Le directeur du Complexe Jonquière, Jean-François Nadeau, a annoncé un investissement de 16,8 M$ en vue de la réalisation de la phase 1 du projet.

Vaudreuil au-delà de 2022 passe à l'étude de faisabilité

Le projet d'optimisation du site d'entreposage des boues rouges Vaudreuil au-delà de 2022 passe à l'étape de l'étude de faisabilité. Une douzaine d'ingénieurs plancheront sur leur table à dessin dans les prochains mois en vue de la mise en chantier de l'usine de filtration quelque part en 2018 pour un investissement de 200 M $.
Le directeur du Complexe Jonquière, Jean-François Nadeau, accompagné de son équipe de projets, a annoncé un investissement de 16,8 M $ en vue de la réalisation de la phase 1 du projet. Les analyses de coûts, les aspects techniques et l'ingénierie seront couchés sur papier par le personnel des firmes Hatch, Proco et SNC-Lavalin.
L'usine de filtration construite près du stationnement actuel du bâtiment 570 du Complexe Jonquière aura environ 50 mètres par 50 mètres et s'étalera sur trois étages. À l'aide d'une station de pompage, les résidus de bauxite de Vaudreuil y seront acheminés pour être asséchés. Un convoyeur fermé d'une longueur de 800 mètres transportera les boues asséchées jusqu'à un embarcadère pour camions lourds jusqu'au site actuel.
M. Nadeau a rappelé que cette première phase permettra de conserver en activités l'usine Vaudreuil pour encore dix ans.
Lors de son allocution, le directeur a fait part de son intention de continuer de travailler avec la communauté afin d'enrichir le projet, comme cela s'est fait lors des consultations publiques.
Valorisation
Lors du point de presse qui a suivi, M. Nadeau a laissé poindre une annonce concernant un projet de valorisation des boues. Selon lui, un grand pas sera franchi avec l'application du processus d'assèchement puisqu'il sera plus facile de les mettre en valeur avec la collaboration d'un partenaire. Il a mentionné que des ententes de confidentialité l'empêchent d'aller plus loin, mais qu'une annonce pourrait venir bientôt. L'un des obstacles est que l'usine Vaudreuil génère de forts volumes de matières. « Chaque projet de valorisation est autant de volume de matière qu'on n'aura pas à enfouir et qui nous permettra de gagner du temps. L'objectif est d'assurer 25 ans d'activités supplémentaires à l'usine. »
En incluant les sommes pour la réalisation de l'étude de préfaisabilité, Rio Tinto prévoit avoir investi 30 M $ en études.
En ce qui a trait à la phase 2, celle qui concerne l'agrandissement du site dans le secteur du boisé Panoramique, la réalisation des études de faisabilité devrait débuter en 2022 en vue d'une mise en activité autour de 2026.
Le syndicat satisfait
Présent à la conférence de presse, Alain Gagnon, président du Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida (SNEAA-UNIFOR), s'est montré satisfait des investissements annoncés. M. Gagnon a mentionné qu'il fallait faire confiance à ses membres et à la direction pour trouver des solutions et des technologies intelligentes afin d'assurer l'avenir des emplois et des installations. Il a cité en exemple la concrétisation en 2008 de l'usine de traitement de la brasque ainsi que des investissements au Centre de coulée ou encore la valorisation de l'anhydride, un sous-produit de la fabrication du fluorure d'aluminium servant à l'amendement des terres agricoles.
L'investissement annoncé a fait réagir également la directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord, Sandra Rossignol, qui a souligné que la semaine a débuté par une annonce de création d'emplois par Ubisoft et se termine par l'investissement annoncé par Rio Tinto, ce qui démontre, selon elle, que la région a des forces.