Une pétition qui dénonce la vente du presbytère de Saint-Félicien à des actionnaires des Serres Toundra, Éric Dubé et Caroline Fradette, a été lancée le 6 mars dernier.

Vente du presbytère de Saint-Félicien: 260 signatures sur Internet

Plus de 260 personnes ont signé, en l’espace de cinq jours, la pétition Web initiée par des opposants à la vente du presbytère de l’église de Saint-Félicien à deux actionnaires des Serres Toundra, Éric Dubé et Caroline Fradette. Une version papier de la pétition qui porte le titre Citoyens de Saint-Félicien, sauvons notre patrimoine et qui dénonce la transaction entérinée le 22 janvier dernier est disponible aussi dans des commerces de la ville.

Pour assurer son avenir financier, le conseil d’administration de la paroisse de Saint-Félicien a pris la décision de vendre le bâtiment pour 350 000 $. Sa nouvelle vocation permettrait de loger des travailleurs guatémaltèques.

« Nous donnons aux gens l’occasion de se prononcer et de démontrer ce qu’ils en pensent. Lors de la réunion d’information, ils n’ont pas eu l’occasion de s’exprimer. On m’a rapporté des pleurs, de la colère et de la peine », explique l’une des membres du comité à l’origine de la pétition, Jeannine Lavoie. Elle se montre déçue que la transaction ait eu lieu sans consultation.

Le comité se base sur l’acte de vente du 20 octobre 1912. « La Fabrique s’engageait à ce “que ledit immeuble, l’église et autres bâtisses dessus construites (terrain faisant l’objet de la présente) servent pour l’exercice de la religion catholique romaine en ladite paroisse de Saint-Félicien”. La mise en application de cet acte de vente a été confirmée à nouveau dans le contrat de transfert du parc Sacré-Cœur à la Ville de Saint-Félicien devant le notaire Me Maurice Lamontagne, le 4 mai 1973, sous les minutes n° 136 562 », peut-on lire dans la pétition.

« Ils ne peuvent ignorer cela, ce sont des documents légaux », souligne celle qui est également à l’origine de la page Facebook Gens de Saint-Félicien debout.

Le comité formé de huit citoyens réfute les problèmes de finance de la Fabrique. Il souligne le fonds de roulement de 500 000 $ et l’existence de plusieurs autres placements.

Jeannine Lavoie est d’avis que l’opération devrait être complétée d’ici la fin de la semaine avant d’être transmise à l’évêque de Chicoutimi. « C’est le temps de se lever et d’agir. J’ai une belle tribune et je m’en sers. Je donne l’occasion aux gens de l’utiliser et de se mobiliser », conclut-elle.