Le vaccin contre le grippe est en forte demande cette année alors que plusieurs souhaitent éviter les problèmes qui viennent avec les symptômes de la COVID-19.
Le vaccin contre le grippe est en forte demande cette année alors que plusieurs souhaitent éviter les problèmes qui viennent avec les symptômes de la COVID-19.

Vaccin contre la grippe : les doses s’envolent

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
À peine huit jours après le lancement de la campagne de vaccination du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean et à quelques jours de début de la vaccination, les plages horaires disponibles pour ceux qui souhaitent se faire vacciner se font de plus en plus rares.

En effet, depuis lundi, il n’est plus possible de réserver une dose à Chicoutimi pour les personnes jugées à risque.

« Les rendez-vous se sont remplis assez rapidement. On regarde pour ajouter des sites de vaccinations et on travaille fort pour ajouter des plages horaires. Cependant, on a bien sûr l’enjeu du manque de personnel et celui des lieux physiques capables de nous recevoir. À Chicoutimi, on travaille fort pour augmenter l’offre, mais à La Baie, Jonquière, Alma et un peu partout dans la région, il reste encore de la place », souligne l’infirmière à la direction de la Santé publique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Myriam Tremblay.


« Les autres personnes, celles qui sont en bonne santé, peuvent se présenter aux pharmacies ou dans les cliniques privées, mais dans ces cas, le vaccin est payant. Si les gens se présentent à nos lieux de vaccination, nous allons les rediriger vers ces endroits. »
Myriam Tremblay, Santé publique
Le calendrier à Chicoutimi affiche complet depuis lundi.

Les personnes à risques seront les seules à se faire vacciner par les infirmières du CIUSSS cette année. « Ce qu’on veut, c’est rejoindre les gens qui ont des maladies chroniques. Il y a un engouement et plus de personnes veulent avoir le vaccin cette année, mais notre priorité reste notre clientèle habituelle, les personnes qui sont plus à risque, comme les personnes âgées, les femmes enceintes à partir de 13 semaines ou les gens qui ont des maladies chroniques. On vaccine aussi les gens qui habitent avec les personnes à risque, comme les familles qui ont un bébé de moins de six mois à la maison ou les proches aidants », mentionne Mme Tremblay.

Pour les autres personnes, se faire vacciner pour la grippe pourrait être difficile cette année puisqu’elles devront se tourner vers les autres options. « Les autres personnes, celles qui sont en bonne santé, peuvent se présenter aux pharmacies ou dans les cliniques privées, mais dans ces cas, le vaccin est payant. Si les gens se présentent à nos lieux de vaccination, nous allons les rediriger vers ces endroits. Avant, on avait des doses payantes avec nous, mais cette année, on veut éviter les contacts au maximum, donc on se concentre seulement sur les personnes à risque », explique Mme Tremblay.

Cependant, les pharmacies peineront à fournir à la demande alors que dans plusieurs d’entre elles, toutes les doses sont déjà réservées et les commandes sont difficiles à avoir en raison de la forte demande cette année. Cette hausse de la demande est étroitement liée avec la pandémie de la COVID-19, pas pour se protéger du coronavirus, mais bien pour ne pas avoir de symptômes semblables qui forceraient la personne à manquer du travail ou à devoir se placer en isolement.

Cette forte demande avait été anticipée, mais elle doit aussi être jumelée avec d’autres réalités. « Avec les mesures à mettre en place, on doit avoir plus de temps entre les rendez-vous. On va dans plusieurs municipalités, mais il y en a qu’on ne peut pas visiter cette année en raison de la grandeur des locaux, pour respecter la distanciation physique. À la base, on avait prolongé la période jusqu’aux Fêtes. Habituellement, ça dure trois ou quatre semaines durant le mois de novembre où on fait de la vaccination massive », avoue Mme Tremblay.

Pour prendre de l’avance, la vaccination dans les CHSLD est commencée depuis le 15 octobre. Myriam Tremblay a également assuré que des équipes se déplaceront dans les centres pour personnes âgées.