Robert Hakim, directeur général du Festival des bières du monde Saguenay, pose ici entouré de son équipe, dimanche, après une dixième édition fort occupée.

Vers une édition record pour le Festival des bières du monde

La 10e édition du Festival des bières du monde de Saguenay en a été une « historique », aux dires du directeur général de l’événement, Robert Hakim. L’achalandage de la Zone portuaire de Chicoutimi pourrait atteindre les 100 000 visites, selon les premières évaluations.

« Ç’a très bien été. Évidemment, c’est un cliché de dire qu’on bat des records. On va compiler et faire un bilan de tout ça, mais définitivement, c’est l’édition qui a attiré le plus d’achalandage des 10 dernières années », a souligné d’emblée M. Hakim, rencontré sur le site par Le Quotidien, dimanche, en après-midi.

La Zone portuaire était alors moins achalandée que par les journées de jeudi, vendredi et samedi, période pendant laquelle l’événement battait son plein, avec l’offre des spectacles de Sean Paul, d’Éric Lapointe et de Three Days Grace en fin de soirée. Les chaudes températures aidant, le site ne dérougissait pas en journée.

Sans pouvoir se prononcer officiellement sur l’achalandage connu pendant le festival, n’ayant pas encore les données sondées en main, le directeur général a cependant souligné qu’il ne serait pas surpris que les résultats atteignent la barre des 100 000 visites.

« Seulement en termes de billets, pour les spectacles, c’est au-delà de 20 000. On va compiler, mais je pense qu’on va avoir de bonnes surprises. [...] À vue de nez, si on ne l’atteint pas [le 100 000], on ne sera pas loin », a-t-il avancé.

Jusqu’à maintenant, la meilleure édition avait été celle de 2016, où le Festival des bières du monde avait connu un achalandage de 96 000 visites. L’an dernier, le site avait connu un achalandage d’un peu plus de 75 000.

L’achalandage du Festival des bières du monde de Saguenay pourrait atteindre la barre des 100 000 visites, selon les premières évaluations. Chose certaine, il s’agit d’une édition record, selon le directeur général de l’événement, Robert Hakim.

La 10e édition a accueilli 65 exposants, dont 12 microbrasseries de plus que l’an dernier. La bière demeure bien sûr le point d’ancrage de l’événement, mais les festivaliers, qui ont été nombreux à acheter des passeports, pouvaient également déguster vins et spiritueux, et profiter des nombreux camions de cuisine de rue installés sur la Zone portuaire.

En vue de la prochaine édition, l’équipe souhaite faciliter les entrées et les sorties des spectacles, l’endroit ne comptant que deux points d’accès.

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LE PROCHAIN DÉFI: GÉRER LA CROISSANCE

En raison de la croissance des dernières années du Festival des bières du monde de Saguenay, une réflexion devra être menée afin d’évaluer si la Zone portuaire devra éventuellement être délaissée en faveur d’un nouveau site.

La croissance du budget du Festival des bières du monde parle d’elle-même: en seulement trois ans, il a quintuplé. La disposition du site du festival, sur la Zone portuaire de Chicoutimi, a dû être revue dans les dernières années afin d’améliorer la fluidité et la capacité d’accueil. 

À court terme, toutefois, le directeur général du festival, Robert Hakim, privilégie toujours la Zone portuaire de Chicoutimi, l’endroit étant apprécié des festivaliers, notamment en raison de sa vue sur le Saguenay. «Il n’est pas question de changer d’endroit, pour le moment, a-t-il assuré. On va voir, car il y a une croissance phénoménale.»

«Il faut s’ajuster à la dimension qu’on a, puis honnêtement, je vous dirais que même si le site s’est agrandi trois fois, ça se peut que ça devienne trop serré, a-t-il ensuite partagé. On est déjà en train de se demander: ‘‘Mais où est-ce qu’on va aller? Quel coin on pourrait exploiter pour s’agrandir encore plus?’’»

Et la croissance devrait se poursuivre, si l’on se fie à la montée en popularité des microbrasseries et des événements qui les mettent en valeur. «Quand on a commencé, il y a 10 ans, il y avait peut-être cinq événements de microbrasseries au Québec. Là, il y en a 50», a indiqué Robert Hakim, affirmant que son festival se classe parmi le top-3 des événements du genre dans la province, en raison de son achalandage, du nombre de microbrasseries présentes et des spectacles offerts.