La nouvelle mairesse de Saguenay, Josée Néron, a été applaudie à son entrée dans la salle du conseil.

Vérifications au sein de Promotion Saguenay: le conseil unanime

Réuni en séance extraordinaire, le nouveau conseil municipal de Saguenay a entériné jeudi les décisions annoncées par la mairesse, Josée Néron, permettant de lancer officiellement les processus de vérification par le Vérificateur général entourant l’administration de Promotion Saguenay, Diffusion Saguenay et la Société de gestion de la Zone portuaire de Chicoutimi. De plus, le conseil a demandé au ministre des Affaires municipales de nommer des vérificateurs concernant ces trois organismes.

La même résolution exige que Promotion Saguenay suspende avec solde la directrice générale de Promotion Saguenay, Priscilla Nemey, ainsi que le conseiller spécial exécutif Ghislain Harvey pendant la durée de l’enquête. Promotion Saguenay devra nommer un directeur général par intérim tandis que la mairesse sera nommée présidente du conseil d’administration accompagnée de deux observateurs et conseillers municipaux, soit Michel Potvin et Jean-Marc Crevier.

Chaudement applaudie par les citoyens présents dès son entrée dans la salle du conseil, la nouvelle mairesse a avoué que cette première séance avait un caractère un peu spécial en raison du brassage qui vise à rétablir le lien de confiance envers Promotion Saguenay. Des décisions prises avant l’élection du 5 novembre concernant le renouvellement de contrats avantageux ou l’embauche de membres de l’entourage de Jean Tremblay, des changements aux statuts et règlements de Promotion Saguenay, ont semé un doute sur la probité, la transparence et le lien de confiance envers les organismes, d’où la décision de faire maison nette. 

Lors de la période de questions du public, le citoyen Gaston Laforest a interrogé le directeur général, Jean-François Boivin, afin de savoir s’il y avait un gel dans l’application des clauses des contrats de Ghislain Harvey. M. Boivin  a mentionné qu’un contrat de vérification externe a été confié à Me Joël Mercier, de la firme Casavant Mercier.

Expert du droit municipal, le nom de Me Mercier est inscrit sur la liste des conseillers à l’éthique et à la déontologie établie par la Commission municipale du Québec. Il représente et conseille notamment la Conférence des juges de la Cour du Québec, des ordres professionnels et municipalités à travers la province. Il a été le procureur-chef de la Commission municipale du Québec dans l’enquête tenue au début de l’année 2015 sur l’administration de L’Assomption.

M. Boivin a également précisé qu’au cours des derniers jours, il a reçu le mandat d’analyser la possibilité d’abolir certains postes. C’est ainsi qu’une entente a été conclue avec Mme Francyne T. Gobeil pour son départ, tandis qu’une tentative de négociation a eu lieu avec Me Coulombe advenant l’abolition de son poste.

Le directeur de la Ville a levé le voile sur le fonctionnement de l’ancien conseil municipal en mentionnant que l’embauche de Me Coulombe a été décidée par les élus à l’unanimité tandis que les conditions d’emplois ont été décidées par le comité exécutif. M. Boivin a eu à expliquer ces conditions aux élus qui, à leur tour, ont entériné ce qui était inscrit au contrat de travail. «L’acte d’accepter les conditions a été fait par les élus », a précisé M. Boivin.