Le conseiller Carl Dufour est exaspéré de voir un bâtiment patrimonial de son secteur être la cible de vandales pendant qu’un promoteur privé attend le feu vert du gouvernement du Québec pour y aménager des condos.
Le conseiller Carl Dufour est exaspéré de voir un bâtiment patrimonial de son secteur être la cible de vandales pendant qu’un promoteur privé attend le feu vert du gouvernement du Québec pour y aménager des condos.

Vandalisme à Arvida: les lenteurs administratives sourient aux vandales

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
Carl Dufour en a plus qu’assez. La transaction qui permettrait la vente de l’ancienne école Saint-Patrick d’Arvida à un promoteur privé traîne en longueur pour des raisons administratives, estime-t-il. En attendant, le bâtiment patrimonial est victime de vandales et continue de se détériorer.

« J’en ai ras le bol de voir se dégrader ce bâtiment patrimonial. Je suis vraiment mécontent. Il faut que ça bouge dans les prochains jours. Je suis déçu de la lenteur de la transaction finale. Ça prend une signature pour finaliser la vente », revendique le conseiller du secteur.

Le conseiller Carl Dufour est exaspéré de voir un bâtiment patrimonial de son secteur être la cible de vandales pendant qu’un promoteur privé attend le feu vert du gouvernement du Québec pour y aménager des condos.

Carl Dufour affirme qu’un promoteur privé a fait une offre d’achat sur le bâtiment patrimonial du secteur Arvida construit au début des années 40. L’offre a été acceptée par la Commission scolaire Centrale Québec à qui appartenait l’école Saint-Patrick High School (Riverside Elementary School) qui s’y trouvait il y a quelques années. Le promoteur souhaite y aménager des condos. « C’est vraiment un beau projet. Quand un promoteur veut reconvertir un bâtiment comme celui-là, on est content, souligne le conseiller. Il fait partie de l’arrondissement historique décrété par le gouvernement du Québec et il est vide depuis quelques années. »

Le conseiller déplore le fait que le promoteur attend l’approbation du gouvernement depuis plusieurs mois. « Il attend pour commencer les travaux. Ça prend une signature pour finaliser la vente entre le gouvernement et le promoteur. »

Des vandales pénètrent dans l’ancienne école Saint-Patrick et saccagent les lieux.

En attendant, le bâtiment est la cible de vandales, une situation qui, craint-il, pourrait décourager le promoteur.

« Les vandales s’en prennent à la fenestration. Ils brisent les choses à l’intérieur, mettent de la peinture partout. Je trouve ça triste. Je comprends que la COVID ralentit les choses, mais il n’en demeure pas moins que le bâtiment est laissé à l’abandon et qu’il est en train de se faire démolir. J’ai peur que le promoteur se retire parce que ça va lui coûter beaucoup plus cher que prévu. »

De la peinture a été répandue dans les escaliers de l’ancienne école.

Aujourd’hui, le conseiller interpelle le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, ainsi que la ministre de la Culture Nathalie Roy et la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest.

« Ils ont annoncé des investissements en protection du patrimoine il y a un an et demi. Je les invite à faire un mouvement rapide pour finaliser la transaction. »

Carl Dufour compte également interpeller les policiers afin qu’ils effectuent des rondes dans le secteur.

« Il y a un an et demi, des citoyens m’ont interpellé parce qu’il y avait beaucoup de va-et-vient. On a placardé plusieurs des endroits par où les vandales entraient. Maintenant, ils entrent par derrière le bâtiment, ce n’est pas très visible. »