La présidente-directrice générale du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Martine Couture, a annoncé que les deux directeurs pour la région du projet Optilab sont entrés en poste le 1er janvier.

Vers un déficit de 6,9 M$ pour 2016-2017 au CIUSSS

Le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean se dirige vers un déficit de 6,9 millions de dollars pour l'année financière 2016-2017.
«Comme nous n'avons pas le droit de présenter un déficit, nous devrons utiliser des sommes dans la réserve stratégique», a révélé la présidente-directrice générale du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Martine Couture, en entrevue après le conseil d'administration de son organisme tenu mercredi soir au sous-sol de l'hôpital de Jonquière.
À titre indicatif, le budget total oscille autour de 750 M$.
«Il y a donc certains projets qu'on se trouve à retarder», a-t-elle admis.
Optilab
Le controversé projet de centralisation des tests médicaux continue d'aller de l'avant. Martine Couture a annoncé mercredi que les deux directeurs principaux sont en poste depuis le 1er janvier. Il s'agit du directeur médical et du directeur clinico-administratif. Cette unité d'Optilab regroupe les régions du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de la Côte-Nord et du Nord-du-Québec.
Trois décès durantle délai fédéral
La loi fédérale sur l'aide à mourir a eu un impact marqué dans la région alors que trois patients, qui avaient obtenu l'autorisation pour qu'un médecin mette fin à leurs jours, sont décédés lors du délai de 10 jours imposé par Ottawa.
«Il y a un délai de dix jours entre le moment où l'autorisation est donnée et le moment où on peut administrer l'aide médicale», a expliqué en entrevue la docteure Céline Benoît, directrice adjointe au directeur des services professionnels du Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Les trois patients sont donc décédés naturellement alors qu'ils avaient bel et bien obtenu l'autorisation médicale.
Le nombre de trois est assez important puisqu'il y a eu au total cinq cas où l'aide médicale a été administrée lors de la seconde période de six mois de l'application de la loi provinciale.
Au total, il y a eu 15 demandes entre le 10 juin et le 10 décembre 2016. Cinq aides à mourir ont été administrées (quatre dans les faits, mais la cinquième a eu lieu le 12 décembre), six ont été refusées, car les patients ne respectaient pas les critères, trois patients sont décédés durant le délai de 10 jours et une demande est toujours en cours. Les données étaient incluses dans le rapport déposé au Conseil d'administration du CIUSSS du SLSJ, mercredi soir. «On s'attendait à avoir de six à 10 cas par année», a indiqué Mme Benoît, en ajoutant que cette analyse avait été faite à partir de données issues de pays où l'aide à mourir est légale. Lors de la première période de six mois, un seul cas avait été enregistré. Mais selon Mme Benoît ce chiffre est faible, car tout le monde était en attente de la décision d'Ottawa.