Louis-Philippe Ruest s’est élancé dans la 11e Chute de Girardville il y a une semaine. Après avoir été éjecté de son kayak il y a cinq ans, le kayakiste a cette fois-ci eu le dessus sur le rapide.

Vaincre la 11e Chute [VIDÉO]

Cinq après avoir « mangé toute une volée » en descendant la 11e Chute de Girarville en kayak, Louis-Philippe Rivest a eu le dessus sur cet imposant rapide, il y a une semaine. Bien qu’il ne soit pas prêt à dire qu’il a pris sa revanche sur la nature, le kayakiste est arrivé au pied du rapide avec un puissant sentiment de réussite. Et le Saguenéen, père de trois enfants, en gardera un bon souvenir, puisque sa spectaculaire descente a été filmée par une équipe de quatre caméramans.

Louis-Philippe Rivest est kayakiste de classe 5, c’est-à-dire la classe la plus dangereuse, où la mort et la noyade sont risquées. À titre d’exemple, un rapide de classe 6 est qualifié comme impossible à affronter. Le jeune homme a fait plusieurs voyages à travers le monde pour vivre sa passion, notamment en Ouganda, aux États-Unis et au Mexique.

La 11e Chute de la rivière Mistassini figurait sur sa liste de défis à relever depuis longtemps. « Je l’ai descendue il y a cinq ans, mais j’avais mangé toute une volée. J’avais perdu mon casque et j’avais été éjecté de mon kayak. Je n’avais pas été blessé, mais disons que j’avais eu mal à mon orgueil ! », a indiqué le kayakiste, lors d’un entretien accordé au Progrès, vendredi, soit une semaine après sa descente réussie.

« Ça faisait cinq ans que je voulais la refaire. Cette année a été la bonne. Nous étions très bien préparés avec des secouristes et une équipe de caméramans. On était une douzaine. Le débit était très élevé, et je me suis lancé dans le rapide est ne pensant à rien. On est stressés avant, mais une fois décollés, on ne pense qu’à suivre le rapide », a expliqué Louis-Philippe Rivest, qui a ensuite été imité par des amis, lorsqu’ils ont été témoins de la réussite du kayakiste.

« J’étais tellement content en arrivant en bas, après avoir réussi. Les dernières années n’ont pas été faciles. J’ai vraiment failli me noyer au Mexique en 2016, j’ai fait quelques commotions et j’ai eu le tympan perforé. Disons que réussir la 11e Chute m’a fait beaucoup de bien », a ajouté celui qui a eu la piqûre pour le kayak il y a 10 ans, alors qu’il se cherchait un nouveau sport estival à pratiquer avec un ami.

« Nous avions eu un bon retour d’impôt, ce qui nous avait permis de nous équiper et de suivre une formation ! C’est essentiel lorsqu’on commence. C’est pour cette raison que certains se font peur, parce qu’ils ne suivent pas de cours pour se familiariser et se lancent dans des rapides sans être prêts », a affirmé le père de famille, qui a affronté cinq fois les rapides sous le pont de Dolbeau-Mistassini, notamment.

Louis-Philippe Rivest était bien entouré pour son défi, avec une équipe de secouristes et d’autres
kayakistes,
qui se sont eux aussi mesurés au rapide, après la réussite de leur ami.

La vidéo de sa descente de la 11e Chute de Girardville a été mise en ligne il y a quelques jours et déjà, 45 000 personnes l’ont visionnée.