean pressent le gouvernement d’ouvrir l’accès aux tests aux victimes qui demandent à être accueillies en maison d’hébergement.

« Ce qui nous aiderait aujourd’hui, c’est d’avoir accès aux tests de dépistage pour les femmes qui doivent être hébergées. Nous pourrions les accueillir beaucoup plus rapidement dans la maison », a expliqué dans un communiqué Marie-Andrée Beaudoin, coordonnatrice de l’Auberge de l’amitié Roberval.

Depuis le début de la pandémie, les maisons d’aide et d’hébergement du Saguenay-Lac-Saint-Jean multiplient les initiatives pour continuer d’offrir leurs services aux femmes et aux enfants victimes de violence conjugale, et ce, en toute sécurité pour leur santé.

« Nous voulons rassurer les femmes qui nous contactent, les maisons sont ouvertes et nos intervenantes sont là pour les aider à quitter leur conjoint violent et cela sans risque pour leur santé », ajoute-t-elle.

Redoubler d’efforts

Les maisons d’hébergement s’assurent aussi d’être proactives afin de garantir la sécurité et la santé des femmes hébergées et de leurs enfants.

Parmi ces actions, de nouvelles mesures sanitaires ont été instaurées dans les maisons d’hébergement, des représentations ont été faites auprès du gouvernement pour faciliter l’accès et le séjour des femmes en maison d’hébergement. De nouveaux moyens ont d’ailleurs été mis en place pour aider les femmes victimes de violence conjugale qui ne pourraient téléphoner à joindre des ressources.

À cet égard, la collaboration des commerces essentiels a été sollicitée. Les maisons sont également en lien étroit avec SOS violence conjugale afin que les femmes puissent avoir accès à une maison d’hébergement en un seul appel.

Lieux alternatifs

Pour éviter la propagation du virus et ainsi protéger la santé des femmes déjà présentes dans la maison et des équipes de travail, différents lieux alternatifs ont été trouvés pour permettre aux femmes qui tentent actuellement de fuir la violence conjugale de faire une quarantaine avant d’intégrer une maison d’hébergement de la région.

Toutefois, confrontées à un protocole à respecter pour une période de deux semaines, certaines femmes vont finalement se résoudre à rester avec leur conjoint violent.

« Nous sommes inquiètes pour ces femmes et nous cherchons à diminuer les inconvénients relatifs au confinement », indique Martine Dallaire, directrice de La Chambrée.

« Tester toutes les femmes dirigées vers le lieu alternatif d’hébergement permettrait de réduire grandement la période de quarantaine, de les accueillir plus rapidement en maison et donc d’avoir davantage de places disponibles dans ce lieu alternatif. Cela ferait toute la différence pour ces femmes », a-t-elle ajouté.

Les maisons d’hébergement au Saguenay–Lac-Saint-Jean

- La Baie: Le Rivage 418 544-4626

- Chicoutimi: Centre féminin du Saguenay 418-549-4343

- Jonquière: La Chambrée 418 547 7283

- Alma: La Passerelle 418-668-4671

- Roberval: Auberge de l’amitié Roberval 418-275-4574

- Dolbeau-Mistassini: Halte-Secours 418 276-3965