Le maire de Saint-Fulgence et président de la Fédération des Villages relais du Québec, Gilbert Simard, et le président de la Fédération des Villages étapes, Jean-Claude Blin, entourent le maire de La Doré, Yanick Baillargeon.

Villages-relais du Québec: la France en visite dans la région

Les maires de quelques Villages-relais du Québec ont reçu de la visite grandement attendue alors qu’une délégation constituée de cinq représentants des Villages étapes de la France est de passage au Québec, ces jours-ci. Les municipalités de Lac-Bouchette, La Doré, Saint-Fulgence et L’Anse-Saint-Jean sont visitées dans le cadre de l’activité de réseautage.

La visite des représentants des Villages étapes dans les Villages-relais du Saguenay-Lac-Saint-Jean permet aux deux fédérations de partager leurs réalités. Les représentants français et québécois échangent, lors de cette activité qui se déroule sur plusieurs jours, sur divers sujets, dont l’équité des chances, femme et homme, le développement touristique culturel ainsi que le développement durable. Les visiteurs ont également l’occasion de découvrir les joyaux de notre région.

« On fait de nombreuses rencontres. On a toujours un enrichissement sur la façon d’aborder le commerce local, les aménagements et les embellissements », a mentionné le président de la Fédération des Villages étapes, Jean-Claude Blin rencontré au Moulin des Pionniers de La Doré. Celui qui en est à sa deuxième visite au Saguenay-Lac-Saint-Jean souligne les grandes distances qui séparent les Villages-relais du Québec contrairement à ceux de la France.

Les Villages étapes français sont, en majorité, visités par les familles qui ont l’habitude de fréquenter les mêmes endroits. « Ce qu’on souhaite, c’est qu’ils ne fassent pas qu’une étape, mais que les gens s’arrêtent pour un séjour. C’est ce qui est intéressant économiquement », ajoute M. Blin. Des circuits dédiés aux motocyclistes et aux amateurs de camping permettent de diversifier et d’augmenter le nombre d’utilisateurs.

Malgré les milliers de kilomètres qui les séparent, les Villages-relais du Québec et les Villages étapes de la France partagent plusieurs similitudes. « Le Québec comprend 41 villages-relais. On reçoit le même service à environ 80-100 kilomètres de distance. Les usagers de la route se sentent en sécurité. C’est un service qui est en expansion au Québec, c’est tout récent. Le ministère des Transports du Québec appuie la démarche », explique le maire de Saint-Fulgence et président de la Fédération des Villages relais du Québec, Gilbert Simard. « On a donné la possibilité au citoyen et aux usagers de la route que ça vaille la peine d’arrêter là (Village-relais) », ajoute-t-il.

La collaboration entre les deux fédérations remonte à près d’une décennie. Les réseaux se sont visités à quelques reprises depuis 2007. Par ailleurs, les deux fédérations occupent un rôle de jury mutuel pour le Concours prix inspiration au Québec et du Concours prix de l’initiative en France.

Le travail collaboratif est loin d’être terminé alors qu’un développement de plateforme Internet est prévu au cours des prochains mois. Le projet permettra notamment de faciliter les échanges d’expériences entre les villages du Québec et de la France.

Plusieurs visites

La journée de mercredi permettra à la délégation française des Villages étapes de découvrir L’aventure de la Maison coupée en deux, le Parc Aventure Cap Jaseux ainsi que l’économusée Le Chevrier du nord. Le maire Simard présentera son coin de pays ainsi que les enjeux et les défis qui s’y rattachent, dont la Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques. La délégation complétera sa visite à L’Anse-Saint-Jean, jeudi et vendredi.

+ UNIQUE EN AMÉRIQUE DU NORD

Les Villages-relais sont nés en 2006 alors que le ministère des Transports souhaitait moderniser le réseau québécois des parcs routiers. Le programme qui est unique en Amérique du Nord s’adresse aux municipalités de moins de 10 000 habitants qui offrent tous les services de base en plus d’arrêts sécuritaires. Inspirés du concept français, ils sont situés sur une route nationale ou touristique.

« C’est un service de plus qu’on offre aux gens. Des fois, ils se questionnent en voyage s’ils peuvent arrêter et s’ils y trouveront les services. Ils doivent planifier les trajets à l’avance. Ils voyagent en famille et ce n’est pas toujours évident de le faire avec des jeunes enfants. Je pense que les villages-relais peuvent faire partie de leurs arrêts », affirme le maire de La Doré qui fait partie de la fédération, Yannick Baillargeon. 

L’objectif de la fédération née en 2009 qui est répartie à travers 16 régions touristiques du Québec est de représenter 60 villages-relais.