Des bénévoles de la Véloroute des Bleuets dénoncent le putsch qui se prépare contre le président de l'organisation, Jean-Claude Lindsay. De gauche à droite, on reconnaît Lauréat Larouche (Route du Horst), Léonce Gilbert (ambassadeur), Sylvain Gagnon (Autobus Allyson B), Claude Gagné (L'Auto-Vélo) et Marc Lamirande (Temple de la renommée).
Des bénévoles de la Véloroute des Bleuets dénoncent le putsch qui se prépare contre le président de l'organisation, Jean-Claude Lindsay. De gauche à droite, on reconnaît Lauréat Larouche (Route du Horst), Léonce Gilbert (ambassadeur), Sylvain Gagnon (Autobus Allyson B), Claude Gagné (L'Auto-Vélo) et Marc Lamirande (Temple de la renommée).

Véloroute des Bleuets: Des bénévoles crient au sabotage

Marc St-Hilaire
Marc St-Hilaire
Le Quotidien
Sabotage, jalousie et hypocrisie, c'est en ces termes que les bénévoles de la Véloroute des Bleuets qualifient un putsch qui se préparerait contre le président de l'organisation, Jean-Claude Lindsay.
Samedi, Le Quotidien révélait certains détails d'un rapport organisationnel commandé par la corporation cycliste. Notamment, l'une des recommandations serait que M. Lindsay cède sa place et qu'un directeur général soit embauché afin de remplacer l'actuel coordonnateur par intérim, Laurier Savard.
Selon l'article, certains membres du conseil d'administration adhéreraient aux conclusions du rapport et pourraient exiger la démission de Jean-Claude Lindsay, le 22 novembre prochain. Les sources citées par le journaliste Louis Potvin exigeaient l'anonymat.
En réaction, les représentants de cinq comités bénévoles associés à la Véloroute ont vivement dénoncé la situation, mardi, dans le cadre d'un point de presse qui se déroulait à Alma. Certains ont même menacé d'abandonner leurs fonctions si MM. Lindsay et Savard se font montrer la porte de façon cavalière.
Entre autres reproches, le fait que les membres dissidents au sein du conseil d'administration aient parlé à visage couvert a engendré un profond sentiment de dégoût chez les bénévoles de l'organisation.
«Je ne travaillerai pas avec des gens qui se cachent sous le couvert de l'anonymat. (...) Quand tu pars quelque chose comme ça et que tu n'as pas le courage d'endosser tes idées, ça fait drôle...», a insisté le vice-président du Temple de la renommée de la Véloroute des Bleuets, Marc Lamirande.
Ce dernier a d'ailleurs demandé aux responsables de cette fuite de se lever et d'exposer publiquement leur position.
Enchaînant dans la même veine, le représentant du comité de financement L'Auto-Vélo, Claude Gagné, a comparé les dissidents à des pleutres.
Tous derrière Lindsay
Unanimement, les représentants réunis mardi ont donné leur appui inconditionnel à Jean-Claude Lindsay et à Laurier Savard, des fondateurs qui ont grandement contribué à l'essor du lien cyclable.
«Nous ne comprenons pas comment il se fait que des membres du conseil d'administration, sous le couvert de l'anonymat, cherchent à saboter ainsi l'excellent travail qui a été fait. Serait-ce que certains objectifs personnels de prise de pouvoir et de jalousie prennent le pas sur la reconnaissance?», a ouvertement questionné le président de la corporation Autobus Allyson B, Sylvain Gagnon.
Certains ne souhaitaient pas voir revenir le président Lindsay après avoir été victime d'un accident lors de l'explosion sur son bateau, en juillet 2010. Au terme d'une convalescence d'environ une année, il est cependant revenu à son poste.
«Ça a peut-être froissé des gens qu'il revienne», a analysé le président du comité des ambassadeurs de la Véloroute, Léonce Gilbert.
La corporation de la Véloroute des Bleuets administre un budget annuel de quelque 500 000 dollars.