De passage au Cercle de presse mardi matin, Richard Garneau a dressé le portrait de l'industrie qui représente toujours 60 000 emplois au Québec et qui arrive à la croisée des chemins.

Usines de Dolbeau et Kénogami : Richard Garneau prévoit de nouvelles fermetures

L'horizon s'assombrit de plus en plus pour l'industrie des pâtes et papiers alors que le grand patron de Résolu, Richard Garneau, prévoit des fermetures alternatives dans les usines de papier (Kénogami et Dolbeau), ainsi que des arrêts de production plus longs pour certaines scieries avec le début de la nouvelle crise du bois d'oeuvre le premier mai.
De passage au Cercle de presse mardi matin, Richard Garneau a dressé le portrait de l'industrie qui représente toujours 60 000 emplois au Québec et qui arrive à la croisée des chemins. Le nouveau régime forestier québécois a provoqué une augmentation de 10 % du coût de la ressource et ne parviendra visiblement pas à affranchir l'industrie québécoise des velléités protectionnistes de l'industrie américaine du bois d'oeuvre.
Richard Garneau a demandé au député libéral de Chicoutimi, Denis Lemieux, de se porter à la défense de la région dans ce bras de fer en intervenant auprès du gouvernement libéral pour la mise en place d'un programme de garanties de prêts : « Nous avons besoin de garanties de prêts pendant que nous allons nous défendre contre les Américains », a insisté Richard Garneau.
« Le gouvernement canadien doit aussi travailler auprès des groupes de consommateurs américains puisque le prix du bois va augmenter et ça va empêcher des gens d'avoir accès à la propriété », a poursuivi le patron de Résolu, qui souhaite une politique beaucoup plus énergique du gouvernement canadien dans ce litige.
//Plus de détails demain, dans Le Quotidien.