Guillaume Wilson-Patry, vice-président régional de la FSSS-CSN, Engelbert Cottenoir, président du conseil central, et Line Beaulieu, présidente du Syndicat des centres d’hébergement privés, ont annoncé le déclenchement de la grève à la Villa d’Alma.

Villa d’Alma: en grève depuis minuit

Les 310 résidents de la Villa d’Alma s’apprêtent à vivre une seconde grève en quatre ans dans leur milieu de vie. Les 48 salariés membres du Syndicat des centres d’hébergement privés du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CSN) ont débrayé dans la nuit de vendredi à samedi. Toutefois, les services essentiels sont assurés par le personnel.

En conférence de presse vendredi matin, Line Beaulieu, présidente du syndicat, accompagnée de Guillaume Wilson-Patry, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux, et Engelbert Cottenoir, président du Conseil central CSN, a déclaré qu’après trois jours de négociations et quatre séances de conciliation depuis la fin de la convention en juin 2018, les négociations sont au point mort. L’employeur maintient sa position concernant le principal enjeu, soit les clauses budgétaires, selon le syndicat. « Les préposées commencent à 12 $ de l’heure et obtiennent 12,83 $ après 9100 heures. À ces salaires-là, certains n’ont pas les moyens de travailler. L’employeur nous dit qu’il n’a pas d’argent », déclare Mme Beaulieu. L’objectif du syndicat est d’obtenir de l’employeur un taux horaire de 15 $

Selon M. Cottenoir, les conditions de travail de ces travailleuses à la Villa d’Alma, propriété de la famille Fradette, sont en deçà que ce que reçoivent les 150 travailleuses syndiquées dans les quatre autres centres d’hébergement privés, dont la convention collective est réglée. C’est le cas au Carré Nérée de Normandin, à l’Émeraude de Roberval, où une entente de principe est intervenue, ainsi qu’à la Villa Saint-Alexis de La Baie. Selon les chiffres fournis, le taux horaire se situe autour de 14 $ dans ces établissements.

Services essentiels

Malgré le déclenchement de la grève, les syndiqués assureront les services essentiels aux résidents des 28 chambres, 110 studios et 160 appartements de l’immeuble en vertu d’une entente approuvée par le Tribunal administratif du travail. Les services aux tables et les repas continueront d’être servis, sauf qu’ils le seront dans de la vaisselle jetable. L’entretien des toilettes et du lavabo sera effectué une fois aux deux semaines pour les résidents autonomes. Le reste du ménage ne sera pas effectué. La cinquantaine de résidents semi-autonomes bénéficieront du même service qu’à l’habitude. Ce sera le cas également pour la distribution des médicaments.